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Natures Paul Keirn

Soutien à Julian Assange - Fondateur de Wikileaks - in ONG-HUMANITAIRE Rubio & NATURES Paul Keirn

24 Août 2012 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #Indignés !

Posté par  Francisco RUBIO du site  ONG-HUMANITAIRE

Julian Assange fondateur de WikiLeaks in ong humanitaire ru

 

 

Pour Julian Assange

 

Je ne connais pas Julian Assange. Je sais simplement, comme chacun d’entre nous, qu’il est le fondateur de Wikileaks et par une émission récente de télévision que c’est un personnage insupportable, à la personnalité complexe avec disons, pour faire simple, un ego surdimensionné. Ses anciens associés dans Wikileaks le décrivent comme autoritaire ayant perdu tout sens de la mesure après la réussite de Wilikeaks et n’écoutant que lui-même. Je ne sais pas. J’imagine aisément que toute aventure humaine entreprise à plusieurs qui se solde par un immense succès suscite très rapidement des rivalités entre les fondateurs chacun envisageant l’avenir de l’entreprise d’une façon différente pour des raisons humaines évidentes. Il y a les prudents qui veulent gérer en bon  père de famille, les audacieux, ceux qui font cela pour l’amour de l’invention etc. 

 

Peu importe. Wikileaks grâce à Julian  Assange a été un formidable moyen d’information planétaire et il n’est pas sans intérêt que ce soit un anglo-saxon, Julian est australien me dit-on, qui ait dirigé cette entreprise. En effet, comme chacun sait les anglo-saxons sont devenus les champions de la presse d’investigation et de la « redevabilité », ce souci de rendre compte à la population. Un maître mot, surtout dans la bouche des dirigeants politiques des pays de cette zone. Chacun est tenu d’être transparent, de ne rien dissimuler. Aujourd’hui les politiques utilisent sans bornes le tweet, les réseaux sociaux, Facebook etc. Les bourdes, volontaires ou non se multiplient. L’essentiel est de garder 24/24 et 7/7 le contact avec le public. Moyennant quoi ils communiquent sur tout et n’importe quoi, sauf peut être l’essentiel. 
 

wikileaks-julian-assange-time-cover

Quoi qu’il en soit Wikileaks a été un formidable « boomerang » car pour une fois il y a de la vraie information. De l’information qui nous intéresse. Là les politiques nous disent qu’ils ne veulent plus jouer à informer et que nous avions mal compris. Que la liberté de l’information était la liberté de diffuser leurs informations. 
 

Il était donc temps pour eux de mettre un terme à l’aventure Wikileaks ! D’une façon honteuse les chantres de la transparence, les autorités suédoises,  ont donc monté de toute pièce avec l’appui des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne une  opération d’élimination de Julian Assange. L’affaire était bien ficelée. Les anglais à la demande des autorités suédoises arrêtent Assange pour une prétendue affaire de viol, donc les féministes si puissantes aux Etats-Unis et en Suède ne pouvaient que se réjouir ou au mieux ne rien dire et les démocrates ne pouvaient que s’effacer face à des poursuites aussi peu glorieuses.  

 

A mon avis les autorités suédoises auraient été encore mieux avisées de demander une extradition pour pédophilie ! Mais...Peut-être un peu dangereux, osé, pour un  pays qui fait du tourisme sexuel en Asie un sport national. Peut-être les autorités craignaient-elles des révélations dans Wikileaks !!!

 Wikileaks-founder-Julian

Quoiqu’il en soit la « ficelle » est un  peu grosse et chacun sait que la destination finale de Julian Assange aurait été les USA où non seulement il n’aurait pas eu un procès équitable mais ou sa vie aurait été en danger. Un assassinat ciblé de la CIA ou du FBI n’était pas à exclure. De ce côté-là Obama n’a rien à envier à GW Bush.

N’oublions pas que malgré les promesses d’Obama les Etats-Unis sont les heureux propriétaires du camp de Guantanamo sur l’Île de Cuba une parfaite insulte à la légalité la plus basique y compris par rapport au droit américain.

Il faut donc rendre hommage ici à ce petit pays qu’est l’Equateur qui, pour le moment en tout cas, sauve l’honneur des démocraties en accordant à Julian Assange l’asile politique en s’appuyant sur des arguments de droit très précis : à savoir l’absence de garanties pour la vie de Julian Assange et l’absence de garanties quant à un procès équitable aux Etats-Unis. Sévère leçon pour nos amis anglais, américains et suédois. Humiliante déconvenue ! Car il faut que ce soit un modeste pays d’Amérique Latine qui viennent ici rappeler à leurs devoirs les dirigeants des grandes démocraties occidentales. 

Alors oui, je suis aujourd’hui un inconditionnel de Julian Assange de la même façon que je soutiens les « Pussy Riot ».

      julian assange

Il faut que les « Julian Assange » se multiplient dans le monde et qu’enfin l’information circule, c'est-à-dire la vraie information, celle qui dérange. Le secret d’état et le fait du prince n’ont plus lieux d’être aujourd’hui.

 

Francisco Rubio.

Maître de conférences à l’université du Mans.

 

DOCUMENTS

 

   

Je suis ici parce que je ne peux pas être plus proche de vous. Je vous remercie d'être ici. Nous vous remercions de votre détermination et de votre générosité.

Le mercredi soir, après une menace a été envoyée à l'ambassade, et la police est descendu sur le bâtiment, vous êtes venu au milieu de la nuit pour veiller sur elle, et vous a fait les yeux du monde avec vous.

A l'intérieur de l'ambassade, à la nuit tombée, je pouvais entendre les équipes de la police se mettre en place dans les bâtiments grâce à l'escalier de secours interne, mais je savais qu'il y aurait des témoins. Et c'est à grâce à vous. Si le Royaume-Uni n'a pas jeté les Conventions de Vienne aux orties, l'autre soir, c'est parce que le monde est attentif.

La prochaine fois que quelqu'un vous dit qu'il est inutile de défendre ces droits qui nous sont chèrs, rappeler leur votre veillée dans l'obscurité devant l'ambassade de l'Équateur, et comment, le matin, le soleil s'est levé sur un monde différent, et comment une courageuse nation latino-américaine a pris position pour la justice.

Et donc, pour ces braves gens. Je remercie le président Correa pour le courage dont il a fait preuve lors de l'examen et de m'avoir accordé l'asile politique.

Et je remercie le gouvernement et le ministre des Affaires étrangères, Ricardo Patiño, qui ont réaffirmé la Constitution équatorienne et c'est notion de droits universels, dans leur examen de mon cas. Et pour le peuple équatorien pour soutenir et défendre la présente Constitution.

Et j'ai une dette de gratitude envers le personnel de cette ambassade, dont les familles vivent à Londres, qui m'ont montré de l'hospitalité et de la gentillesse malgré les menaces qu'ils ont reçu.

Ce vendredi, il y aura une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de l'Amérique latine à Washington DC, pour remédier à cette situation. Et je suis reconnaissant pour les peuples et les gouvernements de l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, El Salvador, Honduras, Mexique , au Nicaragua, à l'Argentine, au Pérou, au Chili, au Venezuela, à la Colombie et à tous les autres pays latino-américains qui sont venus pour défendre les droits de l'asile. 

Pour les citoyens des États-Unis, le Royaume-Uni, la Suède et la France, qui ont m'ont soutenu avec force, même si leurs gouvernements ne l'ont pas fait. Et ces têtes plus sages au sein du gouvernement qui se battent encore pour la justice. Votre jour viendra. Pour le personnel, les partisans et les sources de WikiLeaks, dont le courage et l'engagement et la loyauté n'ont pas vu d'égal. Pour ma famille et à mes enfants qui ont été privés de leur père. Pardonnez-moi. Nous reviendrons bientôt. Comme WikiLeaks est menacée, tout comme la liberté d'expression, et la santé de nos sociétés.


Nous devons utiliser ce moment pour exprimer le choix qui est présenté au gouvernement des États-Unis d'Amérique : sera-ce le retour et la réaffirmation des valeurs sur lesquelles wikileaks a été fondée ? Ou sera-ce un pas dans le précipice, nous faisant tous glisser dans un monde dangereux et oppressif, dans lequel les journalistes se taisent de crainte des poursuites et où les citoyens se doivent de murmurer dans le noir?

Je dis qu'il lui faut rebrousser chemin. Je demande le président Obama de faire le bon choix. Les Etats-Unis doivent renoncer à sa chasse aux sorcières contre WikiLeaks. Les États-Unis doivent dissoudre l'enquête du FBI est. Les Etats-Unis doivent jurer qu'ils ne chercheront pas à poursuivre notre personnel, nos supporters. Les Etats-Unis doivent s'engager devant le monde qu'il ne poursuivront pas les journalistes pour faire briller une lumière sur les crimes secrets des puissants.

Il n'y a pas plus stupide que de poursuivre les médias, que ce soit Wikileaks ou le New York Times. 

La guerre des administrations américaines faites aux dénonciateurs doit cesser.

Thomas Drake, William Binney, et John Kirakou ainsi que les autres héroïques dénonciateurs aux États-Unis ne devraient-ils pas être graciés et obtenir des compensations pour les épreuves endurées au service du public ?

Et l'armée privée qui reste dans une prison militaire de Fort Leavenworth (Kansas), qui a été trouvée par l'ONU d'avoir enduré des mois de détention tortueux à Quantico (Virginie), et qui n'a pas encore-au bout de deux ans de prison, pour voir un procès , doivent être annulée.

Et si Bradley Manning vraiment comme il est accusé, il est un héros, un exemple pour nous tous, et l'un des leaders mondiaux des prisonniers politiques. Bradley Manning doit être libéré. ​​Le jeudi, mon ami, Nabeel Rajab, a été condamné à 3 ans pour un tweet.

Vendredi, un groupe russe (les Riot Pussy) ont été condamnés à 2 ans de prison pour un performance politique.

Il y a unité dans l'oppression. Il doit y avoir une unité et une détermination absolue dans la réponse.


      Julian+Assange+Appears+Court+Extradition in ong humanitaire

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