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Natures Paul Keirn

FUKUSHIMA - 10 avril 2011 - Quoi de neuf N°17 - Dernières nouvelles - NATURE(S)

10 Avril 2011 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #ENVIRONNEMENT MONDIAL

Quoi-de-neuf-N-17-copie-1.jpg
ACTUALITES FUKUSHIMA

 « L’obligation de subir nous donne le droit de savoir » disait Jean ROSTAND. J'ai envie d'ajouter que le fait de savoir, nous invite à ne plus subir.
 

nuage radioactif 

 Clic ! Suivi de l'actualité de la catastrophe de FUKUSHIMA en DIRECT (optimisé Firefox, Chrome, Opera)


Avant le petite revue de médias quotidienne (ci-dessous), il paraît nécessaire d'exprimer le ras-le-bol, mon ras-le-bol et de toute évidence celui d'une majorité de citoyens, quant au bombardement incessant de mensonges auxquels nous sommes quotidiennement soumis dans tous les domaines.
 
- La CRIIRAD réclame a corps et à cris les "vrais" chiffres de la société américaine qui , par satellite, est capable de détecter la moindre variation de radioactivité. Les données fournies s'avèrent être celle d'une seule balise ! (voir plus bas)
Mensonge !

- L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) disait, à propos du médicament Mediator, que "ce médicament n'était pas clairement répertorié" en tant que coupe-faim
Mensonge !

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-

BFMTV ce matin, 10 avril 2011, s'étant procuré une note, révêle que l'AFSSAPS savait dès le 23 octobre 1995 que le Mediator présentait des dangers. Des centaines de morts en plus. Interrogé hier à ce propos, le président de la commission d'information de l'Assemblée Nationale sur les médiacments n'a pas de mots assez durs pour dénoncer "complaisance", "connivence" et "corruption" (dixit - voir video ci-dessous) 
note de l'agence du médicament médiator

- Les prétendus "experts" des OGM déclarent que les pollens OGM (maïs génétiquement modifié) ne se diffusent pas au-delà de 50 mètres ! (sans doute copient-ils le nuage de Tchernobyl !).
Mensonge !

- l'AIEA (c'était en 86, il est vrai) déclare que le surcroît de morts dûs à la catastrophe de Tchernobyl "est trop faible par rapport à la mortalité naturelle" pour, en substance, être statistiquement significatif (merci pour eux).
Mensonge ! 
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Ce matin, dans la série "Dormez, braves gens", le Pdg d'EDF (dûment chargé de vendre l'EPR au Japon et à qui en voudra) déclare "La sécurité est l'obsession d'EDF". Sans doute n'était-il pas devant les "soutiers" du nucléaire, ces employés sous-traitants, chair à neutrons surexposée, quand il a prononcé cette phrase. 
Mensonge !
Henri Proglio - la sécurité est l'obsession de EDF
Pendant ce temps, sans doute moins soucieux de son image, le sinistre-ministre de l’industrie de "Banri Kaieda a décidé de plus que doubler ces doses, de cent à deux cent-cinquante millisieverts, pour permettre aux ouvriers de travailler plus longtemps dans la centrale (de Fukushima), et d’en trouver de nouveaux, qui puissent tolérer des doses plus élevées".
"Le Ministère de l’Industrie (japonais) assure que des doses de deux cent-cinquante millisieverts ne posent aucun danger pour la santé humaine" (info RFI)
Mensonge !
"Prudent, Banri Kaieda, a revêtu une combinaison spéciale pour rencontrer les ingénieurs, techniciens et ouvriers de la centrale" (info RFI)
 



Mise à jour de 10H00 - 10 avril 2011_____SITUATION INCHANGEE (C'est-à-dire grave)_____
Mise à jour de 15H30 - 10 avril 2011--------- En bas de l'article
L'actu de cette après-midi est la marche pour la fermeture de la centrale de Fessenheim
On relève, par ailleurs :

Fukushima: un ouvrier hospitalisé
AFP
10/04/2011 | Mise à jour : 11:37 
Un ouvrier travaillant sur le site de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est) a dû être hospitalisé aujourd'hui à la suite d'un malaise, a annoncé l'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco). 
"Un ouvrier d'une trentaine d'années, employé d'une société sous-traitante, s'est plaint en fin de matinée de vertiges et a déclaré qu'il ne se sentait pas bien", a déclaré à l'AFP un porte-parole de Tepco, Taisuke Tomikawa. "Il était conscient mais avait besoin d'aide pour marcher. Il n'est pas blessé et on ignore encore la cause de son état", a-t-il ajouté. 

