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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:26
Les 10 articles les plus lus de l'automne 2016

 Toutes les vignettes sont cliquables pour lire l'article en entier

Promenades champignons : "Barbes", "Sanguins" et "Délicieux"
N°1 -  C'est l'époque des champignons ! Et pour une fois les zones pluvieuses offrent des balades gustatives le soir venus. Sachez les identifier ! Les Lactaires sanguins et les délicieux sont faciles à reconnaître. L'usage des "Barbes" nécessite de connaître le savoir-faire local.

N°2 - Potirons, potimarron, courges sucrine, courges butternut...C'est tout l'univers des cucurbitacées et des bons plats d'automne. Sans oublier les tartes...Hmm !

N°3 - Les "pissacans"...C'est comme ça qu'on nomme en Provence ces cèpes mal aimés de nos forêts. Bolets des pins sur lesquels on marche dans les Landes. La famille des Suillus est pourtant appréciable pour peu qu'on la cuisine avec attention. 

N°4 - C'est un peu l'actualité du moment : la découverte que le riz basmati n'est plus vraiment du basmati, mais seulement un hybride nommé "basmati pusa", créé pour répondre à la demande. Très productif, mais fragile, il est inondé de pesticide. 

N°5 - C'eest un peu la réponse aux inquiétudes concernant le Basmati. Les lecteurs sont à la recherche d'un vrai bon riz, sans ogm, sans pesticide et à 100% de la variété annoncée. Phka malis et Sen kro sont proposés en boutique internet, à la suite du partenariat NATURES-EURIZIA

N°6 - On part à la découverte des fruits qui mûrissent plus vite quand ils sont au contact les uns des autres (fruits climactériques) et les autres qui, droits dans leurs bottes résistent à la maturation !...


N°7 - Ah le jardinage ! En pots, en butte, en lasagne, en suspension : la France jardine ! Les potagers partagés fleurissent en ville comme à la campagne, pour soi et pour les autres, les voisins, les amis, les inconnus (incredible edible). Et sur botte de paille ? Ça vous dit ?

N°8 - Mon coulis était trop...coulant. Alors, j'ai mis au point cette astuce en m'appuyant sur mes lointains souvenirs de physique. Et quel succès ! C'est bon de partager.

N°9 - Cultiver des morilles ! 200 ans qu'on en parle. Et France morilles l'a fait ! Je devais le faire cette année, et puis ça ne s'est pas fait. Il va falloir attendre août 2017 ! En attendant, il n'est pas inutile de s'appuyer sur des techniques qui fonctionnent.

N°10 - Manger local, comme les locavores. Manger de saison, des fruits et légumes bio, plein de saveurs et de santé. La courge de Provence ! Quel délice. 

Bon, vous avez de quoi lire, non ? Ce sont les 10 articles les plus lus du site NATURES. 
 

 

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Publié par Paul Keirn - dans CHAMPIGNONS
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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 23:43

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La cueillette des Lactaires sanguins (Lactarius sanguifluus) est souvent plus difficile que celle des Lactaires délicieux. Celles et ceux à qui je m'adresse ont du lire les articles précedents sur ces sympathiques champignons que l'on trouve un peu partout, notamment dans le Var. Les cèpes, les vrais, étant plutôt réservés aux grands massifs forestiers comme le massif des Maures, autour de Colobrières. Niveau II ! Juste pour dire qu'il faut un oeil exercé pour profiter de leur saveur, comme le montrent les images suivantes.

Les grandes pluies de la mi-octobre 2014, puis la douce chaleur du réchauffement climatique et ses records ont bien sûr bénéficié à nos champignons qui, selon les dernières classifications, constituent un règne bien spécifique, se rangeant davantage vers le règne animal que végétal. Etrange, mais fondé (voir wikipédia).

Une fois le ramassage, la razzia dominicale terminée, on peut être tenté de renoncer à la cueillette le lundi. Mais non ! Il reste tous les champignons qui n'ont pas été reprérés ! Et ils sont nombreux : les Lactaires sanguins en font partie.

Comme toujours, ils seront à proximité d'arbres ou d'arbustes, le partenariat des plantes et des champignons étant majoritaire (l'arbre fournit le sucre au mycélium le mycélium apporte à l'arbre les sels minéraux, entre autres). Les sanguins aiment se cacher sous les herbes. En voici un, bien caché (l'image est cliquable pour s'agrandir) :

 

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La période étant à la chute des feuilles (moment choisi volontairement par l'arbre pour en rapatrier le contenu dès que la durée du jour diminue) ils peuvent se camoufler en poussant...sous une feuille. Ce qui ne facilite pas la tâche. Au milieu, sur l'image ci-dessus, on distingue à peine une masse arrondie. Voyons de plus près.

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Une masse ronde attire l'attention. Et paraît ne pas être une feuille morte...

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Pas de doute. La partie éclairée a verdi, tandis que la partie caché est restée de couleur orange.

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Sous le plus gros, deux autres se cachaient ! Bien à l'abri de la lumière, ils sont orange.

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Pas de doute, ce sont bien des Lactaires sanguins. La légère sécheresse ne permet pas de voir le lait rouge qui s'en échappe lorsqu'ils sont bien humides.

Un autre ? Continuons dans l'herbe avec ce joli spécimen :

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Pas facile...

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Vu ? Toujours rechercher des masses arrondies...

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Introuvable si l'on a en tête la recherche d'un chapeau orange avec un grand pied. Il faut se répéter "je recherche une forme arrondie plutôt verte". Après une première découverte, rechercher l'arbre le plus proche et en faire le tour permet souvent d'en découvrir un ou deux de plus. Simplement parce que le mycélium est en cours de fructification autour de son arbre-partenaire.

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Une cueillette modeste, d'une quanrantaine de minutes, mais dans des lieux hyper fréquentés. Les mieux cachés ont résisté. Cela veut dire que je suis moi-même passé à côté de dizaines d'autres sans les voir. Bon alors, j'y retourne demain.

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hmm !

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Publié par Paul Keirn - dans CHAMPIGNONS
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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 12:48

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Le Ministère de la Santé communique :

 

Ce nombre de cas enregistrés par les Centres antipoison et de toxicovigilance est en augmentation par rapport à la même période l’année dernière, notamment en raison des conditions météorologiques pluvieuses qui ont avancé la période de cueillette.

Ces intoxications résultent, dans la majorité des cas, d’une confusion avec d’autres champignons comestibles.

Les conséquences sur la santé de ce type d’intoxications sont graves (troubles digestifs sévères, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe), voire mortelles. La plupart d’entre elles conduit à une hospitalisation, souvent en réanimation.

Face à ces cas d’intoxications qui se renouvellent et perdurent chaque année, la Direction générale de la santé (DGS) et l’Institut de veille sanitaire (InVS) renouvellent leurs mises en garde :

  • ne ramassez que les champignons que vous connaissez parfaitement : certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles ;

  • au moindre doute sur l’état ou l’identification de l’un des champignons récoltés, ne consommez pas la récolte avant de l’avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière. (les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie de votre région peuvent être consultés) ;

  • cueillez uniquement les spécimens en bon état et prélevez la totalité du champignon (pied et chapeau), afin de permettre l’identification ;

  • ne cueillez pas près de sites pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges) car les champignons concentrent les polluants ;

  • séparez les champignons récoltés, par espèce. Un champignon vénéneux peut contaminer les autres ;

  • déposez les champignons séparément, dans une caisse ou un carton mais jamais dans un sac plastique qui accélère le pourrissement ;

  • lavez-vous soigneusement les mains après la récolte ;

  • conservez les champignons à part et dans de bonnes conditions au réfrigérateur et consommez-les dans les deux jours au maximum après la cueillette ;

  • consommez les champignons en quantité raisonnable après une cuisson suffisante, ne les consommez jamais crus.

  • ne proposez jamais de champignons cueillis à de jeunes enfants. 


    En cas d’apparition d’un ou plusieurs symptômes 
    (notamment diarrhée, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.) suite à une consommation de champignons de cueillette : 
    appelez immédiatement le « 15 » ou un centre antipoison en mentionnant cette consommation.

     

Les symptômes commencent généralement à apparaître dans les 12 heures après la consommation et l’état de la personne intoxiquée peut s’aggraver rapidement.

En cas de symptômes, il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l’heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification. 

Liens utiles :

 

 

 

 

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Publié par Paul Keirn - dans CHAMPIGNONS
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:33

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Cinq leçons sur « le sens de l'orientation »

 

Cet article est destiné aux femmes qui pensent – à tort – être dépourvues du fameux « sens de l'orientation » cher à la gente masculine. Je crois qu'elles sont nombreuses et je crois tout autant qu'elles se trompent. Au terme de ces cinq leçons, vous étonnerez vos amies, amis et conjoints et aurez le sourire d'une femme qui vient d'écorner un vieux mythe !

Je ne pense pas que les femmes soient « naturellement » dénuées de ce qu'on appelle le sens de l'orientation. On a beau invoquer les hormones mâles, l'activité spécifique du cerveau masculin, notamment de l'hippocampe, voire le passé de chasseur du mâle depuis des temps immémoriaux, je persiste à penser que la culture et l'éducation construisent, programment, depuis l'enfance le petit mâle à mieux se repérer. Les femmes sont le plus souvent privées de cet apprentissage, ne le développe donc pas et parfois même en font un critère de féminité.

C'est aussi un nouvel épisode de l'éternel combat entre l'inné et l'acquis qui à ce propos resurgit : les conservateurs penchant pour l'inné et les réformateurs pour l'acquis. Comme toujours, inné et acquis interviennent sans qu'il soit possible de pondérer leurs influences respectives.

Si je pense avoir quelque chose à dire dans ce domaine c'est bien en raison de l'éducation qu'a choisi pour moi mon père : dès six ans, il a cru bon me transmettre tout ce qu'il savait à propos de la survie. Que ce soit en période de guerre ou en pleine nature. Comme tout les enfants j'ai pris pour modèle ce qui m'était enseigné. Dès lors, très précocement, une partie de mon univers a été centré sur les cartes, les boussoles, la course apparente du soleil et bien sûr les jeux de piste et les labyrinthes. Grand amateur de pleine nature, cela fait des décennies que je peaufine ces techniques.

comment s'orienter dans la nature LECON 1 – Les quatre yeux.

Nous ne sommes pas des insectes avec un champ visuel qui couvre toutes les directions : quand nous marchons, notre champ visuel  horizontal est de 94°, soit grosso modo un quart de l'espace qui nous entoure (360°). En tournant brièvement la tête à droite et à gauche, nous atteignons 180°, soir la moitié de ce qu'il y a à voir. Bref, tout ce qui est dans votre dos reste invisible.

Vous marchez une heure en pleine nature, puis vous décidez de revenir sur vos pas :  vous êtes alors confrontée à un paysage que vous n'avez jamais vu, inconnu : celui qui était dans votre dos à l'aller. De quoi se perdre ! C'est pourquoi 'il convient de se retourner régulièrement à l'aller, pour mémoriser ce que vous verrez au retour. D'où le titre de cette leçon, deux yeux devant, deux yeux derrière.

Quand se retourner ? Toutes les cinq minutes me semblent être une bonne mesure. Quoi regarder ? La forme du paysage et surtout les éléments visuels qui vous semblent remarquables : un arbre tordu ou à moitié abattu, un rocher à la forme bizarre, un clocher, une montagne ; un « amer » diraient les marins. Dites-vous le en pensée : je repasserai à gauche de l'arbre mort, à droite du rocher en forme de tortue. Inutile de chercher à mémoriser : les phrases reviendront à la mémoire en revoyant les éléments remarqués. C'est la mémoire contextuelle. Comme toujours, plus on le fait, plus on s'améliore. Cela devient un automatisme.

Mais il y mieux que « quand » et « quoi », c'est « où ». Il vous faudra prendre l'habitude de vous retournez là où vous pensez que cela posera problème au retour. Un chemin rejoint le vôtre : au retour ce sera une bifurcation. Associez la bifurcation à une élément du décor. Il y a une motte de terre soulevée par une taupe. Dites-vous « au retour, à gauche de la taupe ». Et ainsi de suite. Votre chemin de retour se fera sans la moindre hésitation. Et n'oubliez pas que mémoriser, c'est associer. Le plus souvent des mots et des images.

 

ciel-et-orientation-pour-ne-p-as-perdre-le-nord.jpg LECON 2 – Le ciel est avec vous.

a) - J'ai pris l'habitude de sentir mon environnement sous forme de huit directions : devant, derrière, à gauche, à droite, avant-gauche, avant-droit, arrière gauche et arrière droit. Comme si on coupait un gâteau en huit parts. Inutile d'être plus précis.  Quand vous marchez, vous savez forcément où se trouve le soleil. Il est dans une des huit directions proposées. Au retour, la bonne direction sera globalement l'inverse de la direction de l'aller. S'il était devant, il sera derrière. S'il était avant-gauche, il sera arrière-droit à la suite de votre demi-tour. Cela est valable pour une brève promenade. Disons une heure ou deux. Car il faut tenir compte de la course apparente du soleil d'est en ouest.

b) - Votre montre peut facilement vous aider à vous orienter. Pointez la petite aiguille vers le soleil. Visualisez l'angle formé par le "midi" de la montre (12H00), le centre de la montre et le soleil (angle en vert sur le schéma ci-dessous). Coupez l'angle en deux parties égales (bissectrice). Cette direction (ci-dessous en rouge) indique le Sud.
(Article du 22 mars 2016 consacré à l'explication de l'orientation avec une montre : http://www.natures-paul-keirn.com/2016/03/ne-perdez-pas-le-nord-orientation-a-la-montre-explications.html )


Le-sud-avec-une-montre.jpg 

c) - Bien sûr il y peu de chance que votre promenade ressemble à une pure ligne droite. En revanche, ce n'est pas non plus un pur zigzag. Pendant un certain temps vous avez marché « soleil à gauche » puis, à peu près autant de temps « soleil arrière gauche » puis encore « soleil arrière ». Grosso modo un quart de cercle vers la droite, dans le sens des aiguilles d'une montre. Rien de plus facile dès lors de re-dérouler le parcours en sens inverse : soleil avant, soleil arrière droit, soleil à droite.

d) - Et s'il n'y a pas de soleil me direz-vous. Il est bien rare que le ciel soit à ce point sombre qu'aucune zone ne soit plus lumineuse qu'une autre. Par temps couvert, en début de promenade, repérez la direction de la zone la plus claire du ciel. Elle vous servira de guide au retour. Et la nuit ? Pas de soleil mais une précieuse amie, l'étoile polaire. Vous connaissez la Grande Ourse :  une partie de l'Ourse à une forme une casserole.

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De la constellation de la Grande Ourse, nous ne voyons souvent que les étoiles les plus brillantes, sous la forme d'une "casserole". Celle-ci vous permet de trouver le Nord, à la verticale de l'étoile polaire. 

A l'opposée de la queue, il suffit de multiplier par cinq la hauteur du bord de la "casserole" et de remonter dans cette direction. Et l'on tombe sur la seule étoile fixe du ciel boréal (hémisphère nord), alpha polaris, l'étoile polaire. A la verticale de cette étoile, c'est la direction du Nord. 

e) - Les cornes d'un croissant de Lune reliées par une ligne jusqu'à l'horizon indiquent globalement le sud. Disons entre Sud Sud Est et Sud Sud Ouest. Un peu long d'expliquer 

Lune-au-meridien.jpg 
Cliquer pour agrandir - Exemple le 9/11/2013 - Lors du passage (de gauche à droite) de la Lune au méridien (ligne verte, le méridien est la ligne imaginaire qui relie le pôle nord au pôle sud) la ligne reliant les "cornes" du croissant de Lune et l'horizon (segment orange) indiquent globalement le Sud (décalage à l'est). On voit à gauche et à droite, l'Est et l'Ouest. De nombreux sites affirment que les 'cornes' de la Lune indiquent précisément le Sud. Ce qui est faux. 

Lune-5-juin-2014.jpg

On voit qu'à la date du 5 juin 2014 à 19H46 (passage au méridien) la ligne orange indique un "sud" décalé vers l'ouest, à l'inverse de l'image précédente.

pourquoi, variant selon les saisons, mais parfaitement exact.
Et de nuit par temps couvert ? Inutile de se déplacer, c'est trop dangereux. Attendez l'aube, calmement. 
 

Avec ces deux premières leçons, vous êtes déjà très forte en orientation ! Plus que la moyenne des hommes qui pourtant revendiquent pour eux seuls le sens de l'orientation. Mais vous pouvez affiner encore ce nouveau pouvoir.

 

femmes-et-sens-de-l-orientation.jpg LECON 3 – Soyez Petit Poucet

 

Il s'agit bien sûr de laisser des traces de votre passage, comme le Petit Poucet,  héros d'un des Contes de la Mère l'Oye , de Charles Pérault (1697). Des traces ? Ici, pas de petits cailloux blancs,  mais d'abord celles de vos souliers. Faites un essai en plantant vigoureusement votre chaussure dans un sol meuble : vous saurez dès lors à quoi ressemble la marque vous laissez.

traces-dans-la-nature.jpg

Marquez systématiquement le sol ou seulement quand vous traversez une zone qui vous semble complexe. Marquer son passage n'est pas réservé aux seules semelles : casser l'extrémité de branches, arracher de la mousse (côté « retour »), retourner des pierres, les superposer (cairn des chemins de montagne), renverser les herbes en une « coulée » en soulevant à peine les pieds. Ce que les chasseurs appellent une coulée est le passage d'un animal dans les herbes. Autant de signes de votre passage. Il est beaucoup plus difficile de ne pas laisser de traces de son passage que l'inverse ! 

 

Avec la visualisation du retour, vos amis lune et soleil et le marquage, vous êtes déjà imbattable ! Peut-on encore améliorer le sens de l'orientation ? Bien sûr ! Bien que les trois premières leçons suffisent dans la plupart des cas, vous pouvez les compléter par des représentations mentales plus fines. 

 

comment-s-orienter-in-natures-paul-keirn.jpg LECON 4 –  Simplifier 

 

Quand, par exemple, vous cherchez des champignons, votre parcours devient erratique. Deux pas à gauche, trois pas à droite, un retour en arrière...Si vous ne pensez pas au repérage et s'il fait assez gris pour que le soleil ne vous renseigne pas, il y a de fortes chances pour que vous perdiez votre orientation. Le truc à utiliser est simple : quand vous choisissez de zigzaguer, faites-le à partir d'un endroit remarquable : arbre remarquable par sa forme ou son feuillage, une souche. C'est votre point d'entrée dans la zone où vous allez zigzaguer. Jetez un coup d'oeil vers cet amer de temps à autre et surtout ne le perdez pas de vue. Si vous êtes dans une clairière, vous saurez toujours par où vous y êtes entrée. Si vous êtes en sous-bois votre regard sera limité à 15 ou 20 mètres. Ce qui est intéressant, c'est qu'en regardant votre point de départ local, vous avez éliminé tous les zigzags.

 

avaler un trackback LECON 5 – Avalez un "backtrack"

 

Un backtrack est une sorte de boussole électronique qui n'est pas attirée par le nord mais par le point de départ enregistré. Il en indique également la distance. Ici, votre point de départ est à 48 mètres dans la direction de la flèche...

Ce qui vous intéresse vraiment n'est pas de savoir à tout moment où se trouve le nord, ce que vous indique la boussole, mais plutôt dans quelle direction est votre point de départ : ce que n'indique pas votre boussole. Le plus souvent pour retrouver la voiture, point de départ de votre escapade. Les "backtrack" (chemin de retour) fournissent la direction et la distance du point de départ que vous avez enregistré. Evidemment, rien ne vous empêche de regarder discrètement celui qui est dans votre poche et de jouer ensuite les Christophe Collomb. Pourquoi pas ! Je vous propose plus naturel : intégrer en vous le backtrack.

En fait, l'idéal serait d'avoir un troisième bras qui, en permanence, indique vers votre point de départ quelque soit vos déplacements. C'est possible ! Il vous faut imaginer un point imaginaire « flottant » sur votre nuque. Comme un index sortant de votre tête. En vous éloignant de votre point de départ, il est au milieu de la nuque. Si vous tournez brutalement à droite, le point se déplace sur votre oreille droite. Un quart de tour à gauche et il se déplace à nouveau.

course-d-orientation-ou-sens-de--jpg

Exercez-vous à toujours vous imaginer dans un rectangle dont la diagonale relie votre point de départ et là où vous êtes. Cette diagonale indique la direction du retour.

Savoir faire cela est uniquement une question de pratique. Et même entachée d'inexactitudes, cette technique ne vous trahira jamais : à quelques degrés près vous pourrez reprendre le chemin du retour dans la bonne direction.

J'espère avoir contribué à développer en vous un vrai sens de l'orientation. Faites-moi part de vos remarques et surtout de vos résultats sur le terrain !

MB-douanier-rousseau-7-aout-2013.jpg

A partager avec les copines : http://goo.gl/mJ0yaG

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Publié par Paul Keirn - dans CHAMPIGNONS
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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 08:28

 

determiner-identifier-les-lactaires-champignons.jpg Roger-Heim.jpg Roger Heim

Réédition d'un article de 2009 - La détermination des Lactaires avec Roger Heim -  Tous les amateurs affutent leurs pupilles pour avoir la joie - une vraie joie - de découvrir un champignon. Vient immédiatement le souci de la détermination, de l'identification (consulter le pharmacien, s'il y a lieu !), puis, de retour au chaud, le plaisir de cuisiner et de déguster...

Personne ne connaît sans doute mieux les champignons que Roger HEIM et notamment les LACTAIRES. Il va ici nous aider à mieux connaître ces champignons qui comptent un grand nombre d'espèces, parmi lesquelles figurent d'excellents comestibles. La courte biographie de Roger Heim est suivie d'un descriptif des principaux Lactaires par ses soins.

L'objectif est ici pour moi de trouver les bonnes photos allant avec ces textes et d'en tirer un tableau permettant une fois dans la nature de procéder à la détermination. (Note : mes annotations seront toujours entre parenthèses et précédées de "ndr -" signifiant en abrégé "note du rédacteur"). Des liens seront établis avec l'une des meilleures sources documentaire sur les Lactaires, "Champignons-passion" édité par Marcel LECOMTE.

http://www.champignons-passion.be/lac_ph.htm

Roger Heim
Extrait d'un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre

(article complet en cliquant ici).

Roger HEIM est un mycologue français (Paris, 12 février 1900 - Paris, 17 septembre 1979), professeur au Muséum national d'histoire naturelle, directeur du même établissement (1951-1965)

Biographie
Centralien, il était ingénieur chimiste de formation, mais son intérêt allait à l'étude des champignons. Il soutint sa thèse de doctorat sur le genre Inocybe en 1931. Au Muséum, il devient sous-directeur en 1933, au laboratoire de cryptogamie,puis se marie en 1935 avec la mycologue roumaine Panca Eftimiu. Le paléoanthropologue Jean-Louis Heim est leur fils. Entré dans la Résistance en 1942, Roger Heim fut dénoncé et déporté. Libéré en 1945, il fut nommé professeur, puis entra à l'académie des Sciences en 1946[1]. Plus tard, il présida l'amicale des déportés de Mauthausen Roger Heim est l'un des fondateurs, en 1948, de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources), dont il fut le président de 1954 à 1958. Son livre de 1973, L'angoisse de l'an 2000, témoigne de son
engagement.

Il est également connu pour ses recherches, avec l'ethnologue américain Robert Gordon Wasson, sur les champignons hallucinogènes du Mexique, à l'occasion desquelles il rencontra les Indiens Mazatèques. C'est à partir d'échantillons du Psilocybe mexicana Heim, cultivés au Muséum, qu'Albert Hofmann a isolé la psilocybine en 1958.


La couleur du lait des Lactaires est une caractéristiques essentielle pour leur détermination. Roger Heim a établi SIX groupes de Lactaires se basant sur cette caractéristique :

- lait rouge : Lactaires sanguins
- lait blanc immuable ou stable : Lactaires poivré, camphré, zoné, roux, lilacin, pubescent et cinabre
- lait blanc rougissant : Lactaires fuligineux
- lait jaune : Lactaires jaunissants
- lait grisâtre : Lactaires grisonnants
- lait violacé : Lactaires violaçants

La mise en forme du document vient de l'excellent site "education.environnement.ecole" qui réside sur Over-Blog. 
Lactaire poivré (lactarius piperatus) 

Champignon, champignons : Lactaire poivré (Lactarius piperatus)     Nouvelles images inédites                   

Chapeau : jusqu'à 15 cm, blanc en forme d'entonnoir. Son revêtement est sec, taché de rouille. Sa bordure, enroulée,
s'étale avec l'âge.
Pied : blanc, cylindrique, plein et ferme.
Lames : blanches, virant ensuite au fauve, très serrées.
Chair : blanche, cassante et dure, très âcre. Elle laisse écouler un lait qui verdit en séchant.
Spores : blanches, finement ornées.

