En 2010, une enquête assez minitieuse rassemblant le plus possible de témoignages écrits sur internet a permis de tracer le
portrait-robot du biotope ou plutôt des biotopes où apparaissent les morilles.
Comme tous les champignons, la morille s'associe à d'autres plantes et tout particulièrement aux racines de plantes ou
d'arbres dont elle peut tirer un bénéfice pour sa nutrition, un sucre, le glucose.
Cette sur-présence du glucose conduit à un second article, fruit d'une prédiction. Si les morilles apparaissent plus
volontiers en présence de forte concentration de glucose, nous irons les chercher là où les fruits ne sont pas ramassés. Le choix se porte sur des terrains où poussent des arbousiers. L'hypothèse
se vérifie : c'est le meilleur biotope que nous trouvons.
Un nouvel article Saison 2011 - 5 avril : biotope garrigue ( voir plus bas )
Quand toutes les "bonnes conditions" sont réunies alors les morilles apparaissent. Les conditions peuvent être traitées comme
des paramètres : nature du sol, ensoleillement, humidité, etc.
Mais, des témoignages bouleversent l'idée que les morilles apparaissent seulement "quand tout va pour le mieux". En effet, de
nombreux témoignages rapportent que des bouleversements brutaux du sol, des incendies précèdent l'apparition du précieux champignon.
De toutes les recherches entreprises apparait peu à peu une hypothèse qui, quoiqu'encore invérifiable, permet un modèle
explicatif : les morilles apparaissent soit quand les conditions sont optimum, soit quand le mycélium est traumatisé. Dans ce dernier cas, la reproduction est lancée à l'image d'un sauvetage du
mycélium, comme si le champignons lâchant ses spores "tentait" d'échapper à des événements mettant en péril son organisme, le mycellium. L'exploration d'un immense brulis sur la zone du Beausset
ne donne portant rien, la sécheresse étant trop grande. 2011 sera l'occasion de rechercher des zones "traumatisée" par le bûcheronnage ou l'incendie.
Un troisième article souhaite favoriser la collecte de photographies qui ne soient pas seulement des gros plans de
champignons, mais associées aux biotopes dans lesquels ils ont été trouvés : terrain, plantes voisines, arbres. Personne ou presque ne répond à cet appel. Je compte sur vous en 2011 pour me faire
parvenir de photos qui seront accueillies sur ce site :
Enfin, il est évoqué la culture des morilles. Je vous propose de visionner un film réalisé en Chine, qui prouve, après
contact avec les français qui ont acheté le brevet, que les Chinois disposent désormais de ce savoir-faire très longtemps recherché : la culture des morilles !...
Il faudra attendre mars-avril pour qu'un plus long article soit consacré à ce sujet qui ne manquera pas d'être repris par la
presse nationale et les télévisions. Voici le précieux document : LA CULTURE DES MORILLES EN CHINE
J'espère que vous n'hésiterez pas cette année à envoyer vos messages à l'adresse suivante : paul.keirn@gmail.com
:
Faire partager aux lecteurs les émotions, les réflexions, les connaissances sur la nature, les recettes leguées par nos ancêtres, les trucs & astuces de survie douce. Sans oublier la cuisine sauvage et l'alimentation locale varoise. Voilà quelques uns des aspects de ce modeste site, qui ne sera vraiment ...euh palpitant qu'avec l'aide de celles et ceux qui l'apprécieront.