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Natures Paul Keirn

Le Millepertuis, Herbe de la Saint-Jean, Chasse-démon !

30 Juin 2010 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #PLANTES & ETHNOBOTANIQUE

Millpertuis GP2-1 Herbe de la Saint-Jean (fête des jean "composés", ici Jean-Baptiste, le 24 juin)
Herbe de maint pertuis
Herbe à cent trous
Herbe à mille trous
Herbe percée
Herbe des trois galants
Herbe à la brûlure (le macérât des fleurs dans l'huile soigne les brulures)
Herbe aux piqûres (analgésique)
Chasse-diable ("Fuga daemmonum", fuis démon! ) 
Herbe à la faux (le Millepertuise abîme la lame des faux)."

Le millepertuis est une plante sauvage présente sur la quasi-totalité du globe. Il en existe plus de 400 espèces. Hypericum perforatum  est la plus courante en Europe. C’est aussi cette espèce qui est utilisée en phytothérapie.

Hypericum perforatum est une plante vivace fréquente dans les prés, les champs en jachère ou les friches. On la reconnaît à ses fleurs jaunes composées de 5 pétales et de nombreuses étamines, qui s’épanouissent au moment de la Saint-Jean, soit le 24 juin. les feuilles observées à contre-jour donnent l’impression d’être perforées, du fait de la présence dans l’épaisseur de la feuille de petites glandes translucides (photo ci-contre)

Les fêtes pré-chrétienes rythment les cycles de la nature et leur immuable recommencement dans toutes les cultures de l'Europe. Ce sont les fêtes de solstices : la fin de la période des nuits les plus longues et le retour vers la lumière, l'espoir, autour du 21 décembre; la fête des jours les plus longs et les plus chauds, proches des moissons, le solstice d'été. L'attention des sociétés à mesurer le temps qui passe ou qui revient a associé les périodes aux floraisons. La fleur-symbole du solstice d'été est le millepertuis. Le culte des saints fut le seul moyen d'intégrer les fêtes païennes (de  paganus, paysan) au sein de la nouvelle Eglise, catholique et romaine, à défaut pour pouvoir les faire disparaître.

Les feux de la Saint-Jean - Rocbaron 2010-2406

(Mon petit appareil ne permet pas la prise de vue en lumière faible, sans flash. Connaissant d'avance le résultat, du flou, du flou et encore du flou, je me suis dit pourquoi ne pas en profiter pour faire quelque chose de plus impressionniste ! Quelques dizaines de clichés de la même scène de liesse le soir de la St Jean dans le village de Rocbaron (Var), j'ai choisi celle-ci, où les corps ne sont plus que des aplats d'ocre, des taches de couleur comme les aimeraient les peintres Nabis.)

Le millepertuis est un vrai médicament tant en usage interne qu'externe. En usage externe, il guérit les brulûres et les blessures. En interne, il est un véritable anti-dépresseur, notamment effice dans les dépressions dites "réactionnelles", celles qui sont liées à un événement, à une période de l'année. En opposition avec les dépressions structurelles qui vont chercher dans l'enfance leurs terribles racines.

Mais qui dit médicament dit aussi effets indésirables et donc dangers. La très officielles Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé. Voyons donc son communiqué de presse et les précautions qu'il y a lieu de prendre avec le millpertuis. Nous verrons ensuite comment et pourquoi il agit si fortement :

http://www.afssaps.fr

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L AGENCE FRANCAISE DE SECURITE SANITAIRE ET DES PRODUITS DE SANTE (AFSSAPS)

 


Le millepertuis (Hypericum perforatum ou herbe de Saint-Jean ou St John's wort) est une plante médicinale utilisée en phytothérapie et disponible en officine. Cependant, de nombreux produits à base de millepertuis sont également commercialisés dans certains magasins de diététique, supermarchés ou accessibles sur Internet ou par correspondance.

Cette plante fait l'objet d'une médiatisation croissante axée sur sa possible utilisation dans le traitement des troubles de l'humeur (anxiété, dépression), sans qu'une activité thérapeutique ait pu être réellement démontrée. D'ailleurs, aucune spécialité pharmaceutique à base de millepertuis ne bénéficie d'une autorisation de mise sur le marché en France.

Récemment, plusieurs articles scientifiques publiés dans la presse internationale ont rapporté des cas d'interactions médicamenteuses entre le millepertuis et des médicaments à faible marge thérapeutique notamment la digoxine, la théophylline, les anti-vitamines K, la ciclosporine1, mais aussi des contraceptifs oraux.

Ces interactions sont probablement liées à une induction enzymatique du cytochrome P450 et, dans le cas de la digoxine, à une induction de la glycoprotéine P.

Ces interactions conduisent à la diminution des concentrations plasmatiques et de l'effet thérapeutique de ces médicaments.

A l'inverse, une interruption brutale de la prise de millepertuis peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments, en raison de la suppression de l'effet inducteur du millepertuis. Cette augmentation peut être dangereuse dans certains cas, particulièrement lorsque les médicaments concernés ont une faible marge thérapeutique, comme la ciclosporine, la digoxine, la théophylline ou les anti-vitamines K.

En février 2000, une étude menée aux Etats-Unis chez des volontaires sains rapporte une diminution des taux plasmatiques d'un médicament inhibiteur de la protéase du VIH utilisé dans le traitement du SIDA, l'indinavir (CRIXIVAN7), lors d'une utilisation concomitante avec le millepertuis2. L'administration concomitante de millepertuis avec cet antirétroviral est donc susceptible d'entraîner une diminution de la réponse virologique et le développement de résistances virales chez les patients infectés par le VIH.

A ce jour, aucune information n'est disponible sur l'existence d'une interaction entre le millepertuis et d'autres médicaments antirétroviraux. Néanmoins, au vu du métabolisme et des voies d'élimination des antirétroviraux, il existe un risque d'interaction lorsque ces médicaments sont associés au millepertuis.