    Cette espèce, commune en automne, vit dans les sous-bois de feuillus et de conifères ou dans les forêts d'essences mélangées. On peut la confondre par inadvertance avec le Lactaire velouté, de taille, de forme et de couleur approchantes. Mais ce dernier a les lames espacées. L'espèce est présente en Europe comme en Amérique du Nord.
    Ce champignon est à rejeter en raison de son âcreté. Cependant, quelques amateurs le découpent, le font sécher et l'écrasent, pour obtenir un succédané du poivre !
    Les gros Lactaires blancs qui laissent échapper à la cassure un lait blanc fortement poivré sont utilisés depuis l'Antiquité pour leurs vertus médicinales. Les Anciens les utilisaient pour  combattre la phtisie pulmonaire accompagnée de fièvre hectique et de vomique du poumon. Au XVIIIème siècle, on recommandait encore   le suc laiteux du Lactaire poivré, pris avec du sirop d'altaca, qui  provoque l'excrétion de l'urine et brise les calculs ...
Dans les pays nordiques (Russie, Pologne, Allemagne, Suède, Finlande), on conserve le Lactaire poivré dans le vinaigre ou la saumure et on le consomme tout au long de l'année. Mais bien souvent, les chapeaux séchés sont réduits en poudre et remplacent le poivre.

Lactaire velouté  (Lactarius vellereus)

Champignon, champignons : Lactaire velouté (Lactarius vellereus)                        

Chapeau : jusqu'à 20 cm, blanc crème, en entonnoir élargi. Son revêtement est sec, rappelant le velours ou la peau de chamois. Avec l'âge ou le frottement, il se tache de jaunâtre plus ou moins foncé. Sa bordure reste souvent enroulée.
Pied : de même couleur que le chapeau ; court, robuste et cylindrique.
Lames : blanchâtres, espacées.
Chair : blanc crème, compacte et cassante, laissant échapper un lait blanc. L'odeur est sans particularité, la saveur âcre.
Spores : blanches et ornementées.

Très commune en automne dans les sous-bois de feuillus, l'espèce est aisément reconnaissable par sa belle couleur blanc crème, sa taille imposante et robuste. On la rencontre le plus souvent par groupe de quelques individus. La nature du terrain lui est indifférente.
Le Lactaire velouté est à la rigueur comestible, mais âcre et de qualité médiocre. Certains amateurs n'hésitent pas à le faire bouillir dans l'eau salée avant de le cuire !

Lactaire renversé

Champignon, champignons : Lactaire renversé (Lactarius controversus)                        

Chapeau : jusqu'à 30 cm, blanc taché de rose plus ou moins foncé, en entonnoir. Sa bordure est retournée et ondulée, son revêtement
luisant.
Pied : blanc, robuste, excentrique, dur maculé de rose.
Lames : blanc crème, virant au rose.
Chair : épaisse, blanche, cassant net, pratiquement sans odeur de saveur amère puis très âcre. Elle laisse échapper un lait blanc immuable, âcre lui aussi.
Spores : blanc rosé, ovales, portant une ornementation amyloide en crêtes

    L'espèce forme à l'automne de gros entonnoirs blancs dans les lieux humides. Commun presque partout en France, ce Lactaire affectionne le voisinage des peupliers. Il peut venir seul ou en cercle, indifféremment. Très proche du Lactaire poivré (Lactarius piperatus), du Lactaire velouté (Lactarius vellereus) et du Lactaire pâle (Lactarius pallidus), il est cependant le seul représentant du genre à posséder des lames roses et des taches de cette même couleur sur le chapeau.
C'est un très médiocre comestible, que son âcreté fait rejeter.

Lactaire muqueux (Lactarius blennius)

Champignon, champignons : Lactaire muqueux (Lactarius blennius)                        

Chapeau : jusqu'à Jo cm, d'un beau gris tirant sur le brun, parfois lavé de vert sombre. D'abord convexe, s'aplatissant avec l'âge et se creusant en entonnoir Le bord reste enroulé assez longtemps. Sa surface est visqueuse, brillante, et porte des taches sombres disposées en cercle.
Pied : gris foncé verdâtre, cylindrique, s'amincissant vers la base. il est creux et un peu spongieux.
Lames : blanches, serrées et inégales. Au toucher elles se salissent de gris.
Chair : blanche, se ternissant à la cassure sous l'influence de l'air. Le lait qui s'en écoule est blanc, avant de se ternir lui aussi. D'abord de saveur douce, elle devient âcre et poivrée.
Spores : crème pâle.

    Comme tous les Lactaires, cette espèce donne un lait à la cassure. Elle est très commune dans les sous-bois de feuillus, en particulier les hêtraies, où on la trouve enfouie à l'automne dans les feuilles mortes.
    Cette espèce est à rejeter.


Lactaire plombé (Lactarius plombeus)

 

 

Champignon, champignons : Lactaire plombé (Lactarius plumbeus)                        

Chapeau : jusqu'à 25 cm, en entonnoir d'un brun olivâtre foncé. Le revêtement est visqueux, la bordure enroulée.
Pied : court, robuste, de même couleur que le chapeau.
Lames : blanc crème sale, décurrentes sur le pied. Elles noircissent au frottement.
Chair : blanche et ferme, brunissant à la cassure, en laissant échapper un lait blanc extrêmement âcre.
Spores : blanc crème, rondes et ornées de crêtes.

    C'est le plus gros des Lactaires. On le reconnaît facilement à sa couleur brun olivâtre sale et à son chapeau en entonnoir, visqueux et peu engageant. L'espèce est assez commune à la fin de l'été et à l'automne dans les sous-bois de feuillus, surtout au voisinage des bouleaux. Elle est largement répandue en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Vu l'âcreté de sa chair, la comestibilité de cette espèce est nulle.

Lactaire indigo  (Lactarius indigo)

Champignon, champignons : Lactaire indigo (Lactarius indigo)                        

Chapeau : jusqu'à 15 cm, bleu indigo, d'abord hémisphérique, s'étalant et se creusant ensuite en entonnoir Son revêtement, légèrement gluant, présente des zones concentriques plus foncées.
Pied : presque aussi coloré que le chapeau, robuste, aminci à la base et creux. Il porte de petits trous qui rappellent le Lactaire délicieux.
Lames : bleu-gris à bleu-vert, décurrentes sur le pied.
Chair : bleu-gris, laissant échapper un lait bleuté à la cassure, de saveur un peu amère et sans odeur particulière.
Spores : jaunâtres.

    C'est une espèce peu commune qui vient généralement dans les sous-bois de conifères, plus rarement sous les feuillus. On la rencontre aussi bien en été qu'en automne. Sa belle couleur bleu indigo tirant parfois sur le gris, associée à ses caractéristiques de Lactaire (chapeau en entonnoir, écoulement de lait à la cassure), permettent de l'identifier sans difficulté. L'espèce est présente seulement en Amérique du Nord.
C'est un médiocre comestible.

Lactaire à lait jaune (Lactarius chrysorrheus)

Champignon, champignons : Lactaire à lait jaune (Lactarius chrysorrheus)                        

Chapeau : jusqu'à 10 cm, jaune orangé, bien zoné. D'abord convexe, il s'aplatit et se déprime en entonnoir avec l'âge. Son revêtement est plutôt sec et difficile à enlever
Pied : de même couleur que le chapeau, ferme et plein, puis rapidement creusé.
Lames : crème orangé, décurrentes sur le pied, bien serrées.
Chair : blanchâtre, laissant échapper à la cassure un lait blanc qui jaunit aussitôt. Sa saveur est très âcre.
Spores : bien ornementées, blanc crème.

    Ce Lactaire se reconnaît aisément à son lait jaune citron qui s'écoule à la cassure et à son chapeau jaune orangé, marqué de cercles concentriques plus foncés. Très commune dans toute l'Europe comme en Amérique du Nord, l'espèce se rencontre durant la saison automnale dans les sous-bois de feuillus.
    Elle n'est pas comestible en raison de son âcreté prononcée. Les Lactaires et les Russules ont des caractères morphologiques extrêmement
proches, frais les uns produisent du lait à la cassure, les autres pas. C'est un des premiers critères de différenciation.

Lactaire zoné  (Lactarius zonarius)

Champignon, champignons : Lactaire zoné (Lactarius zonarius)                        

Chapeau : jusqu'à 10 cm, roux orangé, à bordure enroulée s'évasant ensuite en entonnoir Son revêtement brillant s'enlève facilement.
Pied : blanc, trapu, taché d'ocre-jaune.
Lames : blanc crème, assez serrées et décurrentes sur le pied.
Chair : blanche, ferme, avec une odeur fruitée et une saveur âcre. À la cassure, le lait est blanc immuable, d'abord doux puis âcre.
Spores : blanc crème.

