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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 16:29

Les-origines-de-la-vie-in-natures-paul-keirn.jpg

Fascinante cette Elysia chlorotica ou Elysie émeraude ! Une "limace de mer" de 2 à 3 cm, 6 cm tout au plus. Verte ! On dirait une feuille. Et en fait c'est une feuille ! Une feuille, une vraie feuille ! Au sens où cette limace pratique la photosynthèse et se nourrit des sucres que ses chloroplastes synthétisent pour elle. Jamais (ou rarement, je ne sais pas) a-t-on vu un être appartenant au règne "animal" utiliser le mode de captation de l'énergie du règne "végétal". Le règne animal se contente généralement de parasiter le règne végétal en s'en nourrissant. 

Elysia, lors de sa croissance, absorbe les chloroplastes d'une algue très spécifique, Vaucheria litorea, que l'on trouve notamment le long des côtes américaines.

Elysia-chlorotica-et-Vaucheria-litorea.jpg

Elysia chlorotica en train de manger son algue favorite, Vaucheria litorea

Elle conserve les chloroplastes absorbés dans son système digestif. Celui-ci ainsi que tout son corps a pris la forme d'une feuille. Et d'ailleurs Elysia s'étale à la lumière faible ou se recroqueville sous un trop fort éclairage. Etonnant. Mais il y a encore bien plus étonnant. Certains chercheurs, connaissant bien la photosynthèse se sont demandés comment un animal pouvait entretenir des chloroplastes. Car s'ils fournissent de l'énergie en transformant l'énergie solaire, ils sont eux aussi gourmands en protéines spécifiques. Ils doivent être nourris. Qu'elle absorbe des choloplastes, oui, mais qu'elle les nourisse !

Elysia-chlorotica-un-animal-qui-pratique-la-photosynthese.jpg

Comment expliquer cette observation ?

Il a fallu toutes les capacités de l'analyse génétique pour répondre à cette question en juin 2008* : Elysia possède un gène (appelé PsBo) qu'elle a intégré à son patrimoine génétique après l'avoir "volé" à l'algue Vaucheria litorea.

*Edited by Lynn Margulis, University of Massachusetts, Amherst, MA, and approved September 17, 2008 (received for review June 9, 2008) :Horizontal gene transfer of the algal nuclear gene psbO to the photosynthetic sea slug Elysia chlorotica - Mary E. Rumphoa,1, Jared M. Worfula, Jungho Leeb, Krishna Kannana, Mary S. Tylerc, Debashish Bhattacharyad, Ahmed Moustafad, and James R. Manharte  - http://www.pnas.org/content/105/46/17867

Et ce gène est capable d'assembler une des protéines dont les chloroplastes ont besoin pour se maintenir en activité. C'est ce transfert de gène(s) d'une espèce à une autre que l'on appelle "transfert horizontal de gène".  Contrairement au "transfert vertical de gène" où un individu reçoit une partie de patrimoine génétique d'un de ses ancêtres ou parents, le mode le plus connu de transfert génétique. 

Aux-originies-de-la-vie-in-Nautres-paul-keirn.jpg

Ainsi, les chloroplastes ne sont pas transmis d'une génération d'Elysia à la suivante, mais le gène codant les protéines d'entretien des chloroplastes, oui. C'est la raison pour laquelles les jeunes Elysia commencent leur vie en absorbant les chloroplastes des algues Vaucheria. Le gène PsBo est identique chez l'algue et chez la limace de mer.

Si le transfert horizontal de gène entre un végétal et un animal est exceptionnel, il n'est pas rare entre bactéries. C'est même, en grande partie, la raison de la résistance croissante des bactéries face aux antibiotiques. En quelque sorte les bactéries sont capables de se partager les "meilleurs morceaux" (gènes) de leurs patrimoines génétiques.

-Elysie-emeraude.jpg

Le rapport avec les origines de la vie s'impose dès lors. On a en effet souvent reproché au darwinisme (mutation suivie de sélection naturelle comprenant survie et séléction sexuelle) de ne pas rendre compte vraiment de la rapidité (toute relative) de l'Evolution. Il est en effet possible que le transfert génétique vertical aidé par des mutations, ne puisse rendre compte à lui seul de la rapidité de l'évolution des espèces. Il en va tout autrement dès lors qu'on y intègre le transfert génétique horizontal. Et l'on voit dans cet exemple que ce potentiel va jusqu'à des transferts entre des espèces aussi radicalement différentes qu'animales et végétales.

Nous reparlerons de cette fascinante limite entre le chimique et le vivant (le vivant n'étant qu'un sous-ensemble du chimique et l'intelligence un sous-ensemble du vivant), notamment par ces molécules chimiques capables de s'auto-répliquer (les ARN autorépliquants). Cette reflexion, que je ne demande qu'à partager avec vous (laissez un commentaire !), s'invite à un moment particulier : la découverte qui dévoile que 22% des systèmes solaires de notre Galaxie comportent une planète tellurique (en roches) à assez bonne distance du soleil local pour que l'eau soit majoritairement liquide. Deux conditions réunies et essentielles pour l'existence d'une vie évoluée. 22%, soit 9 milliards de planètes...(voir le Science & Vie, daté Janvier 2014). De quoi revoir complètement l'équation de Drake (voir wikipédia) qui tente de mesurer le probabilité d'existence de vies intelligentes extra-terrestres. A suivre, donc !

Paul Keirn.



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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 17:49

le-creationnisme-ou-l-ultime-combat-d-une-armee-d-arrier.jpg 

Résolution 1580 (2007)1

Dangers du créationnisme dans l’éducation


1. L’objectif de la présente résolution n’est pas de mettre en doute ou de combattre une croyance – le droit à la liberté de croyance ne le permet pas. Le but est de mettre en garde contre certaines tendances à vouloir faire passer une croyance comme science. Il faut séparer la croyance de la science. Il ne s’agit pas d’antagonisme. Science et croyance doivent pouvoir coexister. Il ne s’agit pas d’opposer la croyance à la science, mais il faut empêcher que la croyance ne s’oppose à la science.

2. Pour certains, la création, reposant sur une conviction religieuse, donne un sens à la vie. Toutefois l’Assemblée parlementaire s’inquiète de l’influence néfaste que pourrait avoir la diffusion de thèses créationnistes au sein de nos systèmes éducatifs et de ses conséquences sur nos démocraties. Le créationnisme, si l’on n’y prend garde, peut être une menace pour les droits de l’homme qui sont au cœur des préoccupations du Conseil de l’Europe.

3. Le créationnisme, né de la négation de l’évolution des espèces par la sélection naturelle, est longtemps demeuré un phénomène presque exclusivement américain. Aujourd’hui, les thèses créationnistes tendent à s’implanter en Europe et leur diffusion touche un nombre non négligeable d’Etats membres du Conseil de l’Europe.

4. La cible principale des créationnistes contemporains, le plus souvent d’obédience chrétienne ou musulmane, est l’enseignement. Les créationnistes se battent pour que leurs thèses figurent dans les programmes scolaires scientifiques. Or, le créationnisme ne peut prétendre être une discipline scientifique.

5. Les créationnistes remettent en cause le caractère scientifique de certaines connaissances et présentent la théorie de l’évolution comme une interprétation parmi d’autres. Ils accusent les scientifiques de ne pas fournir de preuves suffisantes pour valider le caractère scientifique de la théorie de l’évolution. A contrario, les créationnistes défendent la scientificité de leurs propos. Tout cela ne résiste pas à une analyse objective.

6. Nous sommes en présence d’une montée en puissance de modes de pensée qui remettent en question les connaissances établies sur la nature, l’évolution, nos origines, notre place dans l’univers.

7. Le risque est grand que ne s’introduise dans l’esprit de nos enfants une grave confusion entre ce qui relève des convictions, des croyances, des idéaux de tout type et ce qui relève de la science. Une attitude du type «tout se vaut» peut sembler sympathique et tolérante, mais en réalité elle est dangereuse.

8. Le créationnisme présente de multiples facettes contradictoires. L’«intelligent design» (dessein intelligent), dernière version plus nuancée du créationnisme, ne nie pas une certaine évolution. Cependant l’intelligent design, présenté de manière plus subtile, voudrait faire passer son approche comme scientifique, et c’est là que réside le danger.

9. L’Assemblée a constamment affirmé que la science était d’une importance capitale. La science a permis une amélioration considérable des conditions de vie et de travail, et est un facteur non négligeable de développement économique, technologique et social. La théorie de l’évolution n’a rien d’une révélation, elle s’est construite à partir des faits.

10. Le créationnisme prétend à la rigueur scientifique. En réalité, les méthodes utilisées par les créationnistes sont de trois types: des affirmations purement dogmatiques; l’utilisation déformée de citations scientifiques, illustrées parfois par de somptueuses photos; et le recours à la caution de scientifiques plus ou moins célèbres dont la plupart ne sont pas spécialistes de ces questions. Par cette démarche, les créationnistes entendent séduire et distiller le doute et la perplexité dans les esprits des non-spécialistes.

11. L’évolution ne se réduit pas à la seule évolution de l’homme et des populations. Sa négation pourrait avoir de graves conséquences pour le développement de nos sociétés. Le progrès de la recherche médicale, visant à lutter efficacement contre le développement de maladies infectieuses telles que le sida, est impossible si l’on nie tout principe d’évolution. On ne peut pas avoir pleinement conscience des risques qu’impliquent le recul significatif de la biodiversité et le changement climatique si l’on ne comprend pas les mécanismes de l’évolution.

12. Notre modernité s’appuie sur une longue histoire, dans laquelle le développement des sciences et des techniques tient une large part. Cependant, la démarche scientifique reste encore mal comprise, ce qui risque de profiter au développement de toutes formes d’intégrismes et d’extrémismes. Le refus de toute science constitue certainement l’une des menaces les plus redoutables pour les droits de l’homme et du citoyen.

13. Le combat mené contre la théorie de l’évolution et ses défenseurs émane le plus souvent d’extrémismes religieux proches de mouvements politiques d’extrême droite. Les mouvements créationnistes possèdent un réel pouvoir politique. De fait, et cela a été dénoncé à plusieurs reprises, certains tenants du créationnisme strict souhaitent remplacer la démocratie par la théocratie.

14. Tous les grands représentants des principales religions monothéistes ont adopté une attitude beaucoup plus modérée, à l’instar du pape Benoît XVI qui, comme son prédécesseur le pape Jean-Paul II, salue aujourd’hui le rôle des sciences dans l’évolution de l’humanité et reconnaît que la théorie de l’évolution est «plus qu’une hypothèse».

15. L’enseignement de l’ensemble des phénomènes concernant l’évolution en tant que théorie scientifique fondamentale est donc essentiel pour l’avenir de nos sociétés et de nos démocraties. A ce titre, il doit occuper une place centrale dans les programmes d’enseignement, et notamment des programmes scientifiques, aussi longtemps qu’il résiste, comme toute autre théorie, à une critique scientifique rigoureuse. Du médecin qui, par l’abus de prescription d’antibiotiques, favorise l’apparition de bactéries résistantes, à l’agriculteur qui utilise inconsidérément des pesticides entraînant ainsi la mutation d’insectes sur lesquels les produits utilisés n’ont plus d’effet, l’évolution est partout présente.

16. L’importance de l’enseignement du fait culturel et religieux a déjà été soulignée par le Conseil de l’Europe. Les thèses créationnistes, comme toute approche théologique, pourraient éventuellement – dans le respect de la liberté d’expression et des croyances de chacun – être intégrées à l’enseignement du fait culturel et religieux, mais elles ne peuvent prétendre au respect scientifique.

17. La science est une irremplaçable école de rigueur intellectuelle. Elle ne prétend pas expliquer le «pourquoi des choses» mais cherche à comprendre le «comment».

18. L’étude approfondie de l’influence grandissante des créationnistes montre que les discussions entre créationnisme et évolution vont bien au-delà du débat intellectuel. Si nous n’y prenons garde, les valeurs qui sont l’essence même du Conseil de l’Europe risquent d’être directement menacées par les intégristes du créationnisme. Il est du rôle des parlementaires du Conseil de l’Europe de réagir avant qu’il ne soit trop tard.

19. En conséquence, l’Assemblée parlementaire encourage les Etats membres et en particulier leurs instances éducatives:

19.1. à défendre et à promouvoir le savoir scientifique;

19.2. à renforcer l’enseignement des fondements de la science, de son histoire, de son épistémologie et de ses méthodes, aux côtés de l’enseignement des connaissances scientifiques objectives;

19.3. à rendre la science plus compréhensible, plus attractive et plus proche des réalités du monde contemporain;

19.4. à s’opposer fermement à l’enseignement du créationnisme en tant que discipline scientifique au même titre que la théorie de l’évolution, et, en général, à ce que des thèses créationnistes soient présentées dans le cadre de toute discipline autre que celle de la religion;

19.5. à promouvoir l’enseignement de l’évolution en tant que théorie scientifique fondamentale dans les programmes généraux d’enseignement.

20. L’Assemblée se félicite de ce que 27 académies des sciences d’Etats membres du Conseil de l’Europe aient signé, en juin 2006, une déclaration portant sur l’enseignement de l’évolution et appelle les académies des sciences qui ne l’ont pas encore fait à signer cette déclaration.


1Discussion par l’Assemblée le 4 octobre 2007 (35e séance) (voir Doc. 11375, rapport de la commission de la culture, de la science et de l’éducation, rapporteur: Mme Brasseur). Texte adopté par l’Assemblée le 4 octobre 2007 (35e séance).

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 00:04

A--bas-les-sectes.jpg

Commentaire sur Le combat "créationnistes" contre scientifiques vous concerne !

Commentaire laissé par : Raélitout - aujourd'hui à 17h57

Votre blog ne modère rien du tout, il sélectionne ou sensure ce qui ne convient pas, comme le font tout ceux qui n'aiment pas la contradiction! J'ai envoyé plusieurs commentaires mais aucuns n'a été retenu! Pourquoi?