LE SITE DU JOUR
rue89 logo
Avec une interview explosive
Fukushima, Tchernobyl : « L'OMS répète les chiffres de l'AIEA »
Un ancien de l'Organisation mondiale de la santé dénonce des liens malsains avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.
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Ancien président de l'association Enfants de Tchernobyl-Bélarus, aujourd'hui professeur émérite à l'université de Bâle, Michel Fernex relève, lors de l'accident de Tchernobyl comme actuellement à Fukushima : une « étrange absence » de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Médecin tropicaliste à l'OMS, il mène une carrière paisible nourrie d'idéaux, jusqu'à ce qu'il découvre fortuitement l'accord qui lie son institution à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) : en 1995, il participe à un congrès sur les conséquences de Tchernobyl, Hiroshima et Nagasaki. Les actes ne sont pas publiés. Pourquoi ? 
Son enquête commence au sein de l'OMS. Finalement, un ancien directeur général de l'agence de santé lui confiera que c'est l'AIEA qui a bloqué la publication, grâce à l'accord WHA 12-40 qui lie les deux institutions. Un accord inacceptable d'après lui, puisque l'OMS a pour but la santé publique dans le monde, et l'AIEA le développement du nucléaire civil. 
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.../...Un autre point de l'accord indique que les deux agences doivent être d'accord pour tout projet qui concerne un intérêt commun. Illustration au moment de Tchernobyl.
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Nous vous invitons à lire cet accord WHA 12-40. Voici l'extrait essentiel qui va permettre à l'AIEA de faire taire pendant des décennies (depuis le 28 mai 1959) l'OMS (Organisation mondiale de la santé :
Alinéa 3 de l'accord WHA 12-40 entre l'OMS et l'AIEA
"3. Chaque fois que l’une des parties se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans le domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord."
PK - En clair : si l'AIEA n'est pas d'accord avec l'OMS, l'OMS doit se taire...!
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http://www.rue89.com/2011/04/06/fukushima-tchernobyl-loms-repete-les-chiffres-de-laiea-198646
Merci à Olivier de nous l'avoir signalé. 
Mise à jour de 10H00 - 10 avril 201______________________________________________
AFP | 09.04.2011 
Le conglomérat industriel japonais Toshiba a proposé ses services pour démanteler en dix ans les quatre réacteurs endommagés de la centrale nucléaire de Fukushima, a rapporté samedi l’agence de presse Kyodo.
En comparaison, le démantèlement de la centrale américaine de Three Mile Island 2 où le coeur d’un réacteur avait fondu en 1979, a duré près de 14 ans.
Toshiba, l’un des deux fabricants de réacteurs nucléaires au Japon avec Hitachi, a soumis sa proposition à la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur et propriétaire de la centrale Fukushima Daiichi (N°1), ainsi qu’au gouvernement, a indiqué Kyodo, citant des sources non identifiées.
Le groupe pense pouvoir utiliser l’expérience accumulée par sa filiale américaine, Westinghouse Electric, dans le traitement de l’accident de Three Mile Island, pour accélérer le processus à Fukushima, selon l’agence.
"Aux termes de la proposition, il faudra environ dix ans pour retirer les barres de combustible dans les réacteurs et le combustible usé dans les piscines de désactivation, démolir les installations et décontaminer le sol", a précisé Kyodo.
Le groupe Hitachi devrait également soumettre une proposition avec son associé, la société américaine General Electric, a-t-elle ajouté.
Incertitudes
Le porte-parole du gouvernement Yukio Edano a toutefois souligné vendredi que vu la situation encore "instable" à la centrale, le moment n’était pas venu de fixer un calendrier pour son démantèlement.
Les ouvriers de Tepco tentent depuis près d’un mois de rétablir l’alimentation électrique et les circuits de refroidissement des quatre réacteurs endommagés par le tsunami géant du 11 mars.
Les travaux sont ralentis par les fuites d’eau radioactive qui se sont accumulées dans les bâtiments des réacteurs et des turbines.
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LES ECHOS
Filière nucléaire japonaise : une tradition d'opacité