En l'état actuel des connaissances, une diminution de l'effet thérapeutique d'autres médicaments associés au millepertuis ne peut pas être exclue.

Par ailleurs, quelques cas de syndrome sérotoninergique ont été rapportés dans la littérature chez des patients âgés traités par un antidépresseur inhibiteur de la recapture de la sérotonine et ayant pris du millepertuis. Ces patients ont développé, dans un délai de 2 à 4 jours, une symptomatologie caractéristique d'un syndrome sérotoninergique (nausées, vertiges, céphalées, anxiété, douleurs abdominales, agitation, confusion mentale). Les symptômes ont régressé après l'arrêt du millepertuis.

Bien qu'aucune donnée ne soit disponible, l'éventualité d'une interaction similaire entre les antidépresseurs autres que les antidépresseurs inhibiteurs de recapture de la sérotonine et le millepertuis ne peut pas être éliminée.

Dans ces conditions, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé fait les recommandations suivantes :

Patients recevant un traitement médicamenteux et ne prenant pas de millepertuis :

les patients traités par indinavir (CRIXIVAN7) et par extrapolation les patients traités par d'autres médicaments antirétroviraux dans le cadre d'une infection à VIH ne doivent pas prendre de millepertuis, étant donné le risque de baisse d'efficacité du traitement antirétroviral et de développement de résistances virales;
les patients traités par un antidépresseur inhibiteur de la recapture de la sérotonine ne doivent pas associer de millepertuis, étant donné le risque de survenue d'un syndrome sérotoninergique potentiellement grave, particulièrement chez les sujets âgés.


il est conseillé aux patientes recevant un médicament contraceptif oral de ne pas associer de millepertuis, étant donné le risque de diminution de l'efficacité contraceptive;


plus généralement, il paraît raisonnable de na pas associer de millepertuis à tout autre traitement médicamenteux, étant donné le risque d'interaction médicamenteuse pouvant se traduire par une baisse d'efficacité des médicaments associés.


Patients recevant un traitement médicamenteux et prenant du millepertuis :

les patients recevant un traitement médicamenteux et prenant du millepertuis ne doivent pas interrompre brutalement la prise de millepertuis sans avis médical. En effet, cette interruption peut induire une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments. Cette augmentation peut s'avérer dangereuse pour les médicaments à faible marge thérapeutique comme la digoxine, la ciclosporine, la théophylline, ou les anti-vitamines K.


Il est demandé aux professionnels de santé :

d'interroger leurs patients sur la prise éventuelle de millepertuis,
de les informer sur ce risque d'interaction médicamenteuse,
de notifier les cas portés à leur connaissance d'interactions médicamenteuses entre le millepertuis et tout médicament au centre régional de pharmacovigilance dont ils dépendent.


1 F. Ruschitzka et al. Acute heart transplant rejection due to saint John's wort. Lancet; 355 : 548-9

2 S. Piscitelli et al. Indinavir concentrations and St John's wort. Lancet; 355 : 547-8.

Contact presse : Henriette CHAIBRIANT 01 55 87 30 18

 

-o0o-

 

Voilà donc le communiqué. Il montre notamment que le millepertuis se comporte comme un anti-dépresseur IRSS (inhibiteur de la recapture de la sérotonine spécifique, et que, de ce fait, il s'ajoute au médicament, comme si l'on doublait les doses.

USAGE EXTERNE

Voyons d'abord l'usage externe. Et la aussi faisons attention : si le millepertuis est souverain pour guérir brulûres et blessures, il est également photosensibilisant. C'est-à-dire qu'après avoir étalé un quelconque baume au millpertuis sur la peau (ou en avoir ingéré) on risque d'être...brulé par le soleil. Un comble !

Comment soigne-t-on les brûlures ? Lisez ceci :

 

La médecine militaire est toujours intéressante, non pas que je voue à l'armée une quelconque dévotion, mais la médecine militaire voit - hélas - de très nombreux cas et utilise des moyens du terrain, souvent d'une rare sobriété. C'est encore plus le cas à la fin du XIXeme, période à laquelle remonte ce texte, pourtant très moderne et surtout marqué par une grande expérience concernant l'huile de Millepertuis.

.../..."c'est surtout dans le traitement des plaies, des brûlures et des ulcères qu'il était estimé. Dioscoride recommandait l'application de Ses feuilles pour guérir les brûlures ; leur décoction était utilisée par les chirurgiens de Montpellier comme un vulnéraire à nul autre pareil"

 

 

 EXTRAIT :

"Depuis plus de dix ans que j'emploie presque exclusivement, dans le traitement des brûlures, une huile préparée avec les sommités fleuries du Millepertuis, il m'est permis d'avancer que les avantages de ce topique peuvent se résumer ainsi :
1°) il diminue les symptômes douloureux par suite d'une action anesthésique locale, légère mais constante, sur les surfaces dénudées ;
2°) il modère les réactions inflammatoires ;
3°) il joue, vis-à-vis des tissus lésés un rôle protecteur, sans en compro- mettre la vitalité, sans déterminer de rétention, ni de suppuration des liquides excrétés ;
4°) il favorise la réparalion du revêtement épidermique. Sans doute m'objectera-t-on que l'huile simple et l'application d'un pansement aseptique suffiraient à produire des résultats identiques: c'est là une question que je me suis posée moi-même ; chez un malade porteur d'une brûlure étendue du second degré, j'ai recouvert une moitié de la partie atteinte de compresses imbibées d'huilestérilisée, l'autre de compresses imbibées d'huile de Millepertuis ; c'est au niveau de cette dernière que la cicatrisation s'est effectuée le plus rapidement, avec le moins de souffrances pour le patient
".

  

 

 

AUTRE RECETTE (plus rapide)

.../..."On met à macérer, pendant trois jours, 500 grammes de sommités fleuries fraîchement cueillies et incisées dans un mélange de 1000 grammes d'huile d'olive et de 500 grammes devin blanc ; puis on soumet le tout à l'ébullition au bain-marie jusqu'à consomption du vin. La liqueur qui résulte de cette opération est d'un beau rouge cramoisi. on en imbibe des compresses de gaze dont on recouvre la région malade"

 

"

Nous allons faire ensemble cette huile, pas à pas. Rien de plus facile 

____________Au passage dans le champ...__________________________

Ail GF 450px

Ail GF agrand 550pix

tetes d'ail GF 1024 Pourquoi laissez passer l'aubaine de l'une des reines des plantes de santé, l'ail ?...

____________________________________________________________

Millerpertuis 1600pix

...Tiges dures et dénudées, de 50 à 80 cm de haut, souvent rougeâtres. Elles se ramifient dans la partie supérieure de la plante qui devient très large.
Les deux arêtes longitudinales de la tige sont caractéristiques de cette sorte d’Hypericum. C’est là que poussent les feuilles sessiles et opposées, de forme oblongue, au bord lisse.

 

Les fleurs jaune d’or se dressent à l’extrêmité des tiges, en formant de larges corymbes composés. Les corolles asymétriques, à cinq pétales, sont également ponctuées de poches sécrétrices. Lorsqu’on écrase les fleurs, il en sort un jus rouge sang, qui colore les doigts en bleu violacé

Les nombreuses étamines sont regroupées en trois petits faisceaux.

La floraison a lieu de fin de juin à septembre

recolte millepertuis
recolte millepertuis 1024 La récolte a été rapide ! Il va falloir retirer les fleurs une à une. Avec un sac plein : un bocal à cornichons de fleurs... 
Je pense à ma grand-mère qui devait faire pareil. A mon père, guérisseur, qui m'a initié aux plantes dès le plus jeune âge, à ma soeur qui m'a fait faire mon premier herbier à six ans. Vieux souvenirs. La passion de l'usage des plantes n'a jamais cessé depuis lors.  fleur après fleur 1024
Huile remplissage GF 1024 Il ne reste plus qu'à remplir le bocal avec de l'huile, ici de l'huile d'olive. Ici on l'achète en vrac par 15 ou 20 litres. Ensuite on remplit de vieilles bouteilles de Limonade !

Le flacon est fermé et placé au soleil, autant de temps qu'il faudra (4 à 6 semaines) pour que l'huile devienne rouge.

 

RENDEZ-VOUS DANS QUELQUES SEMAINES ICI POUR LA PHOTO.

Chose promise...Près de deux mois se sont écoulés et voilà
le résultat. Le soleil et la chimie moléculaire ont fait le reste. 

 

millepertuis dans huile 1024Huile de Millpertuis-1 

 

LE MILLEPERTUIS

Le millepertuis invite à s'approcher. Muni qu'un objectif de jumelle, placé devant l'appareil photo, on dispose d'une loupe x8 environ. L'idée est d'aller voir de plus près les fameux "pertuis"

Millepertuis (02)

 

 

 

 

 

 

 


S'il s'agissait de trous, on verrait le bleu du ciel au travers, ce qui n'est pas le cas... 

Millepertuis (13)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Millepertuis (22) 

 

 

 

 

 

Ayant mis au point un dispositif d'observation (d'une rare sophistication), les résultats montrent qu'il ne s'agit pas de trous et qui plus est que chaque amas de cellules blanches est en légère dépression, comme une coupelle.

Millepertuis (24)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Millepertuis TGP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hypericum perforatum L. (Clusiaceae)

Chemicals (susbstances chimiques). J'ai indiqué en rose (pour quelques molécules seulement les actions favorisant la cicatrisation et (au fil de la lecture) en vert les actions psychotropes (antidépresseur et anxiolytique)

CADINENE Essential Oil: Antifeedant (anti-anoréxigène); FLavor FEMA 400-4,000; Perfumery; Pesticide

CARYOPHYLLENE Essential Oil: Aldose-Reductase-Inhibitor; Allergenic; Analgesic; Antiacne; Antiasthmatic; Antibacterial; Anticariogenic MIC=>1,600 ug/ml; Antidermatitic; Antiedemic; Antifeedant 500 ppm; Antiinflammatory IC50=100 uM; Antileishmanic; Antionychyotic; Antiproliferant; Antispasmodic; Antistaphylococcic; Antistreptococcic; Antitumor; Antiulcer; Candidicide; FLavor FEMA 20-200; Fungicide; Gastroprotective; Insectifuge; Irritant; Larvicide; Mosquitocide; Perfumery; Pesticide; Sedative; Termitifuge

 
EPICATECHIN Plant:
Allelochemic IC100=1 mM; Anabolic; Antiaggregant IC94=200 ug/ml; Antianaphylactic; Antibacterial MIC=>1,000 ug/ml; Anticomplementary 1/2 aspirin; Antidiabetic 30 mg/kg rat; AntiEBV; Antifeedant; Antihepatitic; AntiHIV EC50=2 ug/ml; Antihyperglycemic; Antiinflammatory; Antileukemic IC50=>10 ug/ml; Antilipoperoxidant; Antimutagenic; Antioxidant 2.5 x Vit. E 3/4 quercetin IC50=10.2 uM IC50=6.3 ug/ml; Antiperoxidant; Antiviral; Cancer-Preventive; Cardiotonic; Choline-Sparing; Hepatotropic; Hypocholesterolemic; Hypoglycemic; Insulinogenic; Interleukin-1-alpha-Inhibitor; Interleukin-6-mRNA-Inhibitor; Lipoxygenase-Inhibitor IC50=140 uM IC97=5 mM; NO-Inhibitor; Pancreatogenic; Peroxynitrite-Scavenger IC50=0.181 ug/ml; Pesticide; Propecic; TNF-alpha-Inhibitor; Xanthine-Oxidase-Inhibitor IC50=>40

FLAVONOIDS Flower 117,100 ppm;

HYPERFORIN Plant: Antibacterial; Antibiotic; Apoptotic; MMP-9-Inhibitor; Pesticide; Sedative; VEGF-Inhibitor

HYPERICIN : AntiHIV; Antianemic; Antibacterial; Anticytomegalic; Antidepressant; Antiflu; Antiherpetic; Antileukemic; Antiproliferative; Antiretroviral; 50 ug mus iv ; Antistomatitic; Antiviral; EC50=0.8; Anxiolytic; Cytotoxic; Herbicide; Insecticide; Larvicide; MAO-Inhibitor (les IMAO, inhibiteurs de la manoamine oxydase constituent une classe d'anti-dépresseurs); Pesticide; Photodermatotic; Phototoxic; 3 g/kg; Protein-Kinase-Inhibitor; IC50=1.7 ug/ml; Tonic; Tranquilizer; Tremorigenic;

HYPERIN Plant: Aldose-Reductase-Inhibitor ("L'inhibition de l'aldose réductase par des substances en cours d'étude comme le tolrestat, l'imirestat, le ponalrestat, diminuerait certaines conséquences néfastes de l'hyperglycémie".) ; Antibacterial; Antiinflammatory; Antiischemic; Antioxidant; Antiradicular; Antitussive; Antiviral; Capillarifortificant; Capillarigenic; Diuretic; Hepatoprotective IC80=30 ug/ml; Hypotensive; Pesticid

HYPEROSIDE Plant: Aldose-Reductase-Inhibitor; Analgesic; Antiaging; Antibacterial MIC=250-500 ug/ml; Anticancer; Anticapillary-Fragility; Antidermatitic; Antielastase IC50=0.15 ug/ml; Antiflu; Antihepatotoxic; Antiinflammatory 1/4 indomethacin; Antiischemic; Antinociceptive; Antioxidant IC50=4.6 uM; Antiradicular; Antitussive; Antiviral; Antiwrinkle; Calcium-Antagonist; cAMP-Inhibitor IC50=0.14 mg/ml; Cancer-Preventive; Capillarifortificant; Capillarigenic; Cyclooxygenase-Activator 100 uM; Diuretic; Hepatoprotective IC80=30 ug/ml; Hypotensive ivn dog; Pesticide; Tissue-Thromboplastin-Inhibitor IC50=20.8 uM; Xanthine-Oxidase-Inhibitor

IMANIN Plant: Bacteriostat

ISOQUERCITRIN Plant: ACE-Inhibitor (anti-hypertenseur) ID50=300 ug/ml rat (24 hr.); Aldose-Reductase-Inhibitor; Antibacterial; Anticancer; Antielastase IC50=0.7 ug/ml; Antifeedant; Antiinflammatory; Antinociceptive; Antioxidant 1/4 quercetin IC50=9.0 uM; Antiradicular 1/4 quercetin; Antitumor; Antitumor-Promoter; Cancer-Preventive; Capillarigenic; Diaphoretic; Diuretic 10 ppm; Hypotensive; Insectiphile; Pesticide; TNF-alpha-Inhibitor; Topoisomerase-II-Inhibitor 550 ug/ml

LIMONENE Plant: Acaricide LC100=8 uM; ACE-Inhibitor (anti-hypertenseur); Allelochemic; Allergenic 1/20th carene; Antiacetylcholinesterase IC22-26=1.2 mM; Antiadenomic; Antialzheimeran?; Antiasthmatic; Antibacterial; Anticancer; Antiesophagitic; Antifeedant; Antiflu; Antiinflammatory; Antilithic; Antilymphomic; Antimetastatic (Stomach); Antimutagenic; Antiobesity; Antiseptic; Antispasmodic ED50=0.197 mg/ml; Antitumor; Antitumor (Breast); Antitumor (Colon); Antitumor (Pancreas); Antitumor (Prostate); Antitumor (Stomach); Antiviral; Apoptotic; Bronchoprotectant; Cancer-Preventive; Candidistat; Chemopreventive; Cholesterolytic; Detoxicant; Enterocontractant; Expectorant; FLavor; Fungiphilic; Fungistat; GST-Inducer; Herbicide IC50=45 uM; Histaminic; Immunomodulator; Insecticide 0.37 uM/fly; Insectifuge; Interleukin-6-Inhibitor; Irritant; Lipolytic; Myorelaxant 50 mg/kg; Nematicide IC=100 ug/ml; NO-Genic; Ornithine-Decarboxylase-Inhibitor ~750 mg/kg (diet); Ozone-Scavenger; P450-Inducer; Peristaltic; Pesticide; Photosensitizer; Sedative ED=1-32 mg/kg; Transdermal

LUTEIN Flower: Antiatherosclerotic; Anticancer (Breast); Antimaculitic; Antinyctalopic; Antioxidant; Antiproliferant; Antiradicular; Antiretinitic Optometry; Antitumor (Breast); Antitumor (Colon); Colorant; Prooxidant 5-40 ug/g; Quinone-Reductase-Inducer 2.5 ug; Retinoprotectant Optometry; Ubiquiot

MANNITOL Plant 11,000 - 20,000 ppm Allergenic; Analgesic; Anthelmintic; Antiglaucomic; Antiinflammatory; Antimutagenic; Antinephritic; Antioxidant; Antiradicular; AntiReye's; Antispasmodic; Diuretic; Emetic; Flatugenic; Laxative; Nephrotoxic; Pesticide; Sweetener

MYRCENE Essential Oil: ACE-Inhibitor 100 ug/ml; Aldose-Reductase-Inhibitor; Allergenic; Analgesic; Antibacterial; Anticonvulsant; Antimutagenic; Antinitrosaminic; Antinociceptive 10-20 mg/kg ipr mus 20-40 mg/kg scu mus; Antioxidant; Antispasmodic; Chemopreventive; FLavor FEMA 0.5-9; Fungicide; Hypothermic; Insectifuge; Irritant; Myorelaxant 100-200 mg/kg; P450-2B1-Inhibitor IC50=0.14 uM; Perfumery; Pesticide

PHENOL Plant: Analgesic; Anesthetic; Antibacterial; Antihemorrhoidal; Antihydrocoele; Antiincontinence; AntiMS; Antionychogryphotic; Antiotitic; Antioxidant; Antiprostatitic; Antipyruvetic; Antiseptic; Antisinusitic; Antispastic; Antiviral; Antiwrinkle; Cancer-Preventive; Carcinogenic; CNS-Depressant; (calmant du systeme nerveux central) Emetic; Fungicide; Hemolytic 5,400 ppm; Pesticide; Rodenticide LD50=1,040 cut rat; Vasodilator

PHLOROGLUCINOL Plant: Antiseptic; Antispasmodic 480 mg/day/orl man; Antitumor-Promoter; Cancer-Preventive; Decalcifier; Fungicide; Goitrogenic; Pesticide
PHYTOSTEROLS Plant: Antiprostatotic; Hypocholesterolemic
PINENE Essential Oil: Allergenic; Antibacterial; Antiseptic; Antispasmodic; Convulsant; Enterocontractant; Expectorant; Fungicide; Herbicide IC50=30 mM; Perfumery; Pesticide; Spasmogenic

PSEUDOHYPERICIN Plant: Antileukemic; Antiviral

PYROGALLOL Plant: Abortifacient; Allelochemic IC50=6.53 mM; Antibacterial; Anticlastogen; Antidermatitic; Antilupus; Antimutagenic; Antioxidant; Antipsoriac; Antiseptic; Candidicide; Cardiovascular 25 mg/kg ivn dog; CNS-Active; Dye; Ecbolic; Fungicide; Insulin-Sparing; Irritant; Nephrotoxic; Nigrifacient; Pesticide; Prostaglandin-Synthesis-Inhibitor IC50=900 uM; Toxic

QUERCETIN Plant:
11B-HSD-Inhibitor; 5-Lipoxygenase-Inhibitor IC50 (uM)=4; Aldehyde-Oxidase-Inhibitor IC70-96=10 uM; Aldose-Reductase-Inhibitor 100 uM 4 ug/ml IC50=0.344 uM IC50=0.84 ug/ml cow; Allelochemic IC82=1 mM; Allergenic; Analgesic; Antiaflatoxin IC50=25 uM IC50=7.5 ppm; Antiaggregant 30 uM IC50=55 uM; Antiaging; Antiallergic IC50=14 uM; Antialzheimeran; Antianaphylactic; Antiangiogenic; Antiarthritic; Antiasthmatic; Antiatherosclerotic; Antibacterial; Anticarcinomic (Breast) IC50=1.5 uM; Anticariogenic ID50=120 ug/ml; Anticataract; Anticolitic 400 mg/man/3x/day; Anticomplementary; AntiCrohn's; Anticystitic 1,000 mg/day/4 weeks; Antidepressant; Antidermatitic; Antidiabetic; Antielastase IC50=0.8 ug/ml; Antiencephalitic; Antiescherichic; Antiestrogenic; Antifeedant IC52=<1,000 ppm diet; Antifibrosarcomic; Antiflu; Antigastric; Antigonadotropic; AntiGTF ID50=120 ug/ml; Antihepatotoxic; Antiherpetic 48-150 ug/ml; Antihistaminic IC50=<10 uM; AntiHIV; Antihydrophobic; Antihypertensive; Antiinflammatory 20-150 mg/kg; Antileishmanic IC50=64; Antileukemic 5.5-60 uM IC50=10 uM IC50=>10 ug/ml; Antileukotriene; Antilipoperoxidant IC67=50; Antimalarial IC50=1-6.4 ug/ml; Antimelanomic; Antimetastatic; Antimutagenic ID50=0.62 ug/ml ID50=2-5 nM; Antimyocarditic; Antinitrosaminic; Antinociceptive; Antioxidant 4.7 x Vit. E ED50=2.3 uM IC47=10 uM IC96=300 ppm; Antipancreatitic; Antiperiodontal; Antiperistaltic; Antipermeability; Antiperoxidant; Antipharyngitic; Antiplaque; Antiplasmodial IC50=13-64; AntiPMS 500 mg/2x/day/wmn; Antipodriac; Antipolio; Antiproliferant 10 nM; Antiprostanoid; Antiprostatitic; Antipsoriac; Antiradicular IC50=4.6 uM; Antispasmodic; Antistreptococcic ID50=120 ug/ml; Antithiamin; Antithrombic; Antitrypanosomic IC50=13; Antitumor 10 uM; Antitumor (Bladder); Antitumor (Breast); Antitumor (Colon); Antitumor (Lung); Antitumor (Ovary); Antitumor (Skin) 20 uM; Antitumor-Promoter; Antiulcer; Antiviral 48-150 ug/ml IC50=10 uM; Apoptotic 20-60 uM; ATPase-Inhibitor; Bacteristat 10 mg/ml; Bradycardiac; Calmodulin-Antagonist; cAMP-Phosphodiesterase-Inhibitor; Cancer-Preventive; Candidicide; Capillariprotective; Carcinogenic 40,000 ppm (diet) mus; Catabolic; COMT-Inhibitor; Copper-Chelator; COX-2-Inhibitor <40 uM; Cyclooxygenase-Inhibitor; Cytochrome-P450-1A2-Inhibitor; Cytotoxic ED50=70 ug/ml IC82=100 ug/ml; Deiodinase-Inhibitor; Diaphoretic?; Differentiator 5.5 uM; Estrogenic 10% genistein; Fungicide; Glucosyl-Transferase-Inhibitor ID50=120 ug/ml; Hemostat; Hepatomagenic 5,000 ppm (diet) rat; Hepatoprotective; HIV-RT-Inhibitor IC50=<1 ug/ml; Hypoglycemic 100 mg/kg orl rat; iNOS-Inhibitor IC50=20 uM; Inotropic; Insulinogenic; Juvabional; Larvistat 8,000 ppm diet; Lipoxygenase-Inhibitor IC11=1.25 mM IC50=0.1-5 uM; MAO-A-Inhibitor; Mast-Cell-Stabilizer; Metal-Chelator (Copper); Metalloproteinase-Inhibitor IC50=>42 uM; MMP-9-Inhibitor 20 uM; Mutagenic; NADH-Oxidase-Inhibitor; NEP-Inhibitor IC50=>42 uM; Neuroprotective 5-25 uM; NF-kB-Inhibitor; NO-Inhibitor IC50=20 uM IC>50=125 uM; NO-Synthase-Inhibitor 5-50 uM; Ornithine-Decarboxylase-Inhibitor <10 uM; P450-Inducer 5 uM; P450-Inhibitor 50-100 uM; Pesticide; PGE2-Inhibitor; Phospholipase-Inhibitor; Plasmodicide; Proliferant; Prostaglandin-Synthesis-Inhibitor 40 ug/ml; Protein-Kinase-C-Inhibitor; PTK-Inhibitor 0.4-24 uM; Quinone-Reductase-Inducer 13 uM 6 uM; Teratologic; TNF-alpha-Inhibitor IC50=3.11 uM; Topoisomerase-I-Inhibitor IC50=12.8 ug/ml IC50=42 uM; Topoisomerase-II-Inhibitor IC50=1-6.9 ug/ml IC50=23-40 uM; Tumorigenic 0.1% diet orl rat/yr; Tyrosinase-Inhibitor ID50=70 uM; Tyrosine-Kinase-Inhibitor; Vasodilator; VEGF-Inhibitor; Xanthine-Oxidase-Inhibitor 3.1 uM IC50=10.6 ug/ml IC50=>0.4 ug/ml

(ACE inhibitor : jusqu’à maintenant, très peu d’études sur les effets du quercétol sur l'homme ont été menées. Celle de M.Edwards  (2007 note une amélioration de la tension de sujets hypertendus après une prise quotidienne quercétol durant 4 semaines.

QUERCITRIN Plant: ACE-Inhibitor IC50=0.67 mM/; Aldose-Reductase-Inhibitor 0.1-100 uM 0.5-4 ug/ml IC50=2 uM IC50=64 uM rat IC55=0.1 uM IC55=0.15 uM; Antiarrhythmic; Antibacterial; Anticataract; Antiedemic; Antifeedant IC52=<1,000 ppm diet; Antiflu; Antihemorrhagic; Antihepatotoxic; Antiherpetic; Antiinflammatory; Antimutagenic ID50=2-5 nM; Antioxidant IC50=120 uM; Antipurpuric; Antispasmodic; Antistaphylococcic 0.412%; Antithrombogenic; Antitumor; Antiulcer; Antiviral; Cancer-Preventive; Cardiotonic; Choleretic; CNS-Depressant; Cyclooxygenase-Activator 200 uM; Detoxicant; Diuretic; Dye; Hemostat; Hepatotonic; Hypoglycemic; Hypotensive; Insectiphile; MAO-A-Inhibitor; MAO-Inhibitor (les IMAO, inhibiteurs de la manoamine oxydase constituent une classe d'anti-dépresseurs); Paralytic; Pesticide; Vasopressor
RESORCYNOL Plant:
No activity reported.

RUTIN Plant: 5-HT-Inhibitor; Aldehyde-Oxidase-Inhibitor IC27-52=10 uM; Aldose-Reductase-Inhibitor 100 uM 4 ug/ml; Allelochemic; Antiaggregant ED50=33 nmol/kg iv; Antiallergic; Antiapoplectic; Antiatherogenic; Antiatherosclerotic; Antibacterial; Anticancer; Anticapillary-Fragility 20-100 mg orl man; Anticataract; Anticlastogen; Anticonvulsant; AntiCVI 270 mg/man/day; Antidementia; Antidermatitic; Antidiabetic; Antiedemic 270 mg/day orl man; Antierythemic; Antifeedant; Antiglaucomic 60 mg/day; Antihematuric; Antihemorrhoidal; Antihepatotoxic; Antiherpetic; Antihistaminic; Antihypertensive; Antiinflammatory 20 mg/kg; Antimalarial IC50=>100 ug/ml; Antimelanomic; Antimetastatic; Antimutagenic ID50=2-5 nM; Antinephritic; Antinociceptive; Antioxidant IC28=30 ppm IC50=120 uM IC54=10 uM; Antiperoxidant IC50=10-20 uM; Antiplatelet; Antiproliferant 50-75 uM/l; Antiprotozoal; Antipurpuric; Antiradicular 9 x quercetin; Antispasmodic; Antisunburn; Antithrombogenic EC50=500 nM; Antithyroid IC50=68 uM; Antitrypanosomic 100 mg/kg; Antitumor; Antitumor-Promoter; Antiulcer; Antivaricose; Antiviral; Apoptotic 75 uM/l; cAMP-Phosphodiesterase-Inhibitor; Cancer-Preventive; Capillariprotective; Catabolic; Chemopreventive; Cytoprotective IC50=3 uM; Estrogenic?; Hemostat; Hepatomagenic 20,000 ppm (diet) rat; Hepatoprotective 20 mg/kg rat; Hypocholesterolemic; Hypotensive; Immunomodulator; Insecticide; Insectiphile; Juvabional; Larvistat IC95=4,000-8,000 ppm diet; Lipoxygenase-Inhibitor IC75=2.5 mM; Mutagenic; Myoprotective; Myorelaxant; Oviposition-Stimulant; PAF-Inhibitor; Pesticide; Protisticide; Radioprotective; Sunscreen; Topoisomerase-II-Inhibitor IC50=1 ug/ml; Vasodilator; Vasopressor

TANNINS Flower 162,000 ppm; Leaf 124,000 ppm; Plant 51,400 - 92,700 ppm Seed 121,000 ppm; Stem 38,000 ppm;

Les molécules chimiques des plantes qui ont une activité anti-dépressive sont les suivantes :

5-HYDROXYTRYPTAMINE
ASCORBIC-ACID 2,000 mg/day (vitamine C)
BETA-AMYRIN-PALMITATE
CAFFEIC-ACID
CALCIUM
ELEMICIN ihl
FOLACIN
GLAZIOVINE
GLUTAMINE
HYPERICIN
IBOGAINE
ISOLIQUIRITIGENIN
LIQUIRITIGENIN
LITHIUM
MAGNESIUM
MYRISTICIN
PHENYLALANINE 50-4,000 mg/day/man
POTASSIUM
PSORALEN IC50=15-62 uM
PYRIDOXINE 40-50 mg day
QUERCETIN
ROSMARINIC-ACID
SELENIUM 200 ug/day
SEROTONIN
TRYPTOPHAN 1-3 g/3x/day/orl/man
XANTHONES
YOHIMBINE

CE QUI SE DIT SUR LE NET :

Propriétés du millepertuis

Le millepertuis est une plante réputée en phytothérapie pour ses propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes et antalgiques. Il est également indiqué pour le traitement des dépressions légères et certains troubles d’ordre psychologique. On l’utilise sous forme d’extrait, à titre de traitement phytothérapique, ou d’huile de macération réservée aux applications cutanées.
Les études de laboratoire ont démontré scientifiquement ses propriétés astringentes (oui, 16,2% de tanins), antiseptiques et cicatrisantes.
 
C'est donc une plante qui est particulièrement intéressante en usage externe, contre les brûlures légères (la fameuse huile rouge anti-brûlures), les érythèmes, les inflammations de la peau consécutives aux traitements radiologiques, les ulcères variqueux, les escarres des personnes toujours allongées et les plaies atones. On l'emploie aussi avec succès contre les lésions eczémateuses.
L'usage a de plus confirmé les propriétés anti-diarrhéiques, antispasmodiques et les emplois comme sédatif nerveux aujourd'hui utilisés avec succès contre les états dépressifs.

En phytothérapie, ce sont les sommités fleuries qui sont utilisées, c’est-à-dire les fleurs et les jeunes feuilles qui les entourent. Pour l’usage interne, le millepertuis se prend sous forme d’extrait, liquide ou en comprimés, et en usage externe, c’est le macérât huileux (ou huile de macération, de couleur rouge, obtenue en faisant macérer les fleurs dans une huile végétale) qui est indiqué. Les fleurs de millepertuis contiennent de nombreuses substances actives (pigments, flavonoïdes, tannins…) qui leur confèrent deux types de propriétés :

Troubles d’ordre psychologique : traitement des dépressions légères (certaines études ont mis en évidence que le millepertuis est plus efficace et mieux toléré que certains anti-dépresseurs de synthèse), atténuation des troubles psychosomatiques, lutte contre l’anxiété et la nervosité. Pour ces indications, et notamment la dépression, il semblerait que l’hyperforine soit le principe actif essentiel. L’hypericine, longtemps considérée comme le principe  actif le plus important, ne serait finalement responsable que des interactions médicamenteuses et des effets secondaires du millepertuis ;

Troubles cutanés, douleurs musculaires et articulaires : l’huile de macération de millepertuis renferme des principes actifs anti-inflammatoires, antalgiques et cicatrisants, capables de soulager les douleurs, d’apaiser les contusions, de soigner les brûlures superficielles, les piqûres d’insectes…


Contre-indications et interactions avec les médicaments

Le millepertuis présente un certain nombre de contre-indications, notamment pour les personnes suivant un traitement médicamenteux, car il interagit avec un grand nombre de médicaments (par exemple, la digoxine, utilisée pour traiter l’insuffisance cardiaque, la théophylline pour le traitement de l’asthme, l’indinavir pour les personnes atteintes du VIH, la ciclosporine pour prévenir le rejet des greffes, les anticoagulants, les contraceptifs oraux, certains anti-dépresseurs…). Renseignez-vous auprès de votre médecin ou de votre pharmacien.

Propriétés anti-dépressives du millepertuis :


En fait, depuis plus de 15ans, le ministère de la santé allemand reconnaît le millepertuis comme bon traitement de l'anxiété, des troubles du sommeilet de la dépression légère.Son action sur le système nerveux central se double d'une sensibilisation des récepteurs de sérotonine (inhibitrice de la recapture de la sérotonine et la norédraline).La concentration des neurotransmetteurs au niveau synaptique augmentant, on observe une meilleure conductibilité des informations.
Bon remède donc des situations stressantes la plante millepertuis est décidément en affinité toute particulière avec la lumière par sa stimulation de l'hypophyse (?) (régulatrice de l'équilibre jour / nuit) et par son apport naturel de mélatonine.
Cela en fait un complément de choix chez les personnes soumises aux méfaits du décalage horaire, chez les personnes âgées, pour augmenter l'endurance sportive et lors des accèsde migraines prémenstruelles.
Glogalement, il conviendra aux individus stressés, plutôt négatifs, d'humeur sombre ou soucieuse, ayant du mal à passer un cap et à s'adapter aux jours plus courts de l'automne par exemple.

 le millepertuis avait aussi pour nom « herbe de Saint-Jean » (St John's wort en anglais) ou « chasse-diable ».
Le millepertuis est probablement la plante médicinale la plus efficace pour traiter la dépression légère à modérée.
Depuis quelques années et sur l'impulsion des thérapeutes des pays de l'Est, on redécouvre les propriétés psychotropes plus spécifiques du millepertuis: un remède naturel.