Réponse :

Bonsoir

Biens sûr que je modère ce site. Et ce plusieurs fois par jour. 

Il s’agit d’un blog qui défend, entre autres valeurs, celle de la science, caractérisée par un protocole, la démarche scientifique. 

Je considère que vos propos sur l’ensemencement de la Terre par des extra-terrestres constitue une hypothèse. Une simple affirmation que je juge sans la moindre preuve, sans le moindre fondement. Et très peu probable, face à l’hypothèse de l’inéluctabilité de la vie, qui est évidemment partout dans l’univers. Bien sûr, une espèce évoluée peut terraformer un autre monde et l’espèce humaine sera sans doute amenée à le faire au cours des siècles à venir. En pensant cela, vous ne faites que repousser l’origine de la vie : d’où viennent donc vos "terraformeurs" venus sur Terre ? Vous vous gardez bien de répondre à cette question ! Et pour cause. Pour moi, il ne s’agit pas de croire aveuglément, mais de vérifier les hypothèses dans le cadre d’une recherche, d’une démarche expérimentale, tel qu’Auguste Comte a pu le faire, par exemple, ou Descartes dans le "discours de la méthode".

De plus, vous utilisez un pseudo, raelitout, qui fait penser à Raël, un certain M. Vorilhon, connu pour être le gourou de la secte raëlienne, qu'Onfray, le philosophe, nomme le "crétin sidéral" ! Peut être passez-vous votre temps à diffuser ses âneries.

Par mes fonctions j'ai été amené à détruire de nombreuses sectes et à réduire à néant les espoirs de ces gourous, la plupart du temps des abuseurs sexuels et des escrocs. 

Les lecteurs, vous, moi, sommes déjà assujettis à assez de balivernes de tous ordres (style “fin du monde”, croyances religieuses diverses et variées) pour que j’y ajoute les vôtres. 

Cordialement.

PK

Commentaire sur Le combat "créationnistes" contre scientifiques vous concerne !

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 18:23

 

martien2

"Les envahisseurs : ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination : la Terre. Leur but : en faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, cela a commencé par une nuit sombre, le long d'une route de campagne, tandis qu'il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva. Cela a commencé par une auberge abandonnée et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l'atterrissage d'un engin spatial venu d'une autre galaxie. À présent, David Vincent sait que les envahisseurs sont là, qu'ils ont pris une apparence humaine, il s'est fixé pour tâche de convaincre un monde incrédule car il sait que le cauchemar a déjà commencé..."(2ème version française de l'intro du feuilleton Les envahisseurs).

Il faudra que nous parlions des "soucoupes volantes", trop de témoignages sérieux concordent pour ne pas ranger le phénomène parmi les hallucinations. Mais aujourd'hui, commentons ce qu'écrit un lecteur. Un de ces lecteurs, nombreux aux Etats-Unis, qui luttent contre le darwinisme et la génétique des populations, tantôt pour défendre les textes sacrés aux yeux des croyants, tantôt, comme c'est ici le cas pour défendre l'idée que nous sommes la création de civilisations extra-terrestres... 

En rhétorique, un oxymore ou oxymoron, du grec ὀξύμωρος (oxúmōros - de ὀξύς, « aigu, spirituel, fin » et de μωρός, « niais, stupide  », mot qui en grec signifie « malin stupide, spirituel sous une apparente stupidité », lui-même un oxymore) est une figure de style qui vise à rapprocher deux termes (un nom et un adjectif) que leur sens devrait éloigner. Créationnisme et Science...

 

Un lecteur écrit en parlant d'un de mes articles :

"Le créationnisme scientifique, tout sauf de le science" dites vous sans nuances! Excellent, on ne pourrait mieux commencer un article sur ce sujet...Malheureusement pour vous, ou heureusement, suivant le coté ou on se positionne, les choses ne sont pas aussi limpides que vous avez l'air de le dire.

Par définition, le créationnisme scientifique ne peut qu'ètre scientifique puisqu'il suppose un acte scientifique pour qu'une entité biologique soit créée.

L'évolutionnisme, lui, suppose l'existence de miracles pour expliquer qu'une espèce puisse se transformer pour en devenir une autre, l'ADN étant stable et rejette automatiquement toute altération possible. 

Le créationnisme scientifique affirme au contraire que toute entité biologique a besoin d'une action scientifique pour pouvoir exister, comme ce fut le cas pour nos ancètres créés de toute pièce par une civilisation trés avancée technologiquement, et pour les animaux et les plantes.

Le projet "terraforming" qui étudie la possibilité d'implanter la vie sur Mars, n'est rien d'autre qu'une tentative de créationnisme scientifique.
Cette option n'est pas développée dans votre blog...."

 

 

"Par définition, le créationnisme scientifique ne peut qu'ètre scientifique puisqu'il suppose un acte scientifique pour qu'une entité biologique soit créée."

La notion d' "acte scientifique" n'a aucun sens ni contenu, a moins que vous n'y rangiez déjà le coup de baguette magique de votre divinité préférée ? Il y a des "faits" scientifiques, c'est-à-dire des observations répertoriées toujours dans le cadre d'une démarche expérimentale, d'un protocole expérimental (hypothèses-expérience-validation ou invalidation de l'hypothèse). L'hypothèse peut être la prédiction d'un fait (observation d'une étoile avant le moment où elle devrait être visible en raison de la masse du Soleil - Cf Einstein). On en peut pas quallifier n'importe quoi de scientifique ! 

 

"L'évolutionnisme, lui, suppose l'existence de miracles pour expliquer qu'une espèce puisse se transformer pour en devenir une autre, l'ADN étant stable et rejette automatiquement toute altération possible."

Libre à vous de qualifier les mutations et la sélection naturelle de "miracles", mais avouez que c'est tellement vérifié que votre position devient difficilement défendable. La stabilité de l'ADN d'un individu donné n'est en rien contradictoire avec l'évolution de son espèce. Tous les êtres qui naissent sont génétiquement différents et tous sont plongés dans un environnement qui exerce une sélection. Ne se reproduisent et survivent que les sous-populations génétiquement (à peu près adaptées) à l'environnement du moment. Les autres disparaissent. De majoritaire, une sous-population peut s'accroître et devenir exclusive. Chez les humains, le caractère "blond" est récessif. Les voyages aidant, on sait d'ores et déjà que la blondeur disparaîtra peu à peu, sauf peut-être dans la poche scandinave. Vous voyez des "miracles" là où la science gêne vos croyances. La stabilité génétique d'un individu n'empêche pas une population d'évoluer et donc de faire apparaître des variétés nouvelles, puis des espèces (il y a "espèces" différentes quand le processus de spéciation conduit à l'infertilité des rejetons des parents - voir les mulets et bardots).

"Le créationnisme scientifique affirme au contraire que toute entité biologique a besoin d'une action scientifique pour pouvoir exister, comme ce fut le cas pour nos ancètres créés de toute pièce par une civilisation trés avancée technologiquement, et pour les animaux et les plantes."

