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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 16:37
The id TRUMP - le "ça"-Trump - cauchemar jour 1

A bien l'observer, TRUMP incarne le « ça » freudien, « id » en anglais (tiré du néo-latin signifiant « il »). Et le « ça » qui s'exprime, c'est un vrai cauchemar (nightmare) qui prend corps.
Aujourd'hui, jour d'investiture de Donald Trump, commence le cauchemar du « ça », jour 1.
Jusqu'à son futur impeachment.

Petit détour
Quand on a demandé un jour à Freud, le père de la psychanalyse, quel serait son pire cauchemar, il avait répondu : « un monde qui serait dirigé par des enfants de cinq ans ». C'est-à-dire un monde où les pulsions sont reines. Où les instincts sont encore mal refoulés par la culture, la morale minimale qui permet de vivre ensemble. Où les désirs de tuer, de voler, de violenter qui habitent en chacun de nous remontent, tentent d'émerger, tel un égoïsme primitif sans la moindre empathie. C'est l'âge de la cruauté envers les animaux, des coups de pieds à plusieurs dans les cours de recréation, de l'acharnement sur le faible ou celui qui est différent, l' « autre », le roux, le loucheur, le malingre, l'étranger.

Freud, a découpé à gros traits le psychisme humain. Il a distingué le « ça », réservoir des pulsions ; le « surmoi » ou l'intégration répressive des lois conviviales (imagées par les dix commandements) et le « moi », plutôt conscient, qui tente d'émerger entre les deux autres instances, plutôt inconscientes.

Trump, le ça : xénophobe, sexiste, violent...
Alors oui, Trump à mes yeux ravive le « ça » dans la société civile américaine par ses mots pulsionnels : « les immigrants mexicains sont des violeurs et des criminels », «  les femmes, on les prend par la chatte ». On peut « cogner », « la torture ça marche », « Arianna Huffington est laide, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je comprends tout à fait que son ex-mari l’ait quittée pour un homme – il a pris la bonne décision »,“Si Ivanka n’était pas ma fille, je sortirais peut-être avec elle” (il écorne même le tabou de l'inceste !), « Quand quelqu'un vous attaque, ripostez. Soyez brutal, soyez féroce. ».

Le retour du refoulé
L'Amérique « profonde », vocable de bois des élites pour désigner l'inculture, la pauvreté intellectuelle, financière et sociale des états ruraux du centre et du sud de l'Amérique. Cette Amérique-là jubile quand elle entend – enfin – un discours qui lui semble « vrai », dépouillé des circonlocutions langagières des côtes Est et Ouest, là où sont, dans l'imaginaire trumpien, les bourgeois, les bobos, les pédés, la racaille intellectuelle et les journalistes. Tous ceux qui selon Trump affaiblissent l'Amérique. Cette Amérique  rêvée d'antan avec le « struggle for life » (la lutte pour la survie) comme viatique législatif et le Colt pour exécutif. Great America is back ! C'est le retour du refoulé.

Rêves d'antan pour l'Amérique, comme pour le retour au VIIe siècle de l'état islamique de Daech, comme pour la Grande Serbie, comme pour la Grande Russie, impériale, pour Poutine. 
XXIe siècle...Les empires contre-attaquent. 

A demain
Paul KEIRN
 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 17:41

Z - Bohdan est vivant

Hommage à Bohdan Solchanyk (Z, "il est vivant")

Il est important de montrer ce qui se passe. Internet permet d'être le témoin de ce qui se déroule sous nos yeux. Certes, c'est de l'ordre du spectaculaire, de l'image sans commentaire. Et ce qui est important ne se voit pas. Dans tous les cas, il est important de ne pas détourner son regard. Pour les causes, voir Google.

 

Comment faire pour avoir l'image en direct de Kiev. Rechercher le lien par google ou facebook. J'ai entendu "5.ua" sur le journal de la 2. En fait 5 est le nom de la chaîne de télé locale. L'adresse de la webcam est :

http://www.ustream.tv/embed/16554225?v=3&wmode=direct

Pour l'insérer dans votre site, il suffit de l'inclure dans un iframe. Au plus simple,, cela donne :

<iframe src="http://www.ustream.tv/embed/16554225?v=3&wmode=direct"></iframe>

Si vous le programmez, il faut le mettre entre BODY sous la forme suivante

<HTML>
<BODY> 
<iframe src="http://www.ustream.tv/embed/16554225?v=3&wmode=direct"></iframe>
</BODY>
</HTML>

 

EN DIRECT DE KIEV
 

      Clic triangle bleu, clic plein écran, attendre 15 secondes 

ci-dessus :  http://www.ustream.tv/embed/15360937?v=3

Clic triangle bleu, clic plein écran, attendre 15 secondes (son et image en direct de Maidan)

A vous d'ajouter (ou non) une taille de l'image avec WIDTH et HEIGHT 

<iframe  height="180" width="250" src="http://www.ustream.tv/embed/16554225?v=3&wmode=direct"></iframe>

ou copier/coller ce qui suit :

<center>
 <span style="font-family: 'arial black', 'avant garde'; font-size: 14pt;"><strong>EN DIRECT DE KIEV<br /></strong></span>&nbsp;<iframe src="http://www.ustream.tv/embed/16554225?v=3&amp;wmode=direct" height="180" width="250"></iframe>
</center>

A SUIVRE...

Comment avoir des images webcam en direct de Kiev ?
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 01:04

urban nature(s) 2014

 

         J'écoute "Octobre" par Maé, j'écoute Stromae. Et je regarde le compteur de NATURE(S) égrainer les lecteurs et les lectures d'articles. 1.000.000 d'articles lus ! Cette fois-ci le cap est franchi ! 494000 lecteurs. C'est sympa ! Quatre ans de passions diverses : comprendre mieux les relations entre l'espèce humaine et la nature, la chimie des plantes, les traditions de leurs usages.

Mais aussi que de colères partagées : comprendre ! Fukushima, les tentatives d'exploitation du gaz de schiste, les mensonges des laboratoires pharmaceutiques. La mondialisation de la toute-puissance des multinationales et des banques, qui désormais dominent les Etats. Monsanto qui parvient à imposer les OGM en Europe.

Mais aussi des peurs.  A commencer par celle des désespérances qui s'abîment sur les rivages de l'extrême droite. Mêmes ressacs des mêmes haines. 1933-2013, changement de bouc émissaire mais même anti-parlementarisme. 

Mais aussi des espoirs. Celui de la compréhension par le plus grand nombre qu'il faut s'organiser sans tendre la main vers l'Etat-providence. Manger local, commander en gros, valoriser les circuits courts, faire les choses soi-même ou dans un collectif. Ne rien attendre que ce que l'on peut décider de faire. Une sorte de résistance dans ce monde inattendu qui a succédé au trente glorieuses. Jusqu'en 73, premier choc pétrollier, date à laquelle commence une lente mais inexorable dépolitisation, après les fulgurances de 68 à 72. Un inexorable déclin des utopies, aussi illusoires que fondatrices.