    Le Lactaire zoné est commun vers la fin de l'été et en automne sous les feuillus (chênes, charmes), en terrain argilo-calcaire. C'est une espèce de belle taille, assez trapue, d'un bel ocre qui tire sur l'orange fauve.
    L'espèce, non comestible, est à rejeter.

Lactaire délicieux (Lactarius deliciosus)

Champignon, champignons comestibles : Lactaire délicieux - Lactarius deliciosus             champignon-comestible.jpg               

Chapeau : jusqu'à 12 cm, d'abord hémisphérique puis étalé et creusé au centre, les bords enroulés se redressant; jaune orangé à zones concentriques orange, taché de vert sombre.
Pied : orange verdâtre, cylindrique, creux et effilé à la base, ponctué de taches orange vif
Lames : décurrentes sur le pied, orange, se salissant au frottement.
Chair : orangée, ferme et cassante, verdissant à l'aiç avec une faible odeur de carotte. Elle laisse sortir un lait orangé doux.
Spores : crème, ornementées.

    Le Lactaire délicieux vit essentiellement dans les bois de pins, sur sol calcaire. L'espèce est commune dès la fin de l'été et en automne. Son chapeau jaune orangé sale est marqué de zones concentriques plus foncées, tachées de vert. Lorsque l'on coupe le pied transversalement, un cercle orange vif, humide, apparaît.
    L'espèce est comestible et se prête fort bien à la conservation. Mais elle jouit d'une réputation usurpée depuis la méprise, il y a plus de deux siècles, du botaniste suédois Carl von Linné. Celui-ci avait entendu parler d'un certain Lactaire à lait rouge orangé, très apprécié dans les régions méridionales. Lorsqu'il crut, à tort, en avoir récolté des spécimens en Suède, il s'empressa de les baptiser « deliciosus », persuadé d'avoir affaire à l'espèce du Midi... Le Lactaire sanguin (Lactarius sangifluus), le vrai, à chapeau plus rouge, est évidemment de bien meilleure qualité.

Lactaire roux (Lactarius rufus)

Champignon, champignons : Lactaire roux (Lactarius rufus)                        

Chapeau : jusqu'à 10 cm, brun-rouge, d'abord convexe puis étalé et déprimé, toujours mamelonné en son centre.
Pied : roux, plus pâle à la base, cylindrique.
Lames : serrées, minces, blanches à crème.
Chair : blanche, épaisse, à lait très âcre  blanc .
Spores : ovales, ornementées, blanches à crème.

Le Lactaire roux se cantonne en terrain acide, dans les bois de résineux et les tourbières. Cette espèce commune en automne se distingue par son chapeau brun-rouge, mamelonné et sans zones concentriques, son pied toujours allongé, mince, de teinte plus claire. Elle donne un lait d'un blanc immuable, qui brûle immédiatement les lèvres.
    Comme chez de nombreux autres Lactaires, l'amertume de cette espèce la rend impropre à la consommation.

Lactaire toisonné  (Lactarius torminosus)

Champignon, champignons : Lactaire toisonné (Lactarius torminosus)             Vénéneux           

Chapeau : jusqu'à 15 cm, d'un beau rose incarnat, d'abord convexe, s'étalant et se déprimant en son centre avec l'âge. Le bord est très enroulé et couvert d'un feutrage laineux caractéristique. Sa surface porte des zones concentriques plus foncées.
Pied : blanc, ferme, cylindrique, aminci à la base.
Lames : crème rosé, serrées et inégales.
Chair : blanche, épaisse et ferme, laissant échapper à la cassure un lait blanc immuable. Elle dégage une âcre odeur de pomme.
Spores : blanches, verruqueuses, tendant vers le crème.

    Ce curieux Lactaire doit son nom commun au feutrage laineux qui orne le bord de son chapeau, surtout chez les jeunes sujets. L'espèce est assez commune à la fin de l'été et en automne dans les sous-bois, au voisinage des bouleaux et des bruyères.
    C'est un champignon non comestible, susceptible de provoquer des troubles gastro-intestinaux. Son extrême âcreté agit du reste comme un répulsif très dissuasif.

 

Lactaire tranquille (Lactarius quietus)

Champignon, champignons : Lactaire tranquille (Lactarius quietus)                        

Chapeau : jusqu'à 8-9 cm, d'un beau brun-roux, sillonné de cercles concentriques plus foncés. D'abord enroulé puis étalé, il se déprime en entonnoir assez profond. Son revêtement est mat, un peu visqueux à l'humidité.
Pied : de même couleur que le chapeau, cylindrique et central, bien ferme.
Lames : blanc crème puis assez vite roussâtres. Elles sont serrées.
Chair : blanche, lavée de roux. À la cassure, elle laisse échapper un lait blanc qui jaunit à l'air d'abord doux mais presque aussitôt âcre. Elle dégage une forte odeur de punaise des bois.
Spores : blanc crème.

    C'est un Lactaire de petite taille, assez gracile, qui s'identifie facilement à son odeur caractéristique de punaise des bois et au lait blanc qu'il laisse échapper à la cassure. L'espèce est très commune en automne dans les forêts de feuillus et de conifères, et plus spécialement dans les chênaies. En principe comestible, le Lactaire tranquille est de médiocre qualité et non recommandable.

Lactaire couleur de suie (Lactarius lignyotus)

Champignon, champignons : Lactaire couleur de suie (Lactarius lignyotus)                        

Chapeau : jusqu'à 8-9 cm, velouté d'aspect, d'une belle couleur de suie. Il est d'abord convexe puis s'aplatit avec l'âge, en gardant un joli mamelon en son centre.
Pied : de couleur et d'aspect identiques au chapeau. Il est cylindrique, plein, parfois un peu grêle.
Lames : très blanches, peu serrées, inégales et molles. Elles rougissent au frottement.
Chair : blanche, cassante, de consistance cotonneuse, rougissant lentement à la cassure. L'odeur est faible, la saveur douce. Le lait reste blanc et doux.
Spores : légèrement crème.

    Ce Lactaire vulgairement nommé « couleur de suie » se reconnaît aisément au contraste saisissant qu'il offre avec ses lames, très blanches. L'espèce vient en automne sous les conifères, sur les terrains acides ou marécageux, notamment les tourbières. On la récolte en quantité dans les Vosges, le Jura, et en Suisse. Il y a plus d'un siècle, le mycologue suédois Elias Fries rendait déjà hommage à cette espèce, parure des bois de conifères. C'est un comestible convenable que certains amateurs jugent , exagérément sans doute , supérieur aux Lactaires sanguins.

Lactaire fuligineux (Lactarius fuliginosus)

Champignon, champignons : Lactaire fuligineux (Lactarius fuliginosus)                        

Chapeau : jusqu'à 10 cm, gris-brun mastic, hémisphérique, puis aplati et bosselé, se déprimant en entonnoir. Son revêtement est
sec et légèrement velouté.
Pied : cylindrique, s'amincissant à la base, plus pâle que le chapeau. il est couvert d'une poudre blanchâtre et grise avec le temps.
Lames : crème, peu serrées, roussissant avec l'âge.
Chair : blanche, devenant rose à la cassure. Le lait blanc qui s'écoule rosit lentement.
Spores : ocre, globuleuses et ornées.

    Cette espèce est commune sous les feuillus (chênes, hêtres, châtaigniers) et les conifères (épicéas), en lisière des bois ou dans les prés humides et ombragés. Son chapeau gris-brun plus ou moins foncé, presque olivâtre parfois, peut porter des taches claires, décolorées.
    Une variété plus sombre de ce Lactaire s'épanouit dans les sapinières de montagne, en particulier dans le Jura. L'âcreté de l'espèce en fait un comestible assez médiocre.