Voilà donc l'"acte scientifique" ! Puis-je seulement vous demander comment ont été créés les individus composant cette civilisation très avancée ? Une autre civilisation, encore plus avancée ? Avez-vous des preuves scientifiques de cet acte fondateur ? Et tous les animaux ! Et toutes les plantes et les milliers d'espèces de bactéries, les millions de variétés d'insectes ? Ils avaient vraiment du temps devant eux ! En vérité, le modèle darwinien est franchement plus simple. 


On remarquera au passage que les deux religions prosélytes (catholicisme et islam) s'engoufrent acutellement dans une volonté de rendre scientifiques les écrits qui fondent leurs croyances. Du moins les plus fondamentalistes de leurs membres.

Pour les lecteurs intéressés par la créationnisme, un excellent site Québecois : "Les sceptiques du Québec"

Les sceptiques du Québec
http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/creation.html

 

Début de l'article :

 

Le créationnisme est une théorie religieuse et métaphysique sur l'origine de l'univers. Ce n'est pas une théorie scientifique. Techniquement, le créationnisme n'est relié à aucune religion en particulier. Il exige simplement une croyance dans un Créateur surnaturel. Des millions de chrétiens et de non-chrétiens croient qu'il existe un Créateur de l'univers et que la théorie de l'évolution n'entre pas en conflit avec la croyance dans un Créateur. Cependant, des chrétiens fondamentalistes ont créé le terme «créationnisme» et il est maintenant difficile de parler de créationnisme sans qu'il soit entendu qu'on veuille parler de la doctrine chrétienne fondamentaliste soutenue par, entre autres, Ronald Reagan, Jerry Falwell, Pat Robertson aux États-Unis ou Stockwell Day au Canada.

 Cette théorie affirme que :

 1.le récit de l'origine de l'univers et de la vie sur terre, raconté dans la Genèse, doit être pris littéralement, et que

 2.la Genèse est incompatible avec les théories du Big Bang et de l'évolution.

 

 Ainsi, les créationnistes sont des chrétiens qui croient que le récit de la création de l'univers, tel que présenté dans la Genèse, est littéralement vrai au sujet d'Adam et Êve, des six jours de la création, du déluge etc., et que cela ne doit pas être interprété comme une allégorie. Le créationnisme scientifique est l'expression employée par certains créationnistes pour indiquer qu'ils croient que la Genèse est un récit scientifique. Faire la lecture de la Bible comme si c'était un texte scientifique contredit les théories du Big Bang et de l'évolution. Les «créationnistes scientifiques» disent que ces théories sont fausses et que les scientifiques qui les défendent se trompent au sujet des origines de l'univers et de la vie sur terre. Un des principaux promoteurs du créationnisme scientifique est Duane T. Gish, du «Institute for Creation Research», qui met de l'avant ses vues personnelles en même temps qu'il attaque l'évolution. Gish est l'auteur de «Evolution, the Challenge of the Fossil Record» (San Diego, California, Creation-Life Publishers, 1985) et «Evolution, the Fossils Say No» (San Diego, California, Creation-Life Publishers, 1978).

 Un autre leader de ce mouvement est Walter Brown, du «Centre for Scientific Creationism». Ni Gish ni Brown ne semblent comprendre la différence entre un fait et une théorie. Ils proclament fort que l'évolution n'est juste qu'une théorie et qu'elle est fausse. Les théories scientifiques ne sont ni vraies ni fausses, elles sont une explication des faits. Que les espèces aient évolué vers d'autres espèces est considéré par 99,99 % de la communauté scientifique comme étant un fait scientifique. Comment les espèces évoluent, c'est ce que la théorie de l'évolution est censée expliquer.

 

 La théorie de Darwin sur la façon dont l'évolution s'est produite s'appelle la sélection naturelle. 

Cette théorie est tout à fait distincte du fait de l'évolution. D'autres scientifiques prônent différentes théories à propos de l'évolution, mais seulement un très petit nombre nie le fait de l'évolution. Duane Gish ne fait pas de la science quand il conteste que l'évolution est un fait. Il prête lui-même peu d'intérêt aux faits ou aux théories scientifiques. Son intérêt et son but sont dans l'apologétique : il veut défendre la foi contre ce qu'il croit être des attaques contre la vérité de Dieu. Tous ses arguments sont défensifs; ils ont tous pour but de nier les preuves qui soutiennent le fait scientifique de l'évolution.

 Les créationnistes, confondant l'incertitude en science avec le non scientifique, considèrent la discussion entre les évolutionnistes comme un signe de faiblesse. Pour les scientifiques, l'incertitude est simplement un élément inévitable et important de la démarche scientifique. Ils considèrent la discussion sur les questions théoriques fondamentales comme saine et stimulante. La Science, indique le biologiste évolutionniste Stephen Jay Gould, est «amusante quand elle joue avec des idées intéressantes, examine leurs implications, et constate que d'anciennes connaissances peuvent être expliquées de façons étonnamment nouvelles.» Ainsi, malgré toute la discussion au sujet des mécanismes évolutionnistes, les biologistes n'ont jamais douté que l'évolution se soit produite. «Nous discutons comment elle s'est produite,» dit Gould (1983, p. 256).

 Le créationnisme scientifique et la pseudo-science La créationnisme scientifique d'autre part, n'est pas de la science, c'est de la pseudo-science. C'est une doctrine reliée à un groupe particulier de Chrétiens fondamentalistes. La plupart des Chrétiens, fondamentalistes ou pas, n'ont probablement jamais entendu parler de créationnisme scientifique. Comme la plupart des autres créationnismes, le créationnisme scientifique présente ses revendications comme absolument certaines et inaltérables. Cette théorie prétend que le monde doit se conformer à la Bible et elle prétend que la Bible n'a besoin d'aucune révision et ne peut contenir aucune erreur. Là où le créationnisme scientifique diffère du créationnisme en général est dans sa notion qu'une fois qu'il a interprété la Bible pour signifier quelque chose, aucun argument ne peut venir changer cette interprétation. C'est plutôt cet argument qui doit être réfuté.

 Comparez cette attitude à celle des principaux créationnistes européens du 17ème siècle qui ont dû admettre que la Terre n'était pas le centre de l'univers et que le soleil ne tourne pas autour de notre planète. Ils n'ont pas eu à admettre que la Bible était erronée. Ils ont seulement dû admettre que les traductions humaines de la Bible l'étaient. Les créationnistes d'aujourd'hui semblent incapables d'admettre que leur interprétation de la Bible pourrait être erronée.

 Les scientifiques créationnistes ne peuvent être considérés comme de vrais scientifiques parce qu'ils affirment que leur traduction de la Bible ne peut pas être erronée. Ils présentent leurs vues comme étant irréfutables. Par conséquent, quand les faits contredisent leur lecture de la Bible, ils prétendent que les faits sont faux. La seule recherche scientifique qu'ils semblent faire a toujours pour but de prouver que telle ou telle allégation scientifique est fausse. Le créationnisme scientifique ne voit aucun besoin de tester ses propres théories puisqu'elles ont été révélées par Dieu. Une théorie absolument sûre ne peut pas être empiriquement testée, sauf que la testabilité empirique est le propre d'une véritable théorie scientifique. Les prétentions à l'infaillibilité et la certitude absolue ne caractérisent pas la science, mais les pseudo-sciences.

