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Natures Paul Keirn

Gaz de schiste : la fracturation pneumatique à l'hélium...

10 Décembre 2012 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #NON AU GAZ DE SCHISTE

gaz-de-schiste-fracturation-helium-natures-paul-keirn.jpg

Après avoir lu l'article de NATURES sur la fracturation pneumatique, présentée par certains comme un mode d'exploitation propre du gaz de schiste, Robert nous fait part d'un texte très intéressant, mais sans signature. Un texte qui est sur ubuntu.com, un site bien connu des amateurs de système d'exploitation libre.

J'ai isolé la partie du texte sur la fracturation pneumatique à l'hélium, qui risque de nous être bientôt présentée par le PS comme une "solution acceptable". En oubliant sans doute de dire, comme l'indique l'auteur, que l'hélium est un gaz en voie de raréfaction...Je livre le texte tel quel. Les affirmations qu'il contient sont à vérifier, à recouper avec toutes les sources possibles pour être certain de rester au plus près des connaissances scientifiques.


adresse du texte complet : http://ubuntuone.com/40CGJAkepqh2NOl3BZLEya

page 7 et suivantes

 

Enfin,  une  autre  technique  expérimentée  très  récemment  (décidément  ils  ne

manquent pas d'idées nos foreurs!) ; au Mexique cette fois consiste à fracturer avec

de l'Hélium ! Une extraction révolutionnaire et propre nous annonce t-on ! Ah oui ?

La société Chimera Energy Corp a mis au point une technologie qui pourrait débloquer

les  choses  en  Europe  en  matière  d’exploitation  des  gaz  de  schiste.  Cette  nouvelle

technique permet d’extraire l’huile de schiste sans utiliser la fracturation hydraulique,

c’est à dire sans les produits chimiques ajoutés à l’eau qui sont reprochés à la méthode

actuelle.  L’extraction  exothermique,  voie  d’avenir  pour  le  gaz  de  schiste  ?  Cette

technique a été imaginée pour les forages dans les régions arctiques où l’eau utilisée

pour la fracturation hydraulique gèle et se fige. Et pas de risque de pénurie avec cette

technologie également appelée « fracking sans eau » car l’hélium est très abondant. Il est

le second élément le plus répandu dans l’univers ! Dans l'univers !!

 

Effectivement, le paradoxe est que l'hélium, élément le plus abondant dans l'univers

après l'hydrogène est au contraire très rare sur Terre ! La teneur de l’atmosphère terrestre

est de seulement 5 ppm autant dire irrécupérable. Et sur Terre, Il est le résultat de la

désintégration de minéraux radioactifs comme la pechblende, le minerai qui permit à

7/10Marie Curie de découvrir le polonium et le radium. Ces éléments produisent des rayons

alpha, des noyaux d'hélium He+2, qui se neutralisent immédiatement avec des électrons.

Commercialement, l'hélium est extrait des gisements de gaz naturel où l'hélium est

emprisonné – comme le méthane – par des couches de roche imperméable.

 

Source http://www.societechimiquedefrance.fr/extras/donnees/mine/gazrar/texgrar.htm

 

Le professeur Robert Richardson, Prix Nobel de physique en 1996, « le prix d'une

baudruche gonflée à l'hélium devrait être d'au moins 100 dollars si on voulait arrêter le

gaspillage de ce gaz de plus en plus rare ! ». gaz  non renouvelable, si rien n'est fait,

l'hélium aura disparu de la Terre d’ici 30 ans selon le professeur. Une fois libéré dans

l'atmosphère il est perdu pour toujours. La pénurie d'hélium qui s'amplifie est une crise à

l'échelle mondiale. L’hélium est essentiel à toute une myriade d'activités médicales,

industrielles  et  scientifiques.  Cela  va  des  appareils  IRM  des  hôpitaux,  au  Grand

collisionneur d'hadrons près de Genève. L'hélium est également utilisé pour purger les

réservoirs des fusées de la NASA. Il fournit aussi l'atmosphère inerte nécessaire à la

production des fibres optiques. On le retrouve également dans les bouteilles de plongée

sous-marine pour minimiser les effets de la narcose à l'azote. Puisqu’il a fallu 5 milliard

d'année – l’âge de la Terre – pour produire l'hélium disponible sur notre planète, il est

aberrant de penser que cette ressource non-renouvelable risque de disparaître en une

génération.  les  États-Unis  produisent  plus  de  90 %  de  l'hélium  commercialement

disponible dans le monde, les usines d'extraction du Canada, de Pologne, de Russie et

d'autres  nations  produisant le reste. A ce rythme,  selon une étude (août 2010), les

réserves des États-Unis seront épuisées avant 2040 . les Etats-Unis dont la capacité de

production globale est d'environ 142 millions m3 (2010) alors que la consommation s'est

élevée  à  180  millions  

 

http://books.nap.edu/openbook.php?record_id=12844 

 

et  que l'hélium semble indispensable à la plupart de ses applications

 [et là il n'était pas encore question de fracturation à l'hélium !!] se posent alors 2

questions : qu'en est il du volume nécessaire par fracturation, même si il se dilate de 700

fois en passant de l'état liquide à l'état gazeux ?

Et quel en sera le coût comparativement à sa rareté associée au problème de sa mise en

concurrence avec d'autres applications sûrement plus importantes ?

 

L'auteur, en fin de texte parle de son projet d'écovillage :

"Le concept d’écovillage voit le jour au début des années 90, sous la plume de Ross et Hildur Jackson (fondateurs de Gaia Trust, au Danemark), en réponse aux objectifs énoncés par l’Agenda 21. Il naît de la fusion entre les termes « écologie » et « village », pour désigner un ensemble d’initiatives d’éco-habitat. La spécificité des écovillages réside dans leur capacité à servir d’exemples concrets de communautés viables, reproductibles autant en zone urbaine que rurale, pour différents types d’habitats, de climats, de cultures. Les écovillages se présentent comme une réponse pratique aux problèmes de dégradation de notre environnement écologique, social et spirituel. Ils visent l’insertion consciente des activités humaines dans leur écosystème et la reconstitution d’un tissu social convivial qui dépasse les écueils de l’individualisme ambiant et encourage une diminution des écarts sociaux. Ils peuvent être vu également comme une réponse à la question du vide de sens qui caractérise la société dite postmoderne à travers leur volonté d’œuvrer à davantage de « reliance » à soi-même, aux autres et à la nature." 

En savoir plus : http://www.mondequibouge.be/index.php/2009/12/l-ecovillage-un-modele-pour-vivre-ensemble-a-l-avenir/

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