Kashiwazaki, Tokaï Mura, Monju : l'histoire de la filière nucléaire nippone est émaillée d'accidents, de dissimulations et d'excuses publiques.
Michel de GRANDI
« Nous devons apporter une réponse sans fard en examinant soigneusement comment le séisme a dépassé les normes de résistance des réacteurs. » En 2007, le patron de Tepco avait déjà été contraint de s'excuser après un tremblement de terre. A l'époque, le séisme de Niigata avait endommagé la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus puissante du monde avec ses 7 réacteurs et ses 8.200 MW. La mauvaise gestion de l'accident par Tepco et les nombreuses anomalies qui avaient conduit à l'arrêt de l'installation avaient alors suscité une forte émotion au Japon.
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FRANCE
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AFP
08/04/2011| Mise à jour : 20:40
EDF a demandé que le réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche) soit étudié "en priorité" dans le cadre de l'audit national sur la sûreté nucléaire en France, a indiqué l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). La France et les instances européennes ont décidé de procéder d'ici la fin de l'année à un diagnostic de sureté des centrales nucléaires pour tenir compte des enseignements de l'accident de Fukushima au Japon.  "EDF nous a déjà indiqué qu'il comptait traiter l'EPR Flamanville 3 en priorité de façon à en tirer au plus tôt les enseignements sur la conduite du chantier", a dit Olivier Gupta, directeur général adjoint de l'ASN, lors d'une conférence de presse.  Interrogé par Reuters, EDF a refusé de commenter l'information. 
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VOTRE SANTE
La CRIIRAD dénonce les dissimulation du département de l'énergie US
La CRIIRAD dénonce les dissimulation du département de l'énergie US et réitère la demande de communication des résultats d'analyse du réseau international du CTBTO (voir notamment la sous-évalaution de l'activité de l'iode 131 et les niveaux élevés de xénon 133).
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1 - Alors que les masses d’air contaminé ont été détectées en 
Islande, en Suède, en Finlande et en Allemagne, la CRIIRAD dénonce les 
dissimulations du Département de L’Energie des Etats-Unis 
2 - Elle réitère son appel à se mobiliser afin que tous les résultats d’analyse du 
réseau du CTBTO soient rendus publics. Les Etats qui s’y opposent doivent 
être identifiés. C’est par exemple le cas de la France. Chaque citoyen doit 
connaitre l’identité de ceux qui le privent d’informations fiables  
sur le niveau de radioactivité de l’air qu’il respire
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ELECTRICITE VERTE
PARIS - A l'heure où de nombreux Français souhaitent réduire le poids de l'énergie nucléaire, les offres vertes proposées par les concurrents d'EDF permettent d'ores et déjà aux particuliers de le faire, même si elles n'échappent pas aux critiques.
Selon un sondage Ifop pour France-Soir publié mardi, 83% des Français souhaitent que la France diminue de manière significative la part du nucléaire dans sa production d'électricité (actuellement de 75%), d'ici vingt ou trente ans.
Or, depuis juillet 2007 et l'ouverture à la concurrence du marché de l'électricité, il est déjà possible pour chaque particulier d'opter pour une offre d'électricité "verte", garantie sans nucléaire.
Le comparateur d'offres mis en ligne par le médiateur national de l'énergie (http://comparateur-offres.energie-info.fr) propose ainsi plusieurs contrats d'électricité 100% renouvelable. Et cela à des tarifs très proches des tarifs réglementés d'EDF (actuellement souscrits par 95% des ménages).
http://www.energie-info.fr/pratique/comparer-offres#choix  (à voir et explorer, l'UFC Que Choisir. "La seule offre verte aujourd'hui, c'est celle d'Enercoop". Coopérative créée en septembre 2006, Enercoop a choisi un modèle radicalement différent en achetant de l'électricité directement à une soixantaine de petits producteurs d'énergie renouvelable. De ce fait, l'électricité est vendue 20 à 30% plus cher que chez EDF et "il a pu arriver qu'on manque d'énergie verte et qu'on soit obligé de refuser des consommateurs", explique Patrick Behm, PDG d'Enercoop.

Enercoop compte actuellement 7.650 consommateurs en France (sur 30 millions). Et la coopérative "a doublé le nombre de nouveaux contrats" depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, affirme M. Behm.
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____________________MISE à jour de 15H30_______________________
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France 3 - 10H50
Des centaines de citoyens s'accordent avec le Conseil régional de Franche-Comté et plusieurs cantons suisses (Jura, Bâle) pour demander la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Lundi dernier, la plus vieille centrale du territoire a connu un incident de niveau 1 sur l'échelle INES qui en compte 7 à la suite d'une erreur humaine.
 
Le doyen des réacteurs nucléaires français a été construit en 1970 en bordure du grand canal d'Alsace, entre Bâle et Strasbourg, dans une zone d'activité sismique. Il a été construit selon les normes qui datent des années 1960, moins exigeantes que les normes anti-sismiques actuelles.
 
En l'an 2000, un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire indiquait que certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme. Malgré ce constat, EDF a demandé à prolonger l'exploitation de la centrale. Le 9 mars dernier, le tribunal administratif de Strasbourg a débouté les élus qui demandaient la fermeture de Fessenheim pour cause de vétusté et de dangerosité. 


LE PARISIEN -12H40
Haut-Rhin: les premiers manifestants antinucléaires arrivent à Fessenheim
Plusieurs dizaines de personnes ont commencé à converger vers Fessenheim (Haut-Rhin) dimanche midi pour un rassemblement visant à demander l'arrêt de la centrale nucléaire toute proche, la plus ancienne du parc français, selon les organisateurs.
L'essentiel des manifestants est attendu à partir de 14H00.

ROMANDIE NEWS (Suisse)
France/Fessenheim: vétusté, risques sismiques et inondations, principales inquiétudes
STRASBOURG - Les associations antinucléaires pointent du doigt trois principaux dangers concernant la centrale de Fessenheim (est), la doyenne du parc français construite en 1977: sa vétusté, sa localisation dans une zone de risques sismiques, et la proximité avec le Rhin et de possibles inondations.

L'Association trinationale de protection nucléaire (ATPN), qui rassemble des associations écologistes et des collectivités locales de France, d'Allemagne et de Suisse, demande la fermeture immédiate de la centrale et organisait un nouveau rassemblement dimanche.

Fukushima: un ouvrier hospitalisé
AFP
10/04/2011 | Mise à jour : 11:37 
Un ouvrier travaillant sur le site de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est) a dû être hospitalisé aujourd'hui à la suite d'un malaise, a annoncé l'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco). 
"Un ouvrier d'une trentaine d'années, employé d'une société sous-traitante, s'est plaint en fin de matinée de vertiges et a déclaré qu'il ne se sentait pas bien", a déclaré à l'AFP un porte-parole de Tepco, Taisuke Tomikawa. "Il était conscient mais avait besoin d'aide pour marcher. Il n'est pas blessé et on ignore encore la cause de son état", a-t-il ajouté. 
A SUIVRE...

nuage radioactif 

 Clic ! Suivi de l'actualité de la catastrophe de FUKUSHIMA en DIRECT (optimisé Firefox, Chrome, Opera)



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Clau 10/04/2011 22:34


A propos des "démantèlements de centrales", la centrale expérimentale de Brenilis n'est toujours pas entièrement démantelée. Pourtant, il s'agit, je crois, d'une minuscule centrale dont le
démantèlement devait permettre d'apprendre comment faire avec les plus grosses... Et le cout de son démantèlement est d'ores et déja 20 fois plus grand que prévu... Maintenant, la question que l'on
peut se poser: dans ces conditions, EDF n'a-t-elle pas tout intéret à ne pas grossir la liste d'attente déjà longue des centrales en attentes de démantèlement et à maintenir en fonctionnement les
vieilles centrales comme Fessenheim?


Paul Keirn 11/04/2011 14:44



Bonjour ! Et merci pour votre info, qui fait désormais partie du F-QDN N°18


Cordialement


Paul



Eric de Besancon 10/04/2011 20:54



Fermer Fessenheim c'est bien, mais il faudrait aussi penser à la centrale
de Mühleberg de nos voisins et amis Suisses.


Mühleberg est un réacteur à eau bouillante du même type que Fukushima construit au
début des années 70 avec en plus des fissures dans le manteau du coeur. Opération bien trop onéreuse pour être effectuée.


Mühleberg se trouve à 100 km à vol d'oiseau de Besancon.


