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Natures Paul Keirn

Identification des champignons (rappels)

6 Décembre 2009 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #CHAMPIGNONS

Programme du jour : détermination d'un champignon, le cambium ou rappel de ce qu'est vraiment un arbre, la formule de la photsynthèse et les pissenlits au menu.




Oh, disons un coup de gueule pour commencer !
C'est une grand-mère comme tant d'autres qui marque cet automne 2009, plus que la promenade du jour.
Une grand mère vivant à Néoules dans le Var, un petit village, et qui aurait honte que l'on dise son nom, parce que les gens pauvres ont honte de l'être.
Au cours de la promenade, nous n'avions pas le coeur de chercher des champignons car l'objectif était de lui ramasser du bois, du petit bois pour qu'elle puisse se chauffer. Oui, cela existe.
 

Une retraite de 300 Euros par mois, une seule pièce et un petit poèle à bois, c'est son environnement. Il lui faudra 5 ans pour gagner ce q'un trader gagne en un mois. Formidable ! Nous sommes en 2009 et j'avais envie de le dire, de rappeler que cela existe. Nous le savons tous, mais cela continue de me révolter. Vraiment. 
En route.




Sur 30 à 50 mètres, le long des routes du var, le débroussaillage évite bien des départs de feu.















Et voilà le petit bois pour la grand mère de Néoules ! Le sac se remplit rapidement.
















Ce tapis de bois passé à la broyeuse constitue un couvert qui conserve bien l'humidité. Et qui dit humidité...


...dit champignon.
Aujourd'hui, nous allons voir un site de détermination des espèces. La "détermination" d'une espèce se fait à partir de critères : champignons à tubes, à lamelles, avec un anneau, sans anneau, etc.

La base données "MycoDB" (DB pour Data Base, base de données) est un modèle du genre. A consulter absolument.


Prenons l'exemple du champignon que je viens de trouver en ramassant le petit bois.




 En le regardant de plus près, et en consultant MycoDB de retour à la maison, on peut répondre aux questions successives qui permettent de l'identifier :

C'est une forme dite "classique", avec un chapeau et un pied.
Il ne présente pas de lames, mais des pores. Dès lors on est ansle groupe des boletaceae, les bolets !
Trois familles existent
Les boletaceae
Les gyrodontaceae
et (je prends mon élan)
Les strobilomycétaceae






Champignon à lames : le dessous du chapeau présente des lames
Champignon à pores : le dessous du chapeau présente des tubes / pores
Champignon à aiguillons : le dessous du chapeau présente des aiguillons
Champignon à fausses lames : le dessous du chapeau présente des veines ou des replis en forme de lames
Champignon coriace plus ou moins lamellé poussant sur bois

Regardons les boletaceae (ae=é et donc à prononcer 'bolétacée')
Couleur du chapeau : brun
Immuable : oui-non ? Immuable signifie qu'il ne chnge pas de couleur quand le frotte. Alors, oui
Visqueux : non

Chair
Couleur : blanche
Immuable : oui

Pores :
Couleur : jaune
immuable : non (sur la photo ci-dessus, j'ai passé le doigt sur les pores pour voir s'ils changeaient de couleur, c'est le cas)
Décurrents : non (les pores sont dits "décurrents" s'ils débordent du chapeau pour gagner une partie du pied) : non, donc.

RAPPEL DES COULEURS DANS LA DETERMINATION D'UN CHAMPIGNON
Blanc : blanc pur
Bleu : bleu
Brun : brun, chocolat, café au lait, sépia, chatain, datte
Crème : blanchâtre, crème, beige, ocre, ocracée, fauvâtre, roussâtre, etc.
Gris : gris ou grisâtre.
Jaune : jaune, soufre ou citron
Mauve : bleu-mauve ou mauve
Noir : noir ou brun-noirâtre
Orange : orange ou orangé
Rouge : rouge, pourpre, camin, vermillon
Saumon : rose ou saumon
Vert : vert, vert-olive ou jaune-olive.

