Vendredi 22 juin 2012
5
22
/06
/Juin
/2012 15:48
Partout en France et dans les pays de l'Europe les initiatives locales faisant la part belle au bio, au durable, se
multiplient. Le maillage se ressère d'année en année. La pression écologique est même intégrée au marketing des grandes surfaces ; le bio et le "local" s'imposent peu à peu. Mais à l'échelle
mondiale, le constat est plutôt désastreux. Entre les multinationales carburant au profit à court terme et les états - soit corrompus, soit soucieux d'accéder à la modernité - les résultats des
actions mondiales oscillent entre nulles et insuffisantes pour éviter l'épuisement des ressources et la destruction de la biosphère. Une vision pessismiste sans doute, mais comment ne pas y
succomber.
Que l'on m'explique comment un monde dirigé d'un main de fer par une économie de marché sans foi ni loi peut conférer à des
instances mondiales à vocation morale une parcelle de pouvoir efficace ? Je ne vois pas.
"La cinquième édition du rapport sur l'Avenir de l'environnement mondial (GEO 5), rendue publique à la
veille de la Conférence Rio+20, a évalué 90 des principaux objectifs et cibles environnementaux et montré que seuls quatre d'entre eux avaient enregistré des progrès
significatifs : la suppression des substances appauvrissant la couche d'ozone, l'élimination du plomb dans les carburants, le renforcement de l'accès à un approvisionnement en eau de
meilleure qualité et la promotion de la recherche en matière de lutte contre la pollution marine."
GEO 5 - L'avenir de l'environnement mondial
Programme des Nations Unies pour l'environnement
Par Paul Keirn
-
Publié dans : ENVIRONNEMENT MONDIAL
0