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LES LACTAIRES
NOMS LATINS                  NOMS FRANCAIS
 

Lactarius acerrimus Britzelm. Lactaire à lames interveinées
Lactarius acris  (Bolton : Fr.) Gray Lactaire âcre
Lactarius albocarneus Britzelmayr Lactaire glutineux
Lactarius alpinus Peck Lactaire des aulnes verts
Lactarius aquizonatus Kytövuori Lactaire citron pâle
Lactarius aspideus  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire des saules
Lactarius atlanticus Bon Lactaire des chênes verts
Lactarius aurantiacus (Pers. : Fr.) Fr. Lactaire orangé
Lactarius aurantiofulvus Blum ex Bon Lactaire fauve orangé
Lactarius azonites (Bull.) Fr. Lactaire à pied blanc
Lactarius badiosanguineus Kühner et Romagnesi Lactaire rouge sombre
Lactarius bertillonii  (Neuhoff ex Z.Schaefer) Bon Lactaire fruité
Lactarius blennius  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire muqueux
Lactarius bresadolanus Singer Lactaire zoné des épicéas
Lactarius brunneohepaticus Moser Lactaire hépatique des aulnes verts
Lactarius camphoratus (Bulliard) Fr. Lactaire à odeur de chicorée
Lactarius chrysorrheus Fr. Lactaire à lait jaunissant
Lactarius circellatus Fr. Lactaire cerclé
Lactarius cistophilus Bon et Trimbach Lactaire des cistes
Lactarius citriolens  Pouzar Lactaire à odeur de citron
Lactarius controversus (Pers. : Fr.) Pers. Lactaire des peupliers
Lactarius cremor  Fr. Lactaire cannelé
Lactarius cyathuliformis Bon Lactaire petite coupe
Lactarius decipiens  Quélet Lactaire trompeur
Lactarius deliciosus  (L. : Fr.) Gray Lactaire délicieux
Lactarius deterrimus Gröger Lactaire des épicéas
Lactarius dryadophilus Kühner Lactaire des dryades
Lactarius evosmus  Kühner et Romagnesi Lactaire à odeur de pomme
Lactarius flavidus  Boudier Lactaire jaunâtre
Lactarius flexuosus Fr. Lactaire flexueux
Lactarius fluens  Boudier Lactaire pisse-lait
Lactarius fuliginosus (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire fuligineux
Lactarius fulvissimus Romagnesi Lactaire fauve
Lactarius fuscus  Rolland Lactaire brun
Lactarius glaucescens (Crossland) Pearson Lactaire verdissant
Lactarius glyciosmus (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire à odeur de noix de coco
Lactarius helvus  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire à odeur de céleri
Lactarius hepaticus  Plowright Lactaire hépatique
Lactarius hysginus  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire cireux
Lactarius ilicis  Sarnari Lactaire livide
Lactarius intermedius (Fr.->) Cooke Lactaire des sapins
Lactarius lacunarum Hora Lactaire des bourbiers
Lactarius lepidotus  Hesler et Smith Lactaire gris des aulnes verts
Lactarius lignyotus  Fr. Lactaire velours
Lactarius lilacinus  (Lasch : Fr.) Fr. Lactaire lilacin
Lactarius luridus  (Pers. : Fr.) Gray Lactaire blafard
Lactarius luteolus Peck Lactaire salissant
Lactarius mairei  Malençon Lactaire à poil ras
Lactarius mediterraneensis Llistosella et Bellu Lactaire méridional
Lactarius mitissimus  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire très doux
Lactarius musteus  Fr. Lactaire pâle des tourbières
Lactarius nanus  Favre Lactaire nain
Lactarius necator  (Bulliard : Fr.) Pers. Lactaire plombé
Lactarius obscuratus (Lasch : Fr.) Fr. Lactaire olivâtre
Lactarius oedohyphosus Izderda & Noordel. Lactaire des tourbières
Lactarius omphaliformis Romagnesi Lactaire ombiliqué
Lactarius pallidus  (Pers. : Fr.) Fr. Lactaire pâle
Lactarius pergamenus (Swartz : Fr.) Fr. Lactaire parcheminé
Lactarius picinus  Fr. Lactaire enfumé
Lactarius piperatus  (Fr. : Fr.) Pers. Lactaire poivré
Lactarius porninsis  Rolland Lactaire des mélèzes
Lactarius pterosporus Romagnesi Lactaire ridulé
Lactarius pubescens (Schrad.) Fr. Lactaire pubescent
Lactarius pyrogalus (Bulliard : Fr.) Fr. Lactaire à lait brûlant
Lactarius quieticolor Romagnesi Lactaire orangé gris
Lactarius quietus  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire à odeur de punaise
Lactarius repraesentaneus Britzelmayr Lactaire remarquable
Lactarius robertianus Bon Lactaire brun-violet
Lactarius romagnesii Bon Lactaire très sombre
Lactarius roseozonatus (V.Post) Bataille Lactaire zoné de rose
Lactarius rubrocinctus (Fr.) Lange Lactaire à ceinture rouge
Lactarius rufus  (Scopoli : Fr.) Fr. Lactaire roux
Lactarius rugatus  Kühner et Romagnesi Lactaire flamboyant
Lactarius ruginosus  Romagnesi Lactaire festonné
Lactarius salmonicolor Heim et Leclair Lactaire saumon
Lactarius sanguifluus (Paulet) Fr. Lactaire sanguin
Lactarius scoticus  Berkeley et Broome Lactaire des hauts-marais
Lactarius scrobiculatus (Scopoli : Fr.) Fr. Lactaire à fossettes
Lactarius semisanguifluus Heim et Lecl. Lactaire semi-sanguin
Lactarius serifluus  (Dc. : Fr.) Fr. Lactaire petit-lait
Lactarius sphagneti  (Fr.) Gröger Lactaire des sphaignes
Lactarius spinosulus Quélet Lactaire épineux
Lactarius subdulcis  (Pers. : Fr.) Gray Lactaire caoutchouc
Lactarius subsericatus Kühner et Romagnesi ex Bon Lactaire soyeux
Lactarius subumbonatus Lindgr. Lactaire chagriné
Lactarius tabidus  Fr. Lactaire chiffonné
Lactarius tesquorum Malençon Lactaire des maquis
Lactarius torminosus (Schaeffer : Fr.) Pers. Lactaire à toison
Lactarius trivialis  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire trivial
Lactarius uvidus  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire humide
Lactarius vellereus var.hometii (Gillet) Bon Lactaire velouté à lait rosissant
Lactarius vellereus  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire velouté
Lactarius vietus  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire fané
Lactarius vinosus  Quélet Lactaire vineux
Lactarius violascens (Otto : Fr.) Fr. Lactaire violascent
Lactarius volemus  (Fr. : Fr.) Fr. Lactaire à lait abondant
Lactarius zonarius  (Bulliard) Fr. Lactaire zoné

 

Et l'indispensable complément de l'excellent site de pharmanatur.com    

Le genre Lactarius Pers. en Europe
Liste des espèces citées*

Lactarius acerrimus : Lactaire très âcre
Lactarius acerrimus f. scrobipileus
Lactarius acris : Lactaire âcre
Lactarius albocarneus : Lactaire glutineux = Lactarius glutinopallens F.H. Møller & J.E. Lange 
Lactarius alpinus : Lactaire jaune, Lactaire alpin = Lactarius kuehneri Josserand = Lactarius alpigenes Kühner 
Lactarius aquizonatus 
Lactaire zoné aqueux
Lactarius aspideus : Lactaire des saules, Lactaire en bouclier
Lactarius atlanticus Lactaire atlantique
Lactarius aurantiacus (Pers.) Gray 
Lactaire orangé 
Lactarius aurantiofulvus Lactaire fauve-orangé
Lactarius auriolla Kytöv.
Lactarius azonites 
Lactaire à pied blanc = Lactarius fuliginosus var. albipes (J.E. Lange) Bon
Lactarius azonites 
f. virgineus   
Lactarius badiosanguineus : Lactaire bai-sanguin
Lactarius bertillonii : Lactaire de Bertillon
Lactarius bertillonii 
var. queletii 
Lactarius blennius : Lactaire muqueux
Lactarius blennius f. virescens  : Lactaire muqueux f. verdâtre
Lactarius brittanicus : Lactaire soyeux = Lactarius subsericatus Kühner & Romagnesi ex M. Bon
Lactarius britannicus f. pseudofulvissimus  : Lactaire proche de Lactarius fulvissimus
                                            
Lactarius subsericatus var. pseudofulvissimus M. Bon
Lactarius brunneohepaticus : Lactaire hépatique des aulnes verts, Lactaire brun-rouge 
Lactarius camphoratus : Lactaire camphré 
Lactarius chrysorrheus 
: Lactaire à lait jaune d'or
Lactarius cimicarius : Lactaire à odeur de punaise 

Lactarius circellatus : Lactaire cerclé
Lactarius cistophilus 
: Lactaire des cistes
Lactarius citriolens : Lactaire à odeur de citron
Lactarius clethrophilus : Lactaire des aulnes
Lactarius controversus : Lactaire controversé
Lactarius cremor : Lactaire à odeur de lierre, lactaire cannelé Lactarius rostratus Heilm.-Claus. 
Lactarius cyanopus Basso 
: Lactaire à pied bleu 
Lactarius cyathuliformis : Lactaire en forme de coupe 
Lactarius decipiens : Lactaire trompeur

Lactarius deliciosus 
: Lactaire délicieux : Lactaire délicieux
Lactarius deliciosus 
var. rubescens : Lactaire délicieux var. à lait rougissant
Lactarius deterrimus
 : Lactaire détestable
Lactarius dryadophilus Kühner 
: Lactaire des dryades (Dryas octopetala)
Lactarius duplicatus A.H. Sm.
 