Stype (ou pied)
Couleur : crème
Forme : cylindracée (grosso modo cylindrique)
surface : ponctuée (couverte de petits points)
 

VOILA LA FEUILLE DE DETERMINATION REMPLIE :
Il reste à cliquer sur "Chercher" ! 
Hmm ! Le bolet jaune lion. Il n'est pas le seul en course, mais il présente toutes les caractéristiques parmi les 23 proposés.
Si vous trouvez un champignon doté de pores et non de lames, voici la bonne adresse : cliquer ICI.

Quelques kilomètres plus loin, entre La Roquebrussanne et Garéoult pour ceux du coin, je reprends les sentiers autour du grand laoutien...C'est le nom d'une dépression dans le calcaire, une doline.

"Doline : [Géomorphologie] : Dépression du terrain due à la dissolution de la roche mère (calcaire en particulier mais aussi dans le gypse ou tout autre roche soluble). Des dolines en puits peuvent être à l'origine de grottes et de réseaux souterrains (Karst). Les dolines avoisinent généralement d'autres formes de relief également dues à la dissolution, lapiaz, aven... Exemple : plateaux calcaires du Vercors, des Glières, La Plagne (dans du Gypse)."











Voici la photo du Grand laoutien :











C'est l'occasion de rappeler ou de faire savoir qu'un arbre est très différent de ce que nous pouvons croire. L'essentel est mort. Le bois ou xylème est composé de cellules mortes. Il en va de même des cellules de l'écorce.
Qu'est-ce qu'il y a de vivant ?
C'est le cambium.
Une couche de cellules d'environ 8 mm. Je passe sur toutes les différences de couches, les botanistes ne m'en voudront pas si je simplifie à dessein :

Le cambium fabrique vers l'extérieur des cellules qui meurent presqu'immédiatement. Elles ne sont pas perforées aux deux extrémités et sont donc imperméables. Ces cellules constituent l'écorce.

Le cambium fabrique vers l'intérieur des cellules perforées aux deux extrémités qui, elles-aussi, meurent rapidement : ce sont les cellules de bois ou xylème, chimiquement la cellulose.
Seul le cambium est constitué de cellules vivantes. Nous verrons les feuilles plus avant.
Voilà pour l'anatomie. Voyons le fonctionnement, la physiologie de l'arbre.
Dans les cellules perforées du bois l'eau monte, venant des racines. Elle est chargée des sels minéraux captés par les racines, avec l'aide de bactéries. Passons sur le mécanisme complexe de la montée de l'eau (pompage électronique). Tout en haut, les feuilles, vivantes, transforment l'énergie solaire en sucre. En glucose précisément.
Selon la formule (non équilibrée) :

EAU (H2O) + Gaz Carbonique (CO2) + énergie solaire ==> Glucose + 1 atome d'oxygène

Notons que 6 atomes de glucose (sucre) combinés donnent un atome d'amidon. Ainsi, le stockage de l'énergie solaire se fait sous forme de glucose. Et le stockage du glucose se fait sous forme d'amidon (ce qu'il y a dans les grains de blé, la farine).
On voit aussi dans cette formule qu'un atome d'oxygène est libéré. C'est ainsi, au cours de plus d'un miliard d'années s'est constituée l'atmosphère de la Terre que nous connaissons aujourd'hui, avec ses 21% d'oxygène.
On peut dire aussi que le stockage est réversible : l'amidon se retransforme en glucose. Quand on mâche de la mie de pain assez longtemps on sent le goût du sucre. 
Les atomes d'amidon peuvent eux aussi se combiner, mais cette fois, la combinaison n'est pas réversible pour l'humain : la combinaison d'atomes d'amidon donne la cellulose, c'est-à-dir le bois. Seuls les ruminants parviennent à retranformer la cellulose en amidon et l'amidon en glucose. On voit que tout est sucre.




Ah ! ou plutôt hmm ! Taraxacum officinale, le Pissenlit. Voilà une salade déliciese et dépurative pour le déjeuner













Avec quelques petits lardons grillés !
















Ce sera pour la grand-mère de Néoules.





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Chaudronnette 07/12/2009 11:58


Merci pour ton passage sur mon site, un site sur la nature, c'est trés bien ça, bonne documentation
chaudronnette


Paul Keirn 07/12/2009 14:27


A bientot !