Pauvre Mac Luhan, tu rêvais du "village planétaire" grâce à l'informatique dans les années 50. Ca y est, on l'a ! Et c'est vrai je peux être lu par le monde entier ! Magique. Je vais continuer.

2014 ? La suite de la crise, certainement. Faudra-t-il attendre l'inévitable explosion du dernier empire, la Chine, pour qu'une fois les revendications sociales assouvies autour du Yang-Tsé, la concurrence soit moins rude pour l'Europe ? Probable.

Alors on danse...autour des idées. Je continue !

 

Statistiques-de-NATURES-30-novembre-2013.jpg

Il y a un "jour record", avec 8675 articles lus ! Que s'est-il passé ce jour-là ?
Un film sur dvd pour celui ou celle qui répond le plus vite ! (partage : http://0z.fr/0TSyD)

Que-s-est-il-passe-en-mars-2011---Natures-paul-keirn.jpg 

?

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 14:51

107-ans-de-laicite.jpg Commémoration de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Partager cet article avec vos amis : http://0z.fr/xmt9C

Les caricatures de Mahomet de Charlie Hebdo sont partout commentées comme étant regrettables mais symboliques de la liberté d'expression. Des élus, ministres et anciens ministres, de droite comme de gauche, adhérent à cette idée. Comme dit Brice Hortefeu (que je ne pensais pas citer un jour) :  "je préfère l'excès de liberté d'expression à l'excès de censure". Je partage également cette idée.

Bien sûr les extrémistes musulmans sont en France une minorité. Bien sûr tout le monde sait que la quasi-totalité des musulmans demeurant en France vivent tranquillement leur foi comme une religion de paix. Même si je ne pense pas personnellement que l'Islam soit un religion de paix. C'est mon opinion et j'ai le droit de la défendre et de l'exprimer comme bon me semble. Les musulmans ont également le droit de défendre une opinion contraire et de l'exprimer dans le cadre de la légalité républicaine, c'est-à-dire sans violence.

Je regrette que les français musulmans ne s'expriment jamais pour dénoncer les agissements des intégristes et affirmer leurs différences. Que jamais ils ne rejettent ceux qui prétendent les représenter dans la violence la plus extrême, laissant penser à tous qu'il s'agit là de l'Islam ? Attention ! Qui ne dit mot consent. Où sont les voix musulmanes qui dénoncent les talibans, les salafistes ? L'archaïsme de la charia ? Où sont les défilés et banderoles marquant une volonté de se démarquer de tout cela ? 

Inutile pour les représentants de l'Islam en France de se défendre sur les plateaux de télévision en disant "vous n'avez pas compris le message de l'Islam" ou "ce n'est pas la bonne traduction du Coran" ou "le salafisme et le wahabisme n'ont rien à voir avec l'Islam". C'est à vous d'affimer "Nous ne partageons pas cette interprétation des textes du Coran et nous la rejetons". Entend-on cela ? Non ! Et pourtant voilà ce que j'aimerais entendre et je ne suis sans doute pas le seul ! Est-ce impossible à dire ? Pourquoi donc ? 

Je suis inquiet quand j'entends Dalil Boubakeur, le recteur de la mosquée de Paris, regretter qu'il n'y ait plus de délit de blasphème. Voilà qui est inquiétant : quand dans l'esprit du principal responsable du culte musulman en France germe l'idée d'interdire toute critique des religions et donc de l'Islam, c'est pour moi c'est un début de charia. Car c'est demander à un Etat laïc de juger des faits religieux.

 

Faut-il rappeler que le "blasphème" n'est plus puni en France depuis 1791. 

Faut-il rappeler qu'après des siècles d'obscurantisme, en 1905, il y a eu la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Faut-il rappeler qu'en France on est d'abord français et qu'ensuite - ensuite seulement - on est chrétien, musulman, juif, protestant ou athée. La laïcité c'est la liberté d'exercer ou non un culte, de respecter également ceux qui croient et ceux qui ne croient pas en une quelconque divinité. Dans la laïcité à la française, l'Etat est le garant de cette liberté. 

 

Paul Keirn

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 13:02

Posté par  Francisco RUBIO du site  ONG-HUMANITAIRE

Julian Assange fondateur de WikiLeaks in ong humanitaire ru

 

 

Pour Julian Assange

 

Je ne connais pas Julian Assange. Je sais simplement, comme chacun d’entre nous, qu’il est le fondateur de Wikileaks et par une émission récente de télévision que c’est un personnage insupportable, à la personnalité complexe avec disons, pour faire simple, un ego surdimensionné. Ses anciens associés dans Wikileaks le décrivent comme autoritaire ayant perdu tout sens de la mesure après la réussite de Wilikeaks et n’écoutant que lui-même. Je ne sais pas. J’imagine aisément que toute aventure humaine entreprise à plusieurs qui se solde par un immense succès suscite très rapidement des rivalités entre les fondateurs chacun envisageant l’avenir de l’entreprise d’une façon différente pour des raisons humaines évidentes. Il y a les prudents qui veulent gérer en bon  père de famille, les audacieux, ceux qui font cela pour l’amour de l’invention etc. 

 

Peu importe. Wikileaks grâce à Julian  Assange a été un formidable moyen d’information planétaire et il n’est pas sans intérêt que ce soit un anglo-saxon, Julian est australien me dit-on, qui ait dirigé cette entreprise. En effet, comme chacun sait les anglo-saxons sont devenus les champions de la presse d’investigation et de la « redevabilité », ce souci de rendre compte à la population. Un maître mot, surtout dans la bouche des dirigeants politiques des pays de cette zone. Chacun est tenu d’être transparent, de ne rien dissimuler. Aujourd’hui les politiques utilisent sans bornes le tweet, les réseaux sociaux, Facebook etc. Les bourdes, volontaires ou non se multiplient. L’essentiel est de garder 24/24 et 7/7 le contact avec le public. Moyennant quoi ils communiquent sur tout et n’importe quoi, sauf peut être l’essentiel. 
 

wikileaks-julian-assange-time-cover

Quoi qu’il en soit Wikileaks a été un formidable « boomerang » car pour une fois il y a de la vraie information. De l’information qui nous intéresse. Là les politiques nous disent qu’ils ne veulent plus jouer à informer et que nous avions mal compris. Que la liberté de l’information était la liberté de diffuser leurs informations. 
 

Il était donc temps pour eux de mettre un terme à l’aventure Wikileaks ! D’une façon honteuse les chantres de la transparence, les autorités suédoises,  ont donc monté de toute pièce avec l’appui des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne une  opération d’élimination de Julian Assange. L’affaire était bien ficelée. Les anglais à la demande des autorités suédoises arrêtent Assange pour une prétendue affaire de viol, donc les féministes si puissantes aux Etats-Unis et en Suède ne pouvaient que se réjouir ou au mieux ne rien dire et les démocrates ne pouvaient que s’effacer face à des poursuites aussi peu glorieuses.  

 

A mon avis les autorités suédoises auraient été encore mieux avisées de demander une extradition pour pédophilie ! Mais...Peut-être un peu dangereux, osé, pour un  pays qui fait du tourisme sexuel en Asie un sport national. Peut-être les autorités craignaient-elles des révélations dans Wikileaks !!!

 Wikileaks-founder-Julian

Quoiqu’il en soit la « ficelle » est un  peu grosse et chacun sait que la destination finale de Julian Assange aurait été les USA où non seulement il n’aurait pas eu un procès équitable mais ou sa vie aurait été en danger. Un assassinat ciblé de la CIA ou du FBI n’était pas à exclure. De ce côté-là Obama n’a rien à envier à GW Bush.

N’oublions pas que malgré les promesses d’Obama les Etats-Unis sont les heureux propriétaires du camp de Guantanamo sur l’Île de Cuba une parfaite insulte à la légalité la plus basique y compris par rapport au droit américain.

Il faut donc rendre hommage ici à ce petit pays qu’est l’Equateur qui, pour le moment en tout cas, sauve l’honneur des démocraties en accordant à Julian Assange l’asile politique en s’appuyant sur des arguments de droit très précis : à savoir l’absence de garanties pour la vie de Julian Assange et l’absence de garanties quant à un procès équitable aux Etats-Unis. Sévère leçon pour nos amis anglais, américains et suédois. Humiliante déconvenue ! Car il faut que ce soit un modeste pays d’Amérique Latine qui viennent ici rappeler à leurs devoirs les dirigeants des grandes démocraties occidentales. 

Alors oui, je suis aujourd’hui un inconditionnel de Julian Assange de la même façon que je soutiens les « Pussy Riot ».

      julian assange

Il faut que les « Julian Assange » se multiplient dans le monde et qu’enfin l’information circule, c'est-à-dire la vraie information, celle qui dérange. Le secret d’état et le fait du prince n’ont plus lieux d’être aujourd’hui.

 

Francisco Rubio.

Maître de conférences à l’université du Mans.

 

DOCUMENTS

 

   

Je suis ici parce que je ne peux pas être plus proche de vous. Je vous remercie d'être ici. Nous vous remercions de votre détermination et de votre générosité.

Le mercredi soir, après une menace a été envoyée à l'ambassade, et la police est descendu sur le bâtiment, vous êtes venu au milieu de la nuit pour veiller sur elle, et vous a fait les yeux du monde avec vous.

A l'intérieur de l'ambassade, à la nuit tombée, je pouvais entendre les équipes de la police se mettre en place dans les bâtiments grâce à l'escalier de secours interne, mais je savais qu'il y aurait des témoins. Et c'est à grâce à vous. Si le Royaume-Uni n'a pas jeté les Conventions de Vienne aux orties, l'autre soir, c'est parce que le monde est attentif.

La prochaine fois que quelqu'un vous dit qu'il est inutile de défendre ces droits qui nous sont chèrs, rappeler leur votre veillée dans l'obscurité devant l'ambassade de l'Équateur, et comment, le matin, le soleil s'est levé sur un monde différent, et comment une courageuse nation latino-américaine a pris position pour la justice.

Et donc, pour ces braves gens. Je remercie le président Correa pour le courage dont il a fait preuve lors de l'examen et de m'avoir accordé l'asile politique.

Et je remercie le gouvernement et le ministre des Affaires étrangères, Ricardo Patiño, qui ont réaffirmé la Constitution équatorienne et c'est notion de droits universels, dans leur examen de mon cas. Et pour le peuple équatorien pour soutenir et défendre la présente Constitution.

Et j'ai une dette de gratitude envers le personnel de cette ambassade, dont les familles vivent à Londres, qui m'ont montré de l'hospitalité et de la gentillesse malgré les menaces qu'ils ont reçu.

Ce vendredi, il y aura une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de l'Amérique latine à Washington DC, pour remédier à cette situation. Et je suis reconnaissant pour les peuples et les gouvernements de l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, El Salvador, Honduras, Mexique , au Nicaragua, à l'Argentine, au Pérou, au Chili, au Venezuela, à la Colombie et à tous les autres pays latino-américains qui sont venus pour défendre les droits de l'asile. 

Pour les citoyens des États-Unis, le Royaume-Uni, la Suède et la France, qui ont m'ont soutenu avec force, même si leurs gouvernements ne l'ont pas fait. Et ces têtes plus sages au sein du gouvernement qui se battent encore pour la justice. Votre jour viendra. Pour le personnel, les partisans et les sources de WikiLeaks, dont le courage et l'engagement et la loyauté n'ont pas vu d'égal. Pour ma famille et à mes enfants qui ont été privés de leur père. Pardonnez-moi. Nous reviendrons bientôt. Comme WikiLeaks est menacée, tout comme la liberté d'expression, et la santé de nos sociétés.


Nous devons utiliser ce moment pour exprimer le choix qui est présenté au gouvernement des États-Unis d'Amérique : sera-ce le retour et la réaffirmation des valeurs sur lesquelles wikileaks a été fondée ? Ou sera-ce un pas dans le précipice, nous faisant tous glisser dans un monde dangereux et oppressif, dans lequel les journalistes se taisent de crainte des poursuites et où les citoyens se doivent de murmurer dans le noir?

Je dis qu'il lui faut rebrousser chemin. Je demande le président Obama de faire le bon choix. Les Etats-Unis doivent renoncer à sa chasse aux sorcières contre WikiLeaks. Les États-Unis doivent dissoudre l'enquête du FBI est. Les Etats-Unis doivent jurer qu'ils ne chercheront pas à poursuivre notre personnel, nos supporters. Les Etats-Unis doivent s'engager devant le monde qu'il ne poursuivront pas les journalistes pour faire briller une lumière sur les crimes secrets des puissants.

Il n'y a pas plus stupide que de poursuivre les médias, que ce soit Wikileaks ou le New York Times. 

La guerre des administrations américaines faites aux dénonciateurs doit cesser.

Thomas Drake, William Binney, et John Kirakou ainsi que les autres héroïques dénonciateurs aux États-Unis ne devraient-ils pas être graciés et obtenir des compensations pour les épreuves endurées au service du public ?

Et l'armée privée qui reste dans une prison militaire de Fort Leavenworth (Kansas), qui a été trouvée par l'ONU d'avoir enduré des mois de détention tortueux à Quantico (Virginie), et qui n'a pas encore-au bout de deux ans de prison, pour voir un procès , doivent être annulée.

Et si Bradley Manning vraiment comme il est accusé, il est un héros, un exemple pour nous tous, et l'un des leaders mondiaux des prisonniers politiques. Bradley Manning doit être libéré. ​​Le jeudi, mon ami, Nabeel Rajab, a été condamné à 3 ans pour un tweet.

Vendredi, un groupe russe (les Riot Pussy) ont été condamnés à 2 ans de prison pour un performance politique.

Il y a unité dans l'oppression. Il doit y avoir une unité et une détermination absolue dans la réponse.


      Julian+Assange+Appears+Court+Extradition in ong humanitaire

Cliquez fort ! :wikileaks logo

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 14:02

vignette-pussy-riot-in-natures-paul-keirn.jpg

"Vierge Marie, débarasse-nous de Poutine"...

Les Etats totalitaires sont vraiment incorrigibles ! ils commettent toujours la même erreur : réagir à la provocation. Outrancièrement, démesurement, en oubliant que certaines actions servent d'analyseurs à un moment donné dans une société donnée. Souvenons-nous de Mai 68 né de l'interdiction faite aux garçons de visiter le batiment des filles à la fac de Nanterre ! Aujourd'hui les Pussy Riot sont désapprouvées par 41% des Russes comme comportement "indécent" (mais d'où sort le sondage ?). Et, ce jour, elles viennent d'être reconnues coupables du fait d' "hooliganisme". A travers le monde, les réactions ne se font pas attendre et l'étendard de la liberté d'expression est haut levé. La condamnation va venir.

Indécent ? Je ne dirais pas cela. Ou plutôt, je dirais qu'il y a des choses beaucoup plus indécentes dans le monde. Pour reprendre l'Histoire du bloc soviétique, je trouve plus indécent l'invasion de la Hongrie en 1956 - avec le soutien du PC français, au prétexte de vélléités de liberté. Encore plus indécente, l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968, encore avec le soutien du PC français (cela dit pourquoi tirer sur l'ambulance) lors de la révolte du printemps de Prague, proche de notre Mai 68. Ou encore l'invasion de l'Afghanistan du roi Zahir Shah, en 1980 (également soutenu par...).Indécent ! Les laboratoires pharmaceutiques ne travaillent plus à la découverte de nouveaux antibiotiques. cela ne rapporte pas assez. Alors les gens meurent comme des mouches et dans les hopitaux, les bactéries se renforcent et il n'y a pas de nouveaux antibiotiques. Je trouve cela indécent.

L'indécence n'est pas forcément spectaculaire : inonder un champ avec des pesticides que l'on sait cancérigènes n'est-il pas plus indécent ? Pour faire vivre ses enfants...en empoisonnant ceux des autres ! Plus indécent et plus criminel. Mais moins spectaculaire. Nous voilà bien au coeur de la société de consommation, de la société du spectacle, de la société cancérigène. Guy Debord approuverait sans doute.

La journée de soutien au Pussy Riot, c'est aujourd'hui. Alors, par principe, je soutiens, en mémoire de celles et ceux qui ont été condamnés aux camps sibériens pour délit d'opinion (traduit en Russe par "activités contre-révolutionnaires anti-ouvrières").

Les Etats totalitaires sont vraiment incorrigibles ! ils commettent toujours la même erreur : réagir à la provocation. 
L'étincelle de trop qui met le feu à la prairie. L'empire soviétique s'est effondré. Bientôt le tour de la Chine. 

http://www.youtube.com/watch?v=DaOiRWsHIZI

Quelques heures plus tard...

Extrait du Figaro - 18/08/12 - 17H17

"Russie : les trois filles du groupe Pussy Riot condamnées à deux ans d'enfermement

Les trois jeunes femmes du groupe punk Pussy Riot, qui avaient défié Vladimir Poutine dans une cathédrale, ont été condamnées aujourd'hui à deux ans de prison pour "hooliganisme motivé par la haine religieuse". 

En février, elles avaient chanté une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir. La juge a souligné qu'il n'y avait pas eu de "repentir" des accusées et qu'elles avaient "violé l'ordre public" et "offensé les sentiments (religieux) des croyants".

Les avocats des Pussy Riot avaient demandé leur acquittement. La peine maximum pour "hooliganisme" était de sept ans de camp."   

 

-o0o-

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Publié par Paul Keirn - dans Indignés !
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:27

 khadafi-Bull-electronique-et-torture-in-ong-humanitaire-ru.jpg

 

De Francisco RUBIO à Paul KEIRN

"Bonjour,
Oui beaucoup de déplacement et les cours à Genève ont repris jusqu'à mi-juillet. Je t'adresse en pièce jointe un article d'une amie, Elise Groulx, qui est avocate à Montréal et une très grande spécialiste de droit pénal international. Je l'ai connue à NYC, aux Nations unies il y a 15 ans. Elle travaille beaucoup maintenant sur la responsabilité pénale des entreprises. Tu as peut-être vu la plainte déposée contre une filiale du groupe Bull à Paris pour complicité de crime de torture? Intéressant. Voici le texte introductif :  

Le jeudi 31 mai 2012, la Chambre de commerce internationale organisait à Paris un séminaire sur les entreprises et les droits de l'homme. Le hasard du calendrier a voulu que cet évènement coïncide avec le dépôt d'une plainte par deux ONG contre une filiale du groupe Bull qui  a  vendu du matériel électronique à la Libye, matériel destiné à écouter, repérer puis arrêter les opposants au régime.

La plainte vise une complicité d'actes de torture.

Ceci n'est pas nouveau car déjà à Nuremberg dans le procès intenté aux anciens dirigeants nazis des entreprises avaient été mises en cause. C'est pourquoi il a m'a paru intéressant de publier ici l'article que Maître Elmise Groulx, avocate au barreau du Québec et fondatrice du barreau pénal international a écrit sur le sujet de la responsabilité des entreprises en zone de conflit.

 .Il est probable que de plus en plus souvent les entreprises seront amenées à rendre des comptes sur leurs activités économiques lorsque celles-ci croisent le chemin de conflits armés ou se situent dans des zones à hauts risques.

Francisco RUBIO.

 

La responsabilité pénale 

des 

personnes morales en zone de conflit


texte écrit par 

Maitre-Groulx-in-Ong-humanitaire---Francisco-Rubio---Paul-K.jpg

Elise Groulx*, Ad.E., avocate à la Cour

Membre du Barreau du Québec

Présidente de l’Association Internationale des Avocats de la défense (AIAD)

Présidente fondatrice et d’honneur du Barreau Pénal international (BPI)

* Elise Groulx  Ad.E., B.A., LL.L., LL.M. Avocate à la cour, Barrister and Solicitor

 elisegroulx@citenet.net; elisegroulx@gmail.com; Téléphone :+1-514-577-0772


ICC France. Séminaire du jeudi 31 mai 2012 sur 

« La prise en compte des droits de l’homme dans la management des entreprises : quels dilemmes et quelles nouvelles responsabilités »


Le texte distribué ce jour, écrit par Maître Elise Groulx est présenté à l’occasion de ce séminaire par François Rubio directeur juridique de Médecins du monde, professeur à Webster University, Genève.