 Ce qui est le plus révélateur sur le manque de rigueur scientifique des créationnistes est de voir avec quelle facilité, quel empressement et le peu d'esprit critique ils acceptent et adoptent une nouvelle pensée du moment que cette pensée semble contredire la théorie de l'évolution. Particulièrement, tout fait semblant soutenir la notion que les dinosaures et les humains ont vécu ensemble sera accueilli avec enthousiasme par les militants créationnistes

 

Le «créationnisme scientifique» est non-scientifique 

La théorie du créationnisme scientifique est un bon exemple d'une théorie non scientifique parce qu'elle ne peut pas être falsifiée. «Je peux imaginer des observations et des expériences qui réfuteraient n'importe quelle théorie évolutionniste que je connais» écrit Stephen Jay Gould, «mais je ne peux imaginer quelles données potentielles pourraient conduire les créationnistes à abandonner leur croyance. Les systèmes infalsifiables sont des dogmes, pas de la science» (Gould, 1983). Le créationnisme scientifique est une pseudo-science, car il ne partage aucune des caractéristiques essentielles de la théorisation scientifique. Il représente une théorie qui demeurera pour toujours inchangée et qui n'engendrera aucune discussion parmi les scientifiques au sujet des mécanismes fondamentaux de l'univers. C'est une théorie qui n'a produit aucune prédiction empirique qui pourrait être utilisée comme test. Elle est prétendue être irréfutable, car elle suppose, a priori, qu'il n'existe aucun fait pouvant la falsifier.

 Quand les scientifiques de la création osent s'aventurer dans un domaine scientifique tel la deuxième loi de la thermodynamique, ils font de la très mauvaise science et plusieurs vont même jusqu'à la mystification et la fausse représentation. Cependant, dire qu'ils sont malhonnêtes est peut être exagéré; leur démarche scientifique incorrecte n'est probablement simplement due qu'à de l'incompétence.

 

La suite sur http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/creation.html 
Un autre, incontournable : http://atheisme.free.fr/index.html

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 11:25

LES COMMENTAIRES CONTINUENT...SCIENTIFIQUES ET CREATIONNISTES, UN ETERNEL COMBAT ENTRE LA VOLONTE DE SAVOIR ET L'OBSCURANTISME DES CROYANCES.

(Extraits de l'Agence Science-Presse) - Tout espoir n’est pas perdu pour convaincre ceux qui refusent l’évolution au nom de croyances religieuses: le pape lui-même accueillait a accueuilli un séminaire scientifique visant à affiner la position du Vatican sur l’évolution des espèces.
.../...
Jean-Paul II, avait appuyé l’évolution dite darwinienne en 1996, lorsqu’il l’avait présentée comme étant "plus qu’une hypothèse". Le Père George Coyne, 73 ans, qui était jusqu’au 19 août 2006 directeur de l’observatoire du Vatican, a carrément tourné en dérision l'idée créationniste (lire Le créationnisme au Vatican). "Dieu n’est pas un designer et la vie est le fruit de milliards de tentatives", déclare-t-il dans le mensuel scientifique Newton.

 

Voici un commentaire reçu hier, qui mérite d’être à son tour commenté :

 

« Bonjour ! Je suis un crédule et un ignorant des faits scientifiques ; bref, je suis, présentement, un raëlien. Et pourtant ! Je suis en accord avec vous avec votre approche scientifique, tout doit être démontré, vérifiable et reproductible en laboratoires, sinon ce ne sont que des hypothèses.

Les hypothèses sont, à un moment donné, plus ou moins admises, prises au sérieux ; mais ceci n’assure pas la solidité de l’hypothèse.

Si la théorie de l’évolution était un fait scientifique reproductible en labo, ne l’appellerait-on pas l’évolution sans y adjoindre le mot « théorie » ? Empiriquement, elle me parait tout à fait scientifique. Mais, peut être, que j’ai tout faux, étant donné que je suis crédule et ignare ».

 

C’est très beau ! De l’ouvrage de qualité dans l’art de semer le doute ! Vous êtes très malin. Mais cela ne marche pas et il est facile de décortiquer votre approche, celle qui consiste à dire que la théorie de l’évolution n’a pas de valeur. Vos propos contiennent de nombreuses lacunes et erreurs, qu’elles soient volontaires (ce que je crois) ou involontaires.

 

Vous dites :

« Je suis un crédule et un ignorant des faits scientifiques ; bref, je suis, présentement, un raëlien. Et pourtant ! Je suis en accord avec vous avec votre approche scientifique, tout doit être démontré, vérifiable et reproductible en laboratoires, sinon ce ne sont que des hypothèses. »

 

L’introduction est faite de modestie apparente et d’une prétendue ouverture d’esprit, disant finalement « bien que raélien, regardez comme je suis ouvert à la démarche scientifique ». Encore que, on peut remarquer l’intrusion d’une distorsion : « je suis d’accord avec vous avec VOTRE approche scientifique ». Ce n’est pas MON approche scientifique. L’approche scientifique est la méthode, on pourrait dire la technique, le savoir-faire, conduisant à un savoir accru, à une explication plus fiable de la réalité. Et fiable parce que la méthode est décrite avec précision et qu’une expérience se doit d’être reproductible par tout un chacun. Autant dire qu’il n’existe pas d’approche scientifique de l’un ou de l’autre. L’approche scientifique est indépendante des personnes. Elle est elle-même l’objet d’une réflexion critique qui s’appelle l’épistémologie (l’étude du savoir, épistémè, en grec), l’étude du « comment sait-on que l’on sait ».

 

Vous dites ensuite :

« Les hypothèses sont, à un moment donné, plus ou moins admises, prises au sérieux ; mais ceci n’assure pas la solidité de l’hypothèse ».

Non, non, non et non ! Les hypothèses ne sont pas « plus ou moins admises » ou « plus ou moins prises au sérieux » car ce n’est pas dans la nature d’une hypothèse d’être une opinion. L’étymologie du mot vous le dit : hypo-thèse,  c’est littéralement une sous-affirmation (hypo=sous, inférieur, comme dans hypoglycémie). Et une sous-opinion qui demande à être vérifiée. Une hypothèse est une proposition ou une explication que l'on se contente d'énoncer sans prendre position sur sa véracité, c'est-à-dire sans l'affirmer ou la nier. Une fois énoncée, une hypothèse peut être étudiée, confrontée, utilisée, discutée ou traitée de toute autre façon jugée nécessaire mais, quand il s’agit de science, cela doit se passer dans le cadre d'une démarche expérimentale (faire des expériences). L’approche scientifique comprend l’hypothèse ET la démarche expérimentale. L’une ne va pas sans l’autre. Par exemple, l’ « effet laser », issu de la théorie proposée par Einstein en 1917, n’a pu être vérifié qu’en 1957. Mais pendant tout ce temps, les chercheurs ont tenté de vérifier cet effet laser en faisant des expériences . Aujourd’hui tout le monde en connaît les applications (lecteurs de CD, graveurs de DVD, etc.).

Vous dites dans le même extrait : «mais ceci n’assure pas la solidité de l’hypothèse ». Rien, ni personne n’affirme « la solidité d’une hypothèse » puisque seule l’expérimentation confirmera ou infirmera une hypothèse. 

Une hypothèse destinée à être travaillée ou vérifiée est désignée par l'expression « hypothèse de travail » ; au contraire, une hypothèse utilisée sans intention ou sans possibilité de la vérifier (pour des raisons sentimentales, religieuses ou politiques par exemple) constitue un postulat. Et précisément, je pense que votre approche à vous, la création de l’espèce humaine par des extra-terrestres, comme d'autres y voir une oeuvre divine, est de l’ordre du postulat car que vous ayez ou non la volonté de vérifier les affirmations raéliennes, vous ne pourrez jamais les vérifier dans le cadre d’une démarche expérimentale reproductible. Vous êtes dans l’univers de la croyance.

Vous dites ensuite, et c’est le morceau de bravoure de votre commentaire et je dois dire tout son caractère insidieux :

« Si la théorie de l’évolution était un fait scientifique reproductible en labo, ne l’appellerait-on pas l’évolution sans y adjoindre le mot « théorie » ? Empiriquement, elle me parait tout à fait scientifique. Mais, peut être, que j’ai tout faux, étant donné que je suis crédule et ignare. »

 

« Si la théorie de l’évolution était un fait scientifique reproductible en labo ».  Vous mettez au conditionnel (Si…) une réalité mille fois vérifiée ! La théorie de l’évolution a fait l’objet de vérifications expérimentales qui montrent bien qu’il s’agit d’un très grand ensemble de faits scientifiques. Tous les outils de datation (aujourd’hui bien plus puissants que l’analyse au Carbone 14) montrent bien qu’il y a eu « spéciation » (formation d’une espèce spécifique) il y a environ 7 millions d’années, formant une espèce, une branche « homo » qui conduira à notre espèce, homo sapiens. Ce sont des faits. Que cela fasse plaisir ou non. Les isotopes du carbone 12 n’ont pas d’opinion. On connaît leur « période » (une période est le temps mis pour être deux fois moins présents dans un corps) et donc la date de leur mort en tant qu’être vivant. Ce sont toutes les expérimentations sur les ossements. Ce n’est ici qu’un exemple parmi des centaines. Je déplore pour tous ceux qui pensaient que c’était un dieu qui avait créé l’Homme en 6000 avant-JC, c’est faux. Cela n’empêche sans doute pas de croire qu'un dieu existe et qu'il a créé l'espèce humain mais cette affirmation sans preuve, datée, ce postulat, est erroné. Tout comme l'était l'idée défendue des siècles durant par les Eglises que la Terre était au centre de l'univers. Des gens sont morts pour avoir affirmé avec raison qu'il n'en était pas ainsi.

 

Et qui plus est un « fait scientifique » n’a pas à être reproductible en « labo ». Un fait scientifique peut être prédit à partir de la théorie en observant la nature ou en faisant une expérience dont le cadre est la nature. Quand Einstein prédit que l’apparition d’une étoile située très loin derrière le soleil se fera plus tôt que prévu à la fin d’une éclipse solaire en raison de la courbure qu’imposera la masse du soleil à la trajectoire de la lumière, il ne se trouve pas dans un labo, c’est le moins que l’on puisse dire ! Et tous les scientifiques de tenter de vérifier cette hypothèse. Et les outils scientifiques, des horloges atomiques (qui elles ne sont pas soupçonnables d’avoir une opinion) indiquent clairement que l’étoile apparaît quelques millièmes de seconde plus tôt que prévu. Et l’expérience est reproductible à chaque éclipse. Et donne les mêmes résultats.

 

Vous poursuivez : «…ne l’appellerait-on pas l’évolution sans y adjoindre le mot « théorie » ». Tout comme si le fait de dire « théorie de l’évolution », le fait d’utiliser le mot « théorie » indiquait dans la bouche même des scientifiques un doute persistant ! Très beau, mais très faible : une théorie n’est pas une hypothèse ! C’est un ensemble de données structurées qui décrivent un regard spécifique sur la réalité, indépendamment des applications qui pourraient en découler. Je dis bien « indépendamment des applications qui pourraient en découler ». C’est cela qui est théorique.

 

Une théorie (du grec theorein, « contempler, observer, examiner ») désigne couramment une idée ou une connaissance spéculative, souvent basée sur l’observation ou l’expérience, donnant une représentation idéale, et surtout éloignée des applications pratiques.

En sciences, une théorie est un modèle ou un cadre de travail pour la compréhension de la nature et de l'humain. En physique, le terme de théorie désigne généralement le support mathématique, dérivé d'un petit ensemble de principes de base et d'équations, permettant de produire des prévisions expérimentales.

Pour qu’une théorie soit considérée comme faisant partie des connaissances établies, il est habituellement nécessaire que celle-ci produise une expérience critique, c’est-à-dire au moins un résultat expérimental qui n’était prédictible par aucune autre théorie établie.
Si la théorie prédit des effets, alors il faut chercher à les observer et à les mesurer.
Si les conséquences prévues ne sont pas contredites par la réalité observée et mesurée, alors la théorie et ses principes se trouvent confortés.
Si apparaissent des faits observés et mesurés que la théorie ne prévoit pas, alors soit il faut modifier la théorie, soit il faut en préciser la portée et les limites.

Et vous terminez par « Empiriquement, elle me parait tout à fait scientifique. Mais, peut être, que j’ai tout faux, étant donné que je suis crédule et ignare. »

Le fait que vous vous disiez crédule et ignare (ce que je ne pense pas, loin de là) n’affecte en rien la science, pas davantage que votre sentiment d’avoir « tout faux » ne ruine les connaissances acquises pendant des décennies de recherche. Les réacteurs de tous les avions ne tombent pas en panne au moment où vous douter d’avoir bien compris leur fonctionnement !

Voilà ! C’était un peu long, mais il faut prendre le temps de démonter ses affirmations susceptibles de semer le doute là où il n’y en a pas. On peut (et on doit toujours) douter, le scepticisme est même un des moteurs de la science, mais ici dans ce genre de discours le doute n’est qu’un outil au service de croyances sectaires et/ou religieuses rétrogrades.

 

 

 

 

 

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Publié par Paul Keirn - dans VIVE DARWIN !
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 14:24
Aux Etats-Unis, les tenants d'une origine divine de l'espèce humaine sont parvenus à imposer un double enseignement (chrétien et scientifique) !

giordano brunoS'il vous plaît qu'on enseigne aux enfants que l'Homme est apparu il y a 6000 ans, libre à vous, mais moi cela me déplaît farouchement.
Les personnes croyantes sont respectables pour autant qu'elles respectent l'idée que leur liberté de croire s'arrête là ou commence ma liberté de ne pas croire.

