Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Natures Paul Keirn

GAZ DE SCHISTE actualités - 23/02/2013 : la triple offensive des pro-gaz de schiste : dégel des autorisations, réforme du code minier et minimisation de l'effet de serre relatif au gaz de schiste.

23 Février 2013 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #NON AU GAZ DE SCHISTE

Non-au-gaz-de-schiste-ni-ici-ni-ailleurs.jpg Non au gaz de schiste, ni ici, ni ailleurs !

Cette semaine (18 au 24 février 2013) a été marquée par une offensive sans précédent pour forcer l'exploration, et ipso facto l'exploitation du gaz de schiste en France. Une triple escalade-mascarade qu'il faut détailler :

1°/ le dégel des demandes d'autorisations d'explorer, d'exploiter et d'extraire des hydrocarbures liquides ou gazeux antérieurement déposés.

Et donc...des gaz de schiste !

Mardi 19 et mercredi 20 février 2013, le JO de l'UE a publié treize communications du gouvernement français relatives à la directive 94/22/CE sur les conditions d'octroi et d'exercice des autorisations de prospecter, d'exploiter et d'extraire des hydrocarbures. Lesdites communications ouvrent la mise en concurrence des permis demandés par les opérateurs.

Permis du Sénonais 

Permis d’Auvernaux

Permis d’Appoigny 

Permis de Chambrey

Permis de Chaumes-en-Brie 

Permis de Tartas 

Permis d’Éauze

Permis de Brive

Permis de Rouffy

Permis de Montagne de Reims

Permis de Guyane Maritime UDO

Permis de Guyane Maritime SHEL

Permis de la Marne


2°/ L'aveu de Shilansky, Président de l'Union française de industries pétrolières :"On ne change pas le Code de la route pour arrêter la circulation"

Cette phrase a été prononcée dans le cadre de la demande d'avis demandé aux industries pétrolières dans le cadre de la réforme du code minier. Elle signifie clairement que les modifications qui seront apportées au Code minier doivent aller dans le sens d'une exploration et d'une exploitation plus facile, voire sans entraves.


Quant à la séquence "exploration puis exploitation", elle a été rapidement balayée par le président de l'Ufip. A la demande des députés présents "peut on refuser le droit d'exploiter après avoir autorisé l'exploration ?", M. Shilansky répond que si tel est le cas "vous n'aurez personne". L'investissement de l'exploration devant être rentabilisé par l'exploitation. 

La même boutade initiale s'appliquant également.

 

3°/ La minimisation de l'effet de serre relative à l'exploitation du gaz de schiste.

 L'Académie des Sciences, depuis longtemps convaincue de la nécessité d'exploiter le gaz de schiste, mais aussi soucieuse de limiter les vagues relatives au réchauffement climatique, n'a rien trouvé de mieux que de faire appel à l'un de ses membres, un certain Vincent Courtillot, connu pour être une proche de M. Allègre. Tout deux étant les seuls à nier le rapport entre le réchauffement climatique et l'usage mondial des combustibles fossiles.

Tout est donc prêt : la réforme du code minier qui indiquera qu'exploration entraîne exploitation, le dégel de l'appel d'offre d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux, passé au JO de l'UE et la minimisation de l'effet de serre de l'usage des gaz de schiste. Il reste un écueil : l'interdiction de la fracturation hydraulique. Il va donc falloir pour les schistophiles trouver une technique respectueuse de l'environnement ou nous faire croire qu'elle a été trouvée... Bon courage.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article