"Fuga daemonum", "fuis ! démon !", d'ou "chasse-diable". Mais quel était ce démon qui s'insinue en nous ? Après quelques recherches et recoupements, il semble bien que le démon dont il est question au Moyen Age est...La dépression.
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Autres relevés sur le net :


"Largement utilisé jusqu'au 19ème siècle, il a été brutalement supplanté par d'autres remèdes moins naturels et confiné dans la pharmacopée des médecines douces. Ce sont des chercheurs allemands qui, il y a quelques années, se sont livrés à des travaux scientifiques prouvant de manière irréfutable son efficacité contre la dépression et les stress engendrés par des ruptures de rythme. Ces travaux, confirmés par l'expérimentation lui permettent aujourd'hui de rejoindre la cour des grands remèdes contre la dépression.

Ses vertus semblent liées à l'hypéricine, le pigment rouge contenu dans les glandes noires de ses fleurs et ses feuilles, mais il est probable que plusieurs groupes de substances agissent en synergie.
Les résultats du traitement de patients dépressifs avec des extraits de millepertuis ont commencé à être confirmés cliniquement au cours des années 1990-1993.
Plusieurs études cliniques ont été conduites sur des groupes importants et l'activité antidépressive du millepertuis a été comparable à celle des groupes d'antidépresseurs de type benzodiazépines (nooon !).
Les symptômes majeurs liés à l'état dépressif, comme la perte d'intérêt et d'activité, la baisse de concentration, l'apparition de douleurs somatiques, la diminution de la qualité du sommeil ont été bien améliorés : selon les études effectuées, 63,9% des déprimés ont constaté une amélioration de leurs troubles avec l'utilisation du millepertuis. L'efficacité et la sécurité d'emploi ont aussi fait l'objet d'observation sur plus de 5000 patients sans contre-indication connue (sauf le risque de photosensibilisation en cas d'usage prolongé et de dosages élevés, particulièrement chez les personnes à peau claire).
Le millepertuis fait donc jeu égal avec les antidépresseurs, mais, contrairement à ceux-ci, il ne provoque pas d'accoutumance ou d'effets secondaires." (faux !!!)

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ttp://www.pertulisane.com/millepertuis_458.htm
"Millepertuis, Hypericum perforatum
Herbe aux piqûres, Herbe de la Saint Jean, Herbe aux mille trous, Trucheron jaune, Herbe aux brûlûres, Chasse diable, Herbe aux fées

 

LEGENDE DE LA PERTULISANE

"La tristesse la submergeait. Elle se sentait vide et fatiguée. Son compagnon de route avait pris la route des terres du Nord alors qu'elle poursuivait vers l'Est. Après des semaines de voyage en commun, d'aventures partagées, de joies et de peines, les adieux avaient été brefs et pudiques, sans se toucher, juste un regard... Elle ne pourrait jamais lui dire combien elle l'aimait. La caste des guérisseuses à laquelle elle appartenait lui interdisait cette faiblesse... C'est pourquoi ce soir, après avoir longuement laissé couler ses larmes,  elle ajoutait une poignée de fleurs de Millepertuis dans l'eau qui chauffait dans la veille bouilloire cabossée, sur le feu de son campement. C'était pour elle cette fois qu'elle préparait la tisane qui apaiserait son âme meurtrie..." [La légende de Pertulisane]

Le Millepertuis portait jadis le nom d'Herbe des fées. On lui attribuait des pouvoirs protecteurs contre les esprits du mal et les sorts.

On pensait aussi qu'il pouvait influencer la volonté humaine et pour cela entrait au Moyen-âge dans la composition de nombreuses potions magiques et autres préparations.

On en accrochait chaque année une branche à la porte des maisons le jour de la Saint Jean Baptiste et on en donnait à boire et à respirer aux possédés, ce qui lui valait d'être surnommé Fuga Daemonum (Fuite des démons). Or, au Moyen Âge la dépression et les autres troubles mentaux étaient considérés comme des formes de possession diabolique.

Le millepertuis est utilisé pour ses propriétés thérapeutiques depuis plus de 3 000 ans (il est cité dans des manuscrits perses antiques). Il a été employé en usage externe et interne. Accélérer la guérison des plaies, des brûlures, des morsures de serpents, soulager les problèmes digestifs (ulcères, gastrites) etc... sous la forme de baume ou huile de milleperturis, qu'on obtient en faisant macérer des fleurs fraîches dans de l'huile d'olive. Pendant des siècles, des médicaments à base de millepertuis ont été utilisés pour le traitement des sciatiques, de l'énurésie, de la dépression, de l'insomnie et des troubles de l'humeur associés à la ménopause. Cependant, le millepertuis devait tomber aux oubliettes lors de l'avènement des médicaments modernes.


Toutefois, c'est en Allemagne qu'il fut réhabilité à la fin du XXème siècle, et il y reste l'antidépresseur le plus utilisé. Chaque année, il représente plus de la moitié des six millions d'antidépresseurs prescrits, toutes marques confondues, dans les cas de dépressions légères ou modérées (son utilisation est exclue pour les cas de dépression sévère)."

 

-o0o-

Le plus connu des anti-dépresseurs IRS (inhibiteur de la recapture de la sérotonine), comme le millepertuis semble en être un, n'est autre que le PROZAC...

PK

 

 

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.Tachka. 03/07/2010 09:28



Ici il est en retard cette année! Mon article est  tout petit et bien moins détaillé.....


Je reviendrais pour voir les pages car là, part la 1ère, les autres ont la danse de St Guy et ne veulent pas s'afficher!


Bonne journée.



Paul Keirn 04/07/2010 22:49



L'anti-parkinsonien a fonctionné, et les pages sont en place ! L'huile est déjà rouge (voir "Le karcadé est servi")...Le soleil de plomb d'ici.