Giordano Bruno (portrait ci-dessus) montre, vers 1580, de manière philosophique, la pertinence d'un univers infini, peuplé d'une quantité innombrable de mondes identiques au nôtre (les galaxies). Accusé d'hérésie par l'Inquisition...(suite en bas d'article)
____________________________________________________________


En parlant de Darwin (voir article précédent "Mais pourquoi les mites ont un vol aussi nul ?" ...) et de ce qui est la seule réalité scientifique actuellement acceptable, le néodarwinisme (qui évoluera sans doute à mesure que la science évolue), je me disais bien qu'il y aurait quelques lecteurs pour venir faire de la propagande pour des approches non scientifiques, évidemment religieuses (islamistes ou sectaires, ce qui revient au même). La mode étant actuellement sur internet de défendre l'idée que les textes religieux sont des textes scientifiques qu'il faut savoir décrypter. Ce qui est évidemment absurde. Chacun est libre de croire ce qu'il veut mais il ne faut pas mélanger croyance et science. Chacun est libre de croire qu'une entité supérieure est le "grand architecte de l'univers" et que tout a été conçu par sa volonté. C'est une simple affirmation. C'est un présupposé qui, par définition, est totalement et à jamais invérifiable. La science repousse les affirmations sans preuve, les présupposés : elle observe, émet des hypothèses qu'elle se doit de vérifier et finalement valide ou rejette l'hypothèse formulée (relire le "Discours de la méthode" de Descartes).
Quand on reçoit ce genre de texte, il y a deux attitudes possibles : le mettre à la corbeille ou le contrer. Je préfère cette dernière solution.
Voici le texte de ce commentaire :

"Curieusement, l'hypothèse du "créationnisme scientifique" n'est jamais évoquée.
Selon celle-ci toute la vie sur terre aurait été créée scientifiquement par une civilisation très avancée venue de l'espace, les "Elohim" de la bible.
Ils auraient commencé par des formes de vie simples, puis de plus en plus compliquées pour finir par créer les hommes "à leur image et leur ressemblance", comme il est dit dans la bible qui serait en fait le premier livre athée.
L'évolution constatée correspondrait, en fait, à l'évolution de leurs techniques de créations. Il y a 60 ans, à peine, nous découvrions la composition de la molécule d'ADN, aujourd'hui Craig Venter et son équipe sont très près de décrypter le code génétique minimum nécessaire à une bactérie pour survivre.
Code génétique qu'il sera par la suite possible de créer de manière 100% synthétique. De quoi notre  génie génétique sera-t-il capable dans 50 ans, dans100 ans etc.!?"


Reprenons (mes commentaires sont en couleur)
"Curieusement, l'hypothèse du "créationnisme scientifique" n'est jamais évoquée.
Evidemment ! le "créationnisme" étant l'affirmation que c'est un dieu qui a tout créé sur Terre, on ne voit pas bien comment on peut oser accoler ce mot avec "scientifique". Parler de "créationnisme scientifique" contient déjà une conradition fondamentale. Soit naïve, soit malhonnête. 
Selon celle-ci toute la vie sur terre aurait été créée scientifiquement par une civilisation très avancée venue de l'espace, les "Elohim" de la bible.
Aah ! Là on est déjà dans le monde sectaire, celui des sectes et notamment celle de Raéliens. Claude Vorilhon étant le "témoin" d'un aterrissage d'ovni. Je me souviens avoir lu dans les années 60 le premier témoignage de Vorilhon dans le magazine "Lumières dans la nuit", magazine centré sur les ovnis. Jamais il n'a parlé de contact lors de ce premier témoignage !
Ils auraient commencé par des formes de vie simples, puis de plus en plus compliquées pour finir par créer les hommes "à leur image et leur ressemblance", comme il est dit dans la bible qui serait en fait le premier livre athée.
La Bible, premier livre athée ! Une première ('a-' préfixe privatif, theos=dieu, atheos= sans dieu).
L'évolution constatée correspondrait, en fait, à l'évolution de leurs techniques de créations. Il y a 60 ans, à peine, nous découvrions la composition de la molécule d'ADN, aujourd'hui Craig Venter et son équipe sont très près de décrypter le code génétique minimum nécessaire à une bactérie pour survivre.
On peut tout affimer, tout : je peux très bien dire que les bactéries sont en fait une forme de pensée supérieure cachée qui a construit l'évolution jusqu'à l'homme. Et qu'elles sont les émissaires d'un dieu. Pourquoi pas ! C'est une affirmation, ce n'est pas et ne pourra jamais être de la science. Ce n'est même pas une hypothèse. Une hypothèse propose qu'il existe un lien méconnu entre des événements et appelle la vérification. L'hypothèse s'inscrit dans une démarche complète (observation, hypothèse, tentative de validation de l'hypothèse avec une méthode). Il ne faut pas confondre affirmation et hypothèse. 
Code génétique qu'il sera par la suite possible de créer de manière 100% synthétique. De quoi notre  génie génétique sera-t-il capable dans 50 ans, dans100 ans etc.!?"
Les avancées de la science, qu'elles soient ou non à double tranchant, se poursuivront. Cette évolution de nos connaissances n'implique en rien la croyance.

Pour mieux répondre à notre interlocuteur, j'ai étudié ce qui se dit sur le créationnisme scientifique. J'ai trouvé un site qui formule bien le combat d'idée qui existe en ce moment. Combat qui s'illustre bien aux Etats-Unis entre darwinistes et créationnistes. Ces derniers étant parvenus à imposer dans les écoles un double apprentissage dans les écoles et collèges : l'histoire des origines de la vie vue par les croyants, l'autre par les hommes et femmes de science. Je vous invite à visiter ce site dont j'ai extrait l'article qui suit : 

Le créationnisme scientifique

Tout sauf de la science !



Pour les créationnistes, l'homme et toutes les espèces animales sont les fruits de la création de l'univers par Dieu. Les formes les plus puissantes et les mieux structurées du créationnisme "biblique" se trouvent chez des protestants fondamentalistes (Pentecôtistes, Adventistes du Septième Jour, Baptistes...) et les Témoins de Jéhovah. Ils tentent de promouvoir une lecture littérale de la Genèse selon laquelle la création aurait eu lieu il y a 6000 ans en l'étayant par des "preuves scientifiques". On notera aussi l'existence d'un créationnisme extraterrestre chez les raëliens.
Sauf devant un auditoire crédule et ignorant ce qu'est une démarche scientifique, il leur est cependant difficile de défendre de telles hypothèses face aux découvertes de la science et, notamment, la théorie de l'évolution issue des travaux de Charles Darwin.