Petit reportage sur Mühleberg ici, c'est édifiant !!!


http://www.tsr.ch/video/emissions/temps-present/3038997-sale-temps-pour-le-nucleaire.html#id=3038997



Paul Keirn 11/04/2011 14:43



Bonjour ! Merci pour votre information. Elle fait désormais partie du F-QDN N°18 !
A bientot


Paul 



olivier 10/04/2011 17:10



Le lien sur 1 site où vous pouvez voir les radiations en nano gray relevés sur certaines préfectures au Japon à 6 heures 24 heures 1 semaine 






La radioactivité dans l'air 






On mesure la quantité d'énergie absorbée par kilogramme de tissu ou d'organe ; l'unité est le Gray.
Le premier niveau d'alerte est fixé à 350 nGy/h.
1 nGy = 1 nano Gray = 1 milliardième de Gray


http://www.connormcarthur.net/aggnuke/







Paul Keirn 11/04/2011 14:45


Félicitations ! Belle trouvaille. Si tout le monde se mettait à rechercher les infos pertinentes on n'oserait beaucoup moins nous mentir ! Paul


olivier 10/04/2011 15:11



Entretien


Fukushima, Tchernobyl : « L'OMS répète les chiffres de l'AIEA »




Par Andrada Noaghiu | Journaliste | 06/04/2011 | 13H07



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Un ancien de l'Organisation mondiale de la santé dénonce des liens malsains avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.





Ancien président de l'association Enfants de Tchernobyl-Bélarus, aujourd'hui professeur émérite à l'université de Bâle, Michel Fernex relève, lors de l'accident de Tchernobyl comme actuellement à Fukushima : une « étrange absence » de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).


Médecin tropicaliste à l'OMS, il mène une carrière paisible nourrie d'idéaux, jusqu'à ce qu'il découvre fortuitement l'accord qui lie son institution à l'Agence internationale de l'énergie
atomique (AIEA) : en 1995, il participe à un congrès sur les conséquences de Tchernobyl, Hiroshima et Nagasaki. Les actes ne sont pas
publiés. Pourquoi ?


Son enquête commence au sein de l'OMS. Finalement, un ancien directeur général de l'agence de santé lui confiera que c'est l'AIEA qui a bloqué la publication, grâce à l'accord
WHA 12-40 qui lie les deux institutions. Un accord inacceptable d'après lui, puisque l'OMS a pour but la santé publique dans le monde, et l'AIEA le développement du nucléaire civil.


Rue89 : Comment est né l'accord entre l'OMS et l'AIEA de 1959, dit WHA 12-40 ?


Michel Fernex : En 1956, l'OMS a posé la question suivante à des généticiens :



« Quels sont les effets génétiques des radiations chez l'homme, puisque l'industrie nucléaire se développe et que des radiations vont toucher de plus en plus d'humains ? »


 



Le groupe de travail comportait un prix Nobel de génétique et d'autres grands noms. Les conclusions du rapport étaient que cette industrie va accroître le rayonnement et, de ce fait,
augmenter aussi les mutations dans la population. Et elles seront nuisibles pour l'individu et pour ses descendants.


Cet avertissement a beaucoup inquiété l'ONU, qui a créé l'Agence internationale de l'énergie atomique en 1957, soit seulement un an plus tard. L'AIEA a, selon ses statuts, comme objet principal :



« D'accélérer et d'accroitre la contribution de l'énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier. »


 



Traduction : c'est une agence de promotion du nucléaire commercial.


Les choses se sont gâtées lorsque l'AIEA a conclu avec toutes les agences subalternes des accords. L'existence de ces derniers est normale, mais l'accord avec l'OMS a des particularités.


L'une d'entre elles est d'exiger la confidentialité dans certains domaines, sans préciser lesquels. Ce qui est tout à fait contraire à la Constitution de l'OMS. Car l'opinion publique ne doit
pas subir de secret sous prétexte que le nucléaire est dangereux.


Un autre point de l'accord indique que les deux agences doivent être d'accord pour tout projet qui concerne un intérêt commun. Illustration au moment de Tchernobyl. (Ecouter le son)


 

































 


Vous voyez des ressemblances entre le comportement de l'OMS lors de la catastrophe de Tchernobyl et aujourd'hui avec Fukushima ?





Paul Keirn 10/04/2011 15:32



Tout à fait intéressant. A creuser !