-o0o-


La responsabilité pénale des personnes morales en zones de conflit.
 

Le sujet dont je veux vous entretenir ici est à portée légale bien sûr mais le problème qu’il sous-tend et qui doit être résolu est d’ordre politique, social et même diplomatique.


Le rôle des sociétés commerciales et celui de la Société civile

Les sociétés commerciales, grandes et petites, jouent un rôle clef au sein de l’économie mondiale mais aussi dans les centaines de régions où elles sont actives. Elles sont d’abord appelées à produire des biens et des services – en faisant des profits– mais on leur attribue aussi la vocation de créer de la richesse.  Le vif débat qui fait rage de nos jours tourne autour des nombreux impacts qui découlent de leurs activités économiques et qui affectent l’environnement, la société dans son ensemble, les communautés locales et tout le système de gouvernance.

L’exemple le plus frappant qui vient naturellement à l’esprit se rapporte à la protection de l’environnement.  Il y a d’abord eu, dès les années soixante, un fort courant visant à assurer la propreté de l’air et de l’eau. Le mouvement environnemental s’est ensuite répandu à l’ensemble des grands écosystèmes et aux changements climatiques ainsi qu’au contrôle de la pollution. Nous assistons de plus en plus à la mise en œuvre de partenariats entre des multinationales, des ONG, des communautés locales et des gouvernements pour résoudre les défis majeurs qui touchent à la protection de l’environnement.

Je voudrais attirer votre attention lors de mon exposé sur deux des défis majeurs auxquels doivent maintenant faire face les entreprises multinationales : Les droits de l’homme et le droit pénal international (DPI). Au chapitre des droits de l’homme nous en sommes encore aux premiers balbutiements si on compare la situation à celle des avancées qu’a connues le mouvement environnementaliste mondial. Ces nouveaux défis font leur apparition depuis à peine 20 ans, soit depuis la fin de la Guerre Froide. On peut cependant affirmer que les mêmes tendances se dégagent au sein du mouvement des droits de l’homme.

L’émergence de la Société civile soutenue par les média est à l’origine de ce nouveau mouvement  social que mènent les grandes ONG internationales face aux États et à la grande entreprise. La Société civile a acquis la faculté et la crédibilité nécessaires à dénoncer les abus allégués et les impacts sociaux négatifs entourant les activités économiques des multinationales, peu importe que ces impacts soient voulus ou non. La Toile (Internet), les communications mobiles et les média sociaux ont fait pencher la balance du pouvoir vers la Rue, loin des salles feutrées des conseils d’administration et des rencontres ministérielles.

Cette tendance lourde est en pleine explosion depuis 2 ans dans les pays riches comme émergeants. Je pense à la Crise économique qui secoue le monde depuis 2008 et qui est d’une ampleur sans précédent depuis la grande dépression des années trente. Il y a bien sûr le Printemps Arabe qui souffle un vent d’espoir pour plusieurs peuples condamnés à vivre sous l’oppression depuis toujours et qui renforce la Société civile. Les manifestations des Indignados à Madrid suivies du mouvement « Occupons Wall Street » évoquent la montée d’une société civile en ébullition et d’une vigile croissante à l’égard du monde économique et donc dans cette même foulée des multinationales. 

La Société civile participe au mouvement déclenché depuis bientôt 20 ans qui cherche à mettre fin à l’impunité des leaders quels qu’ils soient et réclame à ce titre une plus grande responsabilisation et une imputabilité.

Évoquons bien sûr aussi la Crise grecque qui s’est déplacée vers d’autres pays d’Europe, entre autres  l’Espagne et l’Italie, marqués par une tendance vers la décroissance économique, le chômage élevé et chronique et la crise de l’Euro qui secouent l’Europe, l’Amérique et le monde entier. 


Vindicte populaire à l’assaut de l’Autocratie

Ce mouvement prend de l’essor non seulement dans le Monde Arabe mais aussi en Afrique et ailleurs dans le monde alors que les masses populaires se livrent à une attaque en règle envers les pouvoirs autocratiques et répressifs. Elles crient haut et fort leur ras le bol face à la corruption qui profite aux élites, face aussi à la brutalité policière soutenue, à la torture et aux abus systématiques au chapitre des droits de l’homme.


Les États fragiles et les zones de conflit

Les experts ont dénombré au delà de cinquante États fragiles, certains auteurs parlent même de soixante-dix, où le risque de conflits violents est élevé. Ces mêmes États sont souvent en proie à une corruption endémique et à des violations massives des droits de l’homme. Certains de ces pays occupent une position stratégique dans les chaînes mondiales d’approvisionnement en matière d’énergie, de ressources minérales et de produits agricoles. En dépit des risques réels, ces pays demeurent les partenaires stratégiques et privilégiés de certaines sociétés transnationales dans les domaines des échanges commerciaux et des investissements.

Quelques exemples viennent à l’esprit. L’industrie pétrolière a été secouée par les soulèvements populaires s’opposant aux régimes du Soudan et de la Lybie. L’industrie du cacao a connu une décennie d’agitations profondes en Côte d’Ivoire. Plusieurs grandes industries (surtout en téléphonie et en informatique) qui se servent couramment de « minerais dits de conflit » dans la fabrication de leurs produits sont aux prises avec un conflit armé qui durent depuis plus de dix (10) ans et qui donne lieu à de graves violences de masses et à des abus systématiques des droits de l’homme, dans l’Est du Congo.    

Les leaders de ces pays sont mis en examen par la Cour pénale internationale (CPI). Les ONG ont soulevé de nombreuses interrogations – lors de campagnes médiatiques agressives ou dans le contexte d’affaires civiles ou pénales passées ou en cours – au sujet des opérations commerciales menées par les multinationales opérant dans ces zones de conflit… elles ont notamment mis en cause les relations commerciales qu’entretiennent des entreprises avec certains groupes appartenant aux élites dirigeantes, leurs partenaires au sein des chaînes d’approvisionnement et leur recours aux forces de sureté usant de pratiques douteuses pour assurer la sécurité de leurs opérations commerciales.   

     

Les entreprises commerciales et le droit pénal international : réalité ou fiction?

Comment le droit pénal international trouve-t-il  ici application ?