Lactarius evosmus : Lactaire à odeur agréable
Lactarius fascinans : Lactaire charmant
Lactarius favrei : Lactaire de Jahn, Lactaire de Favre
 = Lactarius scoticus Berk. & Broome
Lactarius fennoscandicus Verbeken & Vesterh. 
: Lactaire de Fenno-Scandinavie 
Lactarius flavidus : Lactaire jaunâtre
Lactarius flavoaspideus Kytöv 
Lactarius flav
opalustris
Lactarius flexuosus : Lactaire à marge flexueuse
Lactarius fluens : Lactaire coulant
Lactarius fraxineus Romagn. : Lactaire du frêne
Lactarius fuliginosus : Lactaire fuligineux
Lactarius fulvissimus : Lactaire très fauve
Lactarius fuscus : Lactaire sombre, Lactaire brun
Lactarius glaucescens : Lactaire verdissant, Lactaire glaucescent
Lactarius glyciosmus : Lactaire à odeur de noix de coco
Lactarius helodes : Lactaire des marais
Lactarius helvus : Lactaire à odeur de chicorée 
Lactarius hemicyaneus : Lactaire à moitié bleu = Lactarius quieticolor var. hemicyaneus (Romagn.) Basso
Lactarius hepaticus : Lactaire hépatique
Lactarius hysginoides Korhonen & T. Ulvinen 
: Lactaire semblable à Lactarius hysginus 
Lactarius hysginus : Lactaire à odeur de bougie 
Lactarius curtus Britz.
Lactarius ichoratus : Lactaire sang des dieux, Lactaire ichoreux
 
Lactarius illyricus 
: Lactaire d'Illyrie 
Lactarius ilicis : Lactaire du chêne vert
Lactarius intermedius : Lactaire des sapins, Lactaire intermédiaire
Lactarius lacunarum : Lactaire des ornières
Lactarius lanceolatus O.K. Mill. & Laursen 
: Lactaire lancéolé
Lactarius leoninus
 Verbeken & E. Horak : Lactaire couleur de lion
Lactarius lepidotus
Lactarius lignyotus 
Lactaire velours, Lactaire couleur de suie
Lactarius lilacinus : Lactaire lilacin
Lactarius luridus : Lactaire blafard 
Lactarius luteolus : Lactaire jaunâtre
Lactarius mairei Malençon 
: Lactaire à poils raides, Lactaire de Maire
Lactarius mairei var. zonatus : Lactaire de Maire var. zonée Lactarius mairei f. zonatus (A. Pearson) D.A. Reid 
Lactarius mediterraneensis : Lactaire méditerranéen
Lactarius mitissimus : Lactaire très doux 
Lactarius musteus : Lactaire pâle des tourbières, Lactaire à lait doux
Lactarius nanus 
: Lactaire nain
Lactarius obscuratus : Lactaire olivâtre 
Lactarius obscuratus var. radiatus  : Lactaire strié 
Lactarius obscuratus 
var. subalpinus : Lactaire olivâtre var. subalpine Lactarius radiatus f. alnobetulae M. Bon 
Lactarius olivinus Kytöv.
Lactarius omphaliformis : Lactaire ombiliqué

 
Lactarius pallidus : Lactaire pâle 
Lactarius pergamenus : Lactaire parcheminé
Lactarius picinus : Lactaire enfumé, Lactaire couleur de poix
Lactarius pilatii Z. Schaef.
Lactarius pinastri Romagnesi
Lactarius piperatus : Lactaire poivré 
Lactarius porninsis
 : Lactaire des mélèzes 
Lactarius pseudoscrobiculatus : Lactaire semblable à Lactarius scrobiculatus
Lactarius pseudouvidus 
: Lactaire
 semblable à Lactarius uvidus 
Lactarius pterosporus : Lactaire ridulé, Lactaire à spores ailées
Lactarius pubescens : Lactaire pubescent = Lactarius blumii Bon
 
Lactarius pyrogalus 
: Lactaire à lait brûlant Lactarius hortensis Velenovsky
Lactarius quieticolor : Lactaire couleur de Lactarius quietus
Lactarius quieticolor 
f. semisanguinascens
Lactarius quietus : Lactaire tranquille
Lactarius repraesentaneus : Lactaire remarquable
Lactarius resimus (Fr.) Fr. 
: Lactaire recourbé 
Lactarius robertianus : Lactaire de Robert Kühner = = Lactarius brunneoviolaceus M.P. Christ.
Lactarius romagnesii : Lactaire de Romagnési, 
Lactaire très sombre Lactarius speciosus (J.E. Lange) Romagnesi [illeg.] 
Lactarius roseozonatus : Lactaire zoné de rose =  Lactarius flexuosus var. roseozonatus von Post
Lactarius rubrocinctus : Lactaire cerné de rouge
Lactarius rufus : Lactaire roux
Lactarius rugatus Lactaire flamboyant, Lactaire rugueux
Lactarius ruginosus : Lactaire festonné, Lactaire à marge festonnée
Lactarius salicis-herbaceae Kühner : Lactaire du saule herbacé
Lactarius salicis-reticulatae Kühner : Lactaire du saule réticulé Lactarius aspideoides Kühner 
Lactarius salmonicolor : Lactaire couleur de saumon

Lactarius sanguifluus : Lactaire sanguin = Lactarius sanguifluus var. violaceus (Barla) Basso
Lactarius sanguineovirescens

Lactarius scrobiculatus : Lactaire à fossettes, Lactaire scrobiculé
Lactarius semisanguifluus : Lactaire à demi-sanguin
Lactarius serifluus : Lactaire à lait séreux
Lactarius sphagneti : Lactaire des sphaignes
Lactarius spinosulus : Lactaire spinuleux
Lactarius spurius  
Lactarius subcircellatus Kühner 
: Lactaire semblable à Lactarius circellatus 
Lactarius subdulcis : Lactaire caoutchouc, Lactaire presque doux
Lactarius subruginosus : Lactaire semblable à Lactarius ruginosus
Lactarius syringinus Z. Schaef.
Lactarius tabidus : Lactaire dépérissant, Lactaire fané
Lactarius terenopus Romagn.
Lactarius tesquorum : Lactaire des maquis
Lactarius theiogalus : Lactaire à lait jaunissant, Lactaire des tourbières = Lactarius oedehyphosus Izderda & Noordeloos
Lactarius tithymalinus 
Lactarius torminosus : Lactaire à toison, Lactaire aux coliques
Lactarius torminosulus Knudsen & T. Borgen 
Lactarius trivialis : Lactaire trivial, Lactaire vulgaire
Lactarius tuomikoskii : Lactaire de Tuomikoski
Lactarius turpis : Lactaire plombé = Lactarius necator (Bull. : Fr.) Pers.  = Lactarius plumbeus (Bull. : Fr.) S.F. Gray
Lactarius utilis
Lactarius uvidus : Lactaire humide 
Lactarius uvidus var. candidulus
Lactarius vellereus : Lactaire velouté
Lactarius vellereus var. hometii = Lactarius hometii Gillet
Lactarius vietus : Lactaire fané
Lactarius vinosus : Lactaire vineux
Lactarius violascens 
: Lactaire violascent
Lactarius volemus : Lactaire à lait abondant, Vachotte
 
Lactarius zonarioides 
Lactaire zoné des épicéas, Lactaire de Bresadola = Lactarius bresadolanus Singer [inval.] 
Lactarius zonarius 
: Lactaire zoné
Lactarius zonarius 
f. scrobipes : Lactaire zoné f. à pied scrobiculé  
                    = Lactarius scrobipes (Kühner & Romagnesi) ex Kühner & Romagnesi
 
Lactarius zugazae

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Publié par Paul Keirn - dans CHAMPIGNONS
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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 07:37
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 23:33

Exercice-de-cueillette-des-chapignons.jpg

Il faisait drôlement gris ce jour-là après quelques jours de pluies. Mais les Lactaires étaient au rendez-vous. Encore fallait-il les voir. Toujours accompagné de mon guide, au féminin, qui compte plusieurs décennies de cueillette, nous partons. Dès qu'elle détecte la présence d'un "délicieux" ou d'un "sanguins", elle m'appelle et je dois trouver. Généralement, je finis par trouver. Mais pas toujours ! C'est à vous de jouer. Trouverez-vous sur la première ou la deuxième photo le Lactaire qui se cache ? Les images sont cliquables pour mieux observer.

test cueillir des lactaires (1)

 

test cueillir des lactaires (2)

 

test cueillir des lactaires (3)

 

test cueillir des lactaires (4)

 

test cueillir des lactaires (5)

 

test cueillir des lactaires (6)

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:08

 

Et où elle est la morille ? Pas toujours facile de trouver une morille du premier coup d'oeil ! Cherchez et si vous ne la trouvez pas, passer le curseur de la souris sur la photo...
Ce n'est plus la saison, mais faut pas perdre le coup d'oeil. 