Pour résoudre cette contradiction, les partisans du créationnisme avancent aujourd'hui des théories plus subtiles, mais très offensives. Sans nier l'évolution, ils défendent, toujours "preuves à l'appui" la théorie selon laquelle le monde et l'homme ont été désirés, programmés par un créateur. Pour eux, il ne peut y avoir de hasard ni de sélection naturelle. Derrière l'apparition de la vie et celle de l'homme, but ultime de la création, il y aurait une volonté, forcément divine. Aux Etats-Unis, cette théorie est appelée "l'Intelligent Design" (Dessein intelligent). En France, elle est portée par l'Institut Interdisciplinaire de Paris. Certains musulmans, dans le sillage du Dr Bucaille ("La Bible, le Coran et la Science") veulent faire du Coran un livre de science contenant les preuves de la création de l'univers par Allah. (Voir la page Coran et science).

Disposant de leurs propres instituts de recherche et très actifs sur Internet, les partisans de l'"Intelligent design" parviennent à semer le doute parmi les étudiants et les professeurs par une présentation fallacieuse des faits, teintée d'un semblant d'approche logique et scientifique. Dans certaines villes des Etats-Unis, des parents d'élèves sont parvenus à faire mettre dans les programmes scolaires "l'Intelligent Design" et la théorie de l'évolution sur le même plan.


Principales entorses aux principes scientifiques commises par les créationnistes

  • Absence de scepticisme

    Les expériences dites "scientifiques" des créationnistes ne respectent pas le principe de scepticisme qui doit guider la mise en place d'une expérimentation ou d'une théorie scientifique. Or la foi en un créateur est une idée préconçue du résultat attendu. La foi est une certitude intime qui n'accepte le résultat d'une expérience que si elle va dans son sens. Le créationnisme, présenté comme irréfutable, n'est donc pas scientifique.


  • Erreurs de logique

    Le plus souvent, le raisonnement logique se déroule sur la base de prémisses fausses ou sur une sélection tendancieuse de faits expérimentaux. Les faits sélectionnés sont "mis en cohérence" afin d'étayer la théorie que l'on souhaite démontrer.


  • Intrusion de la spiritualité dans la science

    La spiritualité est ce qui traite de l'Esprit en dehors de toute matérialité. Or seules l'expérimentation et l'observation réalisées sur la matière permettent de garantir son caractère reproductible, objectif et donc scientifique. Toute introduction d'un quelconque élément de spiritualité dans une théorie la rend non testable, donc non scientifique. Aucune théorie créationniste ne peut faire la moindre prédiction.
    En outre, l'introduction du divin comme élément d'une théorie scientifique ne répond pas au principe de parcimonie qui consiste à n'utiliser que les hypothèses les plus simples et qui sont testables.
    Voir la page sur Rasoir d'Occam ou principe de parcimonie.


  • Désinformation et manipulation

    On recherche les petites incohérences de la communication scientifique en les isolant de leur contexte et en évitant de mentionner que le problème a été réglé.
    Une des stratégies utilisées est de poser de mauvaises questions, d'utiliser des raisonnements par analogie pour soulever de fausses objections.
    "On le fait à un niveau de détail qui met la plus grande part du public dans l’embarras : l’instruction apparente force le respect ; dans le même temps livre le public pieds et poings liés à la manipulation par manque d’expertise. Le procédé fonctionne : les boussoles des journalistes s’affolent ; ces derniers tombent dans le piège ou ne récusent que timidement."
    (Guillaume Lecointre / Evolution et créationnismes)


  • Fraudes caractérisées

    Au-delà d'interprétations aberrantes induites par un aveuglement mystique, on se trouve parfois face à des fabrications de faits. Exemples :
    Le géologue australien, Ian Plimer, auteur de "Telling lies for God, Reason versus creationism", a démontré de telles fraudes lors de procès contre les créationnistes.
    Fausses preuves de la cohabitation de l'homme et des dinosaures (Glen Rose, Texas)
    Faux diplômes scientifiques (Kent Hovind)
    Faux interviews pour piéger un scientifique de renom (Richard Dawkins)



    Tous ces mouvements du "créationnisme scientifique" et tous ceux qui cherchent à introduire de la spiritualité dans la science qui, par définition, est matérialiste, constituent des impostures intellectuelles avec des objectifs religieux. La science est utilisée comme un moyen de légitimer des dogmes en bernant les lecteurs ou les auditeurs les plus naïfs ou les moins avertis.

    Ces théories créationnistes cherchent aussi à faire sortir la science de son rôle pour qu'elle apporte sa caution au domaine de la morale ou à celui de la politique. Ainsi, l’avortement et l’homosexualité transgresseraient le "dessein intelligent", car non conformes aux lois naturelles, donc à la volonté de Dieu. Les précédents d'utilisation de la science dans ce but doivent être rappelés : anthropologie nazie pour prouver l'infériorité de certaines races. On sait où cela a conduit.

giordano_bruno.jpgExtrait de wikipédia : Giordano Bruno (janvier 1548, Nola - 17 février 1600, Rome), est un moine dominicain, philosophe et théologien italien, qui osa notamment exprimer qu'il existait  des "univers-îles" dans l'espace, bref des galaxies... À la lecture de sa condamnation au bûcher, Bruno commente : « Vous éprouvez sans doute plus de crainte à rendre cette sentence que moi à la recevoir. ». Le 17 février 1600, il est mis nu, la langue entravée par un mors de bois l'empêchant de parler et de crier[4], sur le Campo Dei Fiori et supplicié sur le bûcher devant la foule des pèlerins venus pour le Jubilé.

Le 20 janvier 1600, Clément VIII ordonne au tribunal de l'Inquisition de prononcer son jugement qui le déclare hérétique et qui, « devant son extrême et résolue défense »[3], le condamne à être remis au bras séculier pour être puni, selon la formule habituelle, « avec autant de clémence qu'il se pourrait et sans répandre de sang. » (ut quam clementissime et citra sanguinis effusionem puniretur).


Sur la base des travaux de Nicolas Copernic et Nicolas de Cues, il montre, de manière philosophique, la pertinence d'un univers infini, peuplé d'une quantité innombrable de mondes identiques au nôtre (les galaxies). Accusé d'hérésie par l'Inquisition, notamment pour ses écrits jugés blasphématoires et son intérêt pour la magie, il est condamné à être brûlé vif au terme de huit années de procès.
« Je ne crains rien et je ne rétracte rien, il n'y a rien à rétracter et je ne sais pas ce que j'aurais à rétracter. »

Ne t'en fais pas Giordano, les scientifiques ont fini par te donner raison contre l'obscurantisme des croyances, toujours prêtes à détruire ceux qui les contredisent. Ne t'en fais pas, nous sommes là, nombreux, à défendre les sciences et les libertés.

Giordano Bruno sur Wiki

giordano.jpg
Campo dei fiori, à Rome. La statue de
Giordano Bruno.
giordano-inauguration.jpg
Inauguration de la statue

329px-Giordano_Bruno_Campo_dei_Fiori-copie-1.jpg
Et un excellent site consacré aux scientifiques victimes de l'obscurantisme :
- Sur Giordano Bruno (en italien)
- Sur Paolo Sarpi
- Sur Tomasso Campanelli
- Sur Erasme de Rotterdam
- Sur Giulio Cesare Vanini
- Sur Aonio Paleario (en anglais)
- Sur Miguel Serveto
- Sur John Wycliff
- Sur Jan Hus

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