Quelle est sa pertinence véritable en ce qui a trait à la responsabilité légale des entreprises (personnes morales) et de leurs dirigeants (personnes physiques) lors de la perpétration de violences massives que le DPI tente précisément d’empêcher ?
Les entreprises commerciales sont rarement désignées comme acteurs de premier plan lors de la perpétration de telles violations. On évoque plutôt leur participation en invoquant qu’elles ont aidé, facilité ou contribué à la perpétration des crimes commis par des États et des organisations militaires ou qu’elles ont simplement omis ou négligé de prendre les mesures nécessaires à prévenir de telles violences.

J’aimerais vous offrir ici un aperçu relativement à trois aspects particuliers de cette question juridique complexe :

Mise en contexte: préoccupation grandissante de la communauté internationale relativement aux États fragiles et aux régions ravagées par les conflits et la violence. Pression accrue sur les grandes entreprises qui doivent faire preuve de diligence raisonnable accrue (« enhanced due diligence ») quant aux impacts réels de leurs opérations sur les droits humains (« human rights impact assessment ») lorsqu’actives dans de tels pays ou régions.

Assises légales : Quelles sont-elles face aux allégations répétées que les entreprises commerciales contribuent de manière systématique aux actes de pillage, aux viols massifs, au travail forcé, au déplacement forcé de populations civiles et au nettoyage ethnique dans les zones de conflit?

Diligence raisonnable ou Due Diligence: C’est un processus qui permet aux entreprises de mener de véritables enquêtes face aux situations qui prévalent sur le terrain et d’évaluer les tenants et aboutissants des relations qu’elles tissent et qui sous-tendent leurs opérations commerciales afin de prendre des mesures qui limitent les risques qu’elles encourent tant sur le plan légal que celui de leur réputation.

La problématique de la complicité des entreprises en matière de crimes de guerre est très complexe sur le plan légal. Ce texte n’a pas l’ambition de tout couvrir  mais plutôt d’aborder quelques éléments clés.


Mise en contexte: Les États fragiles et la “Due Diligence”  

La responsabilité des entreprises en vertu du droit pénal international doit s’analyser dans le contexte d’opérations menées dans des États fragiles où on peut établir un lien entre les problèmes liés à la pauvreté, aux inégalités sociales très marquées, à la corruption systématique des élites et au risque élevé de conflits internes ou de guerres ciblées menés par des groupes armés qui s’en prennent systématiquement aux populations civiles, souvent tenues en otage. 

Diligence raisonnable renforcée ou “enhanced Due Diligence”: On constate que la pression de la communauté internationale sur les grandes entreprises s’accroît afin qu’elles s’engagent à mener un examen de diligence raisonnable renforcée tout particulièrement lorsqu’elles opèrent dans les zones de conflit.  A l’origine de cette pression, une convergence d’études.

Le rapport de John Ruggie, datée de 2008, et ses principes directeurs publiés en 2011 ont été adoptés à l’unanimité par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Le cadre proposé par Ruggie met, entre autres, l’accent sur la « responsabilité de respecter » les droits de l’homme qui incombe aux entreprises. Pour ce faire John Ruggie recommande que les Sociétés commerciales mettent en place des cadres de  Due Diligence, y compris la conduite d’études d’impact, pour examiner la conformité de leurs politiques relativement aux questions de droits de l’Homme tout en participant activement à un dialogue ouvert avec les représentants de la Société civile;

Les Principes Directeurs de l’OCDE, adoptés en 2011, incorporent les principes de John Ruggie dans un chapitre voué aux droits de l’homme.

L’endossement récent des principes directeurs de John Ruggie par l’American Bar Association (ABA) en février 2012 qui a suivi celui de plusieurs autres grandes ONG leur donne une légitimité croissante. Ces principes font maintenant partie du paysage de la conformité légale et sociétale ce qui met la problématique de la responsabilité des entreprises à l’ordre du jour des préoccupations pressantes de la Société civile et du pouvoir politique.

A tout cela vient s’ajouter un nombre croissant d’enquêtes diligentées par des magistrats et des procureurs dans plusieurs pays.

Dans le cas particulier des “minerais de conflit” en provenance de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), plusieurs organisations internationales exercent de concert une pression de plus en plus intense pour que l’industrie minière se livre à un véritable exercice de diligence raisonnable renforcée. Il s’agit, entre autres, du Conseil de sécurité et du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, de l’OCDE, des pays africains provenant de la Région des Grands Lacs, du Congrès américain et de la Commission des valeurs mobilières des États-Unis (US Securities and Exchange Commission) chargée de mettre en œuvre la législation adoptée par le Congrès américain à cet effet.

Étendue du cadre de Due Diligence dans un État fragile: John Ruggie et d’autres experts en la matière, proposent une diligence raisonnable propre aux droits humains. Ces mécanismes de surveillance ne sont  cependant régis que par des standards de « soft law »,  donc dépourvus de véritables systèmes de mise en œuvre.  Dans le cas des zones de conflit, cependant, il apparaît évident que l’exigence de diligence raisonnable accrue soit conçue pour assurer une conformité aux législations de « hard law », aux prohibitions qu’elles édictent et à leurs mécanismes de plus en plus stricts de mise en œuvre, notamment ceux du droit pénal international et du droit international humanitaire


2. Droit pénal international: son non-respect a un impact évident sur les droits de l’homme  

Certaines opérations commerciales ont une incidence majeure sur les droits de l’homme d’une zone de conflit particulièrement lorsque les entreprises sont aux prises avec les rouages d’un système étatique de pillage, de déplacements forcés de populations et de nettoyage ethnique. 

Évaluer si une entreprise a violé les prohibitions du droit pénal international et celles du droit international humanitaire et/ou si son comportement est couvert par l’un des nombreux modes de participation développés et mis de l’avant par ces nouvelles branches du droit relèvent d’analyses juridiques et factuelles pointues et souvent d’une grande complexité, peut-être parmi les plus complexes que présente le droit pénal classique et qui doivent être menées au cas par cas. Les dirigeants de Sociétés transnationales ne comprennent pas nécessairement le bien-fondé juridique de telles allégations. Ils arguent que les crimes ont été perpétrés par des acteurs étatiques, par l’armée, des miliciens, la police et qu’ils se retrouvent pris au piège de la culpabilité par association.

La ligne de démarcation entre la culpabilité par association et les divers modes de participation souvent indirecte, ancillaires à une criminalité perpétrée de manière collective n’est pas toujours aisée à voir.

Cet exposé offre une analyse simplifiée d’une problématique à la fois juridique et déontologique complexe dont voici cinq éléments clés:   

Cas particuliers: Les allégations de crimes sont fréquentes dans un contexte de pipeline, de chaînes d’approvisionnement, de construction et de partage d’infrastructures et lors de l’emploi de forces de sécurité, surtout dans les zones de conflit et les États fragiles. 

Crimes ayant une portée économique : Certains crimes de guerre comportent des éléments de nature économique comme le pillage, la confiscation de propriété, les migrations forcées, le travail forcé et le travail des enfants.

Complicité et participation indirecte: Il faut faire la distinction d’une part entre la responsabilité pénale classique des entreprises qui s’applique à leurs actions directes, celles de leurs employés par exemple et qui relèvent de leur sphère d’influence et d’autre part, la participation corporative, souvent indirecte, celle visée par le droit pénal international en cas de criminalité collective d’envergure massive.

“Modes de Participation” – Questions clés: La jurisprudence7 des TPI a permis le développement d’une multitude de modes de participation lors de la perpétration de crimes commis en groupe, c’est-à-dire une  criminalité collective. Ces modes distincts de responsabilité mis à la disposition des autorités de poursuite forment une véritable toile d’araignées (“web of liability”) qui s’est développée pour répondre à la complexité de cette criminalité commise en larges groupes. 

Compétence: Quelles sont les instances judiciaires (nationales et internationales) qui  ont compétence pour se saisir d’affaires impliquant des entreprises commerciales, leurs dirigeants, les directeurs de leur conseil d’administration et leurs gestionnaires? Existe-t-il un régime d’immunité qui les met à l’abri de poursuites pénales?  


3. La diligence raisonnable accrue: un premier pas dans la gestion de risque

Une meilleure connaissance des questions juridiques en jeu s’avère de plus en plus pertinente, je dirais même impérative, pour permettre aux Sociétés transnationales de développer une approche pratique et bien cerner les risques légaux, émanant du droit pénal international, qu’elles peuvent encourir. Cette analyse devient essentielle lorsque les opérations en cours ou projetées se déroulent dans des zones de conflit ou des États fragiles.

Je vous invite à cet effet à consulter les principes directeurs de John Ruggie, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et les entreprises, datés du 21 mars 2011 et adoptés à l’unanimité par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève en juin 2011 et en particulier j’attire votre attention sur le principe 23 (c) qui énonce clairement qu’il faut traiter le risque de pouvoir causer ou contribuer à de graves violations des droits de l’homme comme une question de conformité légale quelque soit la juridiction où une entreprise opère:


« Pinciple 23. In all contexts, business enterprises should : …

(c) treat the risk of causing or contributing to gross human rights abuses as a legal compliance issue where they operate. »

Commentary : « Some operating environments, such as conflict-affected areas, may increase the risks of enterprises being complicit in gross human rights abuses commited by other actors (security forces, for example). Business entreprises should treat this risk as a legal compliance issue, given the expanding web of potential corporate legal liability arising from extraterritorial civil claims, and from the incorporation of the provisions of the Rome Statute of the International Criminal Court in jurisdictions that provide for corporate criminal responsibilility. In addition, corporate directors, officers and employees may be subject to individual liability for acts that amount to gross human rights abuses »8

On peut donc constater qu’à la suite de la publication de ce rapport et de l’appui unanime reçu devant le Conseil des Droits de l’Homme à l’ONU,  les obligations à la charge d’une entreprise qui opère dans une zone à risque (i.e. zone de conflit ou état fragile) et où peuvent se produire des violations massives des droits de l’homme sont assimilables à une obligation de conformité légale avec les risques et les conséquences qui en découlent  si cette obligation n’est pas respectée.


4. La diligence raisonnable remise en contexte: conformité sociétale légale, État de droit et droits de l’homme

L’exercice de diligence raisonnable qui sera mis en place pour limiter le risque émanant de l’émergence du droit pénal international (DPI) devra être mené dans le contexte général évoqué dans la première partie de ce texte. La mise en oeuvre d’un cadre de diligence raisonnable pour se conformer au DPI devra être relié aux autres questions légales de conformité – la corruption des élites par exemple – incluant les standards non contraignants relatifs aux droits de l’homme (« soft law »). 

L’absence ou la faiblesse de l’État de droit dans les États fragiles est une source majeure de risque. Cette situation présente un défi particulier pour toute Société transnationale qui s’est dotée d’une politique légale de conformité.  Comment peut-on mettre en œuvre une politique de conformité dans une zone de non-droit ou dans un État fragile souffrant d’un déficit de gouvernance ? Quelle est dans ce contexte l’étendue véritable de la responsabilité légale d’une Société commerciale et quelle est l’imputabilité réelle d’un tel État ?

 

Conclusion 

On assiste à une véritable convergence de l’activité des ONG et celle de la Société civile qui font la promotion d’une culture qui reconnait la primauté qui incombe aux États de protéger les droits de l’homme et l’obligation pour les entreprises de les respecter. Ce mouvement dans ses efforts pour mettre fin à l’impunité et attribuer à chacun sa part de responsabilité dénonce les abus majeurs et les violences et force le droit à évoluer et les comportements des acteurs en place à s’adapter.   

En abordant la responsabilité pénale des grandes Sociétés dans les zones de conflit, sur la scène internationale, je veux m’adresser aux avocats et aux conseillers d’entreprises et leur faire valoir qu’il ne s’agit pas que d’une simple question de conformité légale.

C’est une question qui se situe au cœur des activités économiques et tout particulièrement dans les zones à faible gouvernance, de non droit, les états fragiles ou les zones de conflit. Le droit est mobilisé ici pour faire face à des situations qui outre la problématique juridique déborde sur un contexte hautement politique.

Cette problématique réelle et grandissante touche aussi au cœur de l’exercice professionnel de  ceux qui conseillent ces grandes Sociétés lorsqu’elles investissent et opèrent dans l’une ou l’autre de ces régions et peut aussi déclencher leur responsabilité en cas d’inaction ou d’omission.

 

Texte PDF Elise Groulx présenté par Francisco Rubio

 Cliquer pour télécharger le texte - format .pdf

-o0o-

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Publié par Paul Keirn - dans Indignés !
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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:04

l-intention-d-eclairer-honnetement-est-deja-une-reussi.jpg

L'intention d'éclairer, si faible que puisse être la lumière,
est déjà une victoire sur la barbarie. 

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Publié par Paul Keirn - dans Indignés !
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:19

Vignette-manif-au-quebec-in-Natures-paul-Keirn.jpg Hier, 24 mai 2012

MANIFESTE POUR UN PRINTEMPS ERABLE !

2011 fut l’année de l’indignation et de la révolte. Le printemps arabe a fait vaciller des autocraties, emporté des dictateurs, déstabilisé des régimes et poussé de nombreux autres à concéder des réformes. Les images de ces peuples arabes détrônant leurs oligarchies ont fait le tour du monde et donné l’exemple.

 

S’inspirant des occupations spontanées des places publiques dans le monde arabe, les premiers Indignés sont apparus en Espagne, alors que le pays s’était vu imposé de profondes mesures d’austérité. Les Espagnols mettaient en évidence les limites réelles de la démocratie dans ce pays fortement touché par la crise économique, subissant les diktats des marchés financiers et où 46% des jeunes sont au chômage. L’initiative fait des émules et le mouvement s’est répandu en Europe et au-delà.

 

Le mouvement s’est prolongé en Amérique du Nord, à partir de New York, autour de l’initiative Occupy Wall Street. Le mouvement entend s’attaquer au 1% des personnes les plus riches (grandes banques et des entreprises multinationales) qui dictent les lois d’une économie mondiale injuste qui hypothèque notre avenir à tous. Le mouvement s’est ensuite propagé à plus de 100 villes américaines, mais aussi au Canada (Vancouver, Toronto, Ottawa, Montréal).

 

Révoltés arabes, indignés européens ou occupants américains, tous se sont rassemblés derrière le même message d’espoir : Un autre monde est possible !

 

Ce vent de contestation mondial contre des élites économiques et politiques déconnectées des préoccupations légitimes de peuples précarisés à qui on demande de toujours payer plus, de toujours travailler plus, et de ne surtout rien demander en retour, souffle aujourd’hui sur le Québec. Le courageux combat des étudiant(e)s pour le droit à l’éducation constitue aujourd’hui le fer de lance d’un profond mouvement d’indignation et de mobilisation populaire qui remue le Québec depuis plusieurs années. La manifestation monstre du 22 mars a lancé le printemps érable !

 

Inscrivons-nous dans ce courant mondial de révolte et prenons en exemple les Islandais(e)s qui, en janvier 2009, ont poussé à la démission le gouvernement néolibéral de Geir Haarde qui avait participé à la genèse de la crise économique et sociale dans lesquelles a plongé ce pays en 2008.

 

C’est au tour du Québec de mettre à bas sa clique corrompue !

 

Charest, ça suffit ! exigeons la démission du gouvernement !

 

Si la jeunesse est l’avenir d’une société, l’éducation est sa force pour construire une société juste, durable et solidaire. Pourtant, dans un monde aux prises avec une crise économique et écologique causée par des politiques à courte vue dictées par une oligarchie financière qui ne se préoccupe que de son profit à court terme, le Québec ne conçoit sa jeunesse que comme une simple ressource exploitable. La recherche du profit à tout prix, la corruption et la collusion avec le monde des affaires est devenu la marque de commerce du gouvernement Charest. Cela fait des années que cela dure. Les PPP, le mont-Orford, le Suroît, les gaz de schistes, Malartic, le plan Nord, le financement occulte du parti libéral, le scandale de la construction, la corruption dans la nomination des juges… autant d’affaires et de projets témoignant d’un usage éhonté du pouvoir, d’une avidité du profit tiré de l’exploitation de nos ressources collectives par des intérêts privés. Nous voilà revenus à l’ère Duplessis.

 

Si la terre ne dit mot lorsqu’on l’éventre pour en tirer les minerais tant convoités par les marchés mondiaux, la jeunesse étudiante elle, sait s’indigner et faire entendre sa voix. Ce n’est pas aux jeunes étudiants de payer la dette du Québec. Plutôt que de distribuer des millions à des entreprises multinationales qui délocaliseront leurs activités dès qu’elle flaireront de meilleurs profits ailleurs, le gouvernement québécois devrait investir dans sa jeunesse, seule garante de notre avenir commun. Un débat de société est plus que jamais nécessaire, et le mutisme du gouvernement ne l’encourage pas. Dans quelle société voulons-nous vivre ? Comment souhaitons-nous partager les savoirs et les ressources au Québec ? Quelle avenir souhaitons-nous pour nos enfants et quelle société allons-nous leur léguer en héritage ?

 

L’obstination bornée du gouvernement à ne pas vouloir entendre sa jeunesse a fait naître au Québec une profonde aspiration au changement. La grève étudiante est devenue le catalyseur d’un mouvement social plus global, nourrit d’indignation envers nos élites politiques arrogantes qui ont, après près de 10 années passées au pouvoir, visiblement perdu tout sens de l’intérêt général. Nous sommes mûrs pour un printemps québécois ! Nous avons besoin d’une nouvelle Révolution tranquille afin de construire un projet de société novateur et porté vers l’avenir.

 

Ainsi, nous revendiquons :

 

Le droit à l’éducation pour tous, sans discrimination liée à l’argent.

 

Le droit à un environnement sain et à la préservation de nos ressources naturelles, pour protéger notre eau, nos rivières, nos forêts, nos régions, et ne pas céder à l’appétit vorace des compagnies minières, pétrolières et gazières.

 

Les droits des peuples autochtones sur leurs terres ancestrales, et nous sommes solidaires des femmes Innues de la Côte-Nord en marche vers Montréal.

 

Le droit de jouir d’un État responsable et démocratique au service de sa population et non des intérêts financiers, soit un État qui livre des services publics de qualité, qui refuse les privatisations, et qui légifère contre la hausse illégitime des tarifs de toutes sortes.

 

Le droit au pacifisme et à la solidarité internationale en affichant clairement la dissidence du Québec par rapport aux politiques militaristes et commerciales du gouvernement conservateur fédéral.

 

Le droit à une économie locale, durable, solidaire et sociale qui mette l’humain au centre de ses préoccupations, qui permette un vrai développement du Québec et qui mette fin aux les délocalisations abusives et ravageuses.

 

À l’instar des slogans entendus dans les rues arabes, il est tant de dire au gouvernement Charest envoye à maison ! et de construire ensemble le Québec de demain. Nous sommes tous collectivement responsables de notre avenir. Il est temps de se lever et d’agir ensemble. C’est un geste à la fois que nous changerons le monde, et nous pouvons commencer de plusieurs manières :

 

Affichons nos couleurs et portons fièrement le carré rouge sur la poitrine, dans nos fenêtres, à nos balcons !

 

Mobilisons-nous lors des grandes manifestations à venir, notamment celle du 14 avril pour un printemps québécois et celle du 22 avril pour le Jour de la Terre

 

Partageons ce manifeste autour de nous, discutons-le, suscitons un véritable débat de société

 

Reprenons sans cesse ce slogan : Charest ça suffit ! nous voulons la démission du gouvernement Charest !

 

FAISONS ENTENDRE NOTRE VOIX,

 

IL EST TEMPS DE CONSTRUIRE LE QUÉBEC DONT NOUS RÊVONS

 

Voir en ligne : Signez le Manifeste !! 

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Publié par Paul Keirn - dans Indignés !
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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 07:57

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L'invention de l'écriture, l'invention de l'imprimerie...Internet.
Chacun peut désormais éditer son journal. Du moins dans certains pays. SCOOP IT en est un exemple.
Profitons-en ! 

Clic ! :

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Publié par Paul Keirn - dans Indignés !
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