 

 

 

 

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Natures-alerte-info.jpg  20 janvier 2013
Morilles de culture ! Elles poussent !

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 18:08

vignette lactaire delicieux natures paul keirn

Un délicieux Lactaire : le "Lactaire délicieux" (Lactarius deliciosus) encore appelé "safran", "safrané" ou "marseillais" au "lait" orange. Au "lait rouge", il s'agit du "sanguin" (Lactarius sanguifluus).

A en juger par les statistiques du site, vous êtes nombreux à taper "recette lactaire délicieux" ou "lactaires sanguins" sur Google ! Une saison particulièrement tardive dans le sud-est de la france (septembre ayant été sec, octobre trop pluvieux). Il aura fallu, pour cette saison 2011, attendre le début décembre pour cueillir un à deux kilos de champignons par sortie (je parle ici pour le massif de la Sainte-Baume). Dans le Périgord, le délicieux et le safrané ont été cueillis par tonnes. Un grande saison !

lactaires délicieux in natures paul keirn (01)

Les flancs des ravines (zones plus inclinées que d'autres) sont les meilleurs endroits dans les collines : le champignon apparaît à l'endroit où l'humidité est "parfaite". Il n'est pas rare de trouver plusieurs champignons au même niveau d'humidité (bord de la ravine, plus sec ; bas, plus humide). Ici un biotope "acide" où l'on retouve parmi un mélange de pins et de chêne sessile, les plantes des sols sableux acides : fougères, brandes, bruyère, asperge sauvage).

lactaires délicieux in natures paul keirn (02)

Avant de le couper, on peut se tromper sur son identité. Il peut s'agir d'un lactaire à lait jaune (non comestible)

lactaires délicieux in natures paul keirn (03)

Mais dès qu'on le retourne...On sait. Ici un "safrané", le lactaire délicieux. Les doigts se marquent de couelur orange.

lactaires délicieux in natures paul keirn (04)

Un chapeau bien "zoné".

 

lactaires délicieux in natures paul keirn (05)

Pas difficile non plus à découvrir. Encore faut-il ne pas marcher à grandes enjambée, mais à tous petits pas, un pied devant l'autre, comme les meilleurs cueilleurs vus à l'oeuvre.

lactaires délicieux in natures paul keirn (08)

Sans doute un safrané ? 

lactaires délicieux in natures paul keirn (09)

Bingo ! Le lait orange vif confirme l'identification (ou "détermination")

lactaires délicieux in natures paul keirn (10)

Très frais ! Belle taille. Les champignons "vieux" peuvent être dangereux même s'ils font partie des comestibles. Il faut...les jeter.

lactaires délicieux in natures paul keirn (11)

Parfaitement sain.

lactaires délicieux in natures paul keirn (12)

Ah ! Plus difficile, non ? Près de la pomme de pin ? Non ! A gauche de la petite branche.

lactaires délicieux in natures paul keirn (13)

Il ne peut plus échapper !

lactaires délicieux in natures paul keirn (14)

Une apparence moins orangée...Pas de zone verte sur le chapeau, qui désigneraient un lactaire sanguin. 

lactaires délicieux in natures paul keirn (15)

Un Lactaire bien sûr, avec du lait orange, mais pas forcément un "délicieux". Nous en reparlerons.

lactaires délicieux in natures paul keirn (16)

Celuici n'est pas vraiment caché ! 

lactaires délicieux in natures paul keirn (17)

Le même soigneusement coupé (et non arraché). Superbe délicieux.

lactaires délicieux in natures paul keirn (18)

chapeau parfait

lactaires délicieux in natures paul keirn (19)

Deux heures avant de les cuisiner, les laver et les étendre sur une feuille de papier absorbant. 
Je dis bien LES LAVER ! Tous les produits de la nature vivant au sol doivent être lavés pour éviter de contracter l'échinoccocose, maladie transmises par les déjections des renards. Une maladie qui atteint le foie et est finalement mortelle.

lactaires délicieux in natures paul keirn (21)

Les "pissacans" ont été ajoutés. Ici des Suillius collinitus, le bolet des collines, cuit pané dans la farine.

lactaires délicieux in natures paul keirn (23)

Sans oublier, l'ail, le persil et dans le sud-est l'incontournable et délicieuse huile d'olive !...
Bonne cueillette : les Lactaires délicieux et sanguins peuvent être ramassé jusqu'à la mi-janvier. 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 18:20

recette pissacans (9)

Recueillir des recettes anciennes ? Transmettre ! Un maître-mot pour que la culture se maintienne.

Les pissacans (champignons de la famille des Bolets et du genre Suillus) font partie de la culture varoise (sans oublier les Lactaires sanguins). Aujourd'hui, découverte de la recette la plus classique dans la région sud-ouest de Brignoles, zone du Val d'Issole (regroupant les communes de Garéoult, Rocbaron, Sainte-Anastasie, la Roquebrussanne, Mazaugues, Méounes et Néoules).

 

recette pissacans (2)

Vue de la colline proche de la Glacière Pivaut (Massif de la Sainte-Baume - Var)

recette pissacans (1)

Une zone au sol acide (pins, houx, fougères, bruyère sur sol sableux)

recette pissacans (6)

A remarquer : la trace faite par le pouce, à droite. Pas de changement de couleur : on dit que les pores sont "immuables". A faire avec la chair du chapeau et la chair du pied (aussi appelé stipe). L'immuabilité est une des vlés de la détermination d'un champignon dans la base de donnée MycoDB)

recette pissacans (7)

Identifié comme un Suillius collinitus (Bolet des collines) de la famille des Bolets, genre Suillius.
Le terme "pissacan" recouvre toute le genre Suillius dans le langage courant allant des Cévennes aux Alpes-Maritimes en passant par la Provence. 

Les « pissacans panés ».

Après l'identification, on ne peut plus rapide chez le personnes qui les cueillent depuis plus de 30 ans, ce qui est le cas de notre cuisinière, ayant appris de sa belle-mère, aujourd'hui âgée de 87 ans. Qui elle même...etc.

 

Première opération : retirer les tubes du pissacan

Pourquoi ? Ils rendent trop d'eau.

Le chapeau est découpé en lames de 1 cm d'épaisseur

Le pied est découpé en lamelle de 5 mm d'épaisseur.

Dans une assiette on verse de la farine sur environ un centimètre.

Les lamelles de champignons sont posées et appuyées sur la farine. On répète la même opération après les avoir retournées. Pendant ce temps une poêle est mise à chauffer (environ 1 cm d'huile à la saveur neutre).

Les lamelles de champignons sont posées une à une dans l'huile portée à bonne température (140-160°). A l'aide d'une spatule on appuie sur les champignons pour leur faire rendre le plus d'eau possible, puis retournés. C'est cette opération qui désigne le vocable « pané », ce qui est assez inhabituel.

 

D'autres champignons peuvent ainsi griller doucement, tels que des Lactaires sanguins. Y compris dans la même poêle.

On remarque qu'il n'y a ni ail , ni persil. Evidemment, ces ingrédients ne peuvent qu'améliorer la recette, mais ce n'est ici pas la coutume. 

 

Dans les années 1970, les pissacans et les sanguins étaient ramassés par cagettes entières, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Signe de pollution accrue.

Il convenait alors de les faire sécher pour en pas en perdre. Découpé en lamelles de 6 à 8 millimètres, elles étaient posées dans un cageot et placée dans un coin inutilisé du jardin, bien aéré.

Un fois séchées les lamelles rejoignaient un flacon quelconque, soigneusement fermé.

Un trempage d'une demi-journée permettait de les réhydrater pour le repas du soir.

Si vous connaissez une autre recette, faites-le moi savoir, pour que tout le monde en profite. A bientôt.

Paul

paul.keirn@gmail.com

 

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