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Natures Paul Keirn

Déforestation au Brésil ou pourquoi je ne mange pas de cette viande-là

24 Juin 2012 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #MIEUX CONSOMMER !

la-viande-du-Bresil-vient-de-la-deforestation.jpg

Illustration de Greepace - 
http://www.greenpeace.org/belgium/fr/actualites-blogs/actualites/amazonie-elevage-bovin/    

Le bois est la principale ressource pour cuire les aliments, un progrès alimentaire né avec la domestication du feu, estimée à - 400 000 ans. Alors le bois, on le coupe. Et il y en a tellement qu'on ne reboise pas. L'immense forêt qui couvrait la France a disparu, hormis quelques grands massifs forestiers, pour devenir un immense jardin que l'on identifie naïvement à "la nature".
Partout dans le monde des groupes humains encore cueilleurs-chasseurs s'y sont laissés prendre et se retrouve à parcourir quotidiennement des dizaines de kilomètres pour trouver un bois devenu rare. La conscience du fait qu'il faut reboiser n'est pas innée. Le cas de la forêt amazonienne déjà bien connu n'en reste pas moins humainement tragique, comme le montre cet excellent article du Monde diplomatique, sous la plume d'Agnès Stienne. Au brésil, on déboise pour faire paître le bétail destiné à l'Europe et à la Russie et malheur aux améridiens qui se trouvent sur la route des défricheurs ! En voici un extrait qui me fait dire que personnellement "je ne mangerais pas de cette viande là"...

l'aticle complet : http://blog.mondediplo.net/2012-06-21-Quand-l-industrie-de-la-viande-devore-la-planete

Extrait :

"Un des cas les plus préoccupants est celui du Brésil. Premier producteur et exportateur mondial de viande bovine et de cuir, le Brésil pèse à lui seul 30 % du marché mondial avec 2,2 millions de tonnes de viande exportées par an, principalement vers la Russie et l’Union européenne. Et Brasilia entend bien ne pas en rester là.

Quand l’industrie de la viande dévore la planète

jeudi 21 juin 2012, par Agnès Stienne

 

"Une enquête menée par Greenpeace et publiée en 2009 montre que l’élevage bovin brésilien est responsable de 80 % de la déforestation de l’Amazonie. En dix ans, ce sont dix millions d’hectares de forêts qui sont parties en fumée pour laisser brouter deux cent millions de bovins, ce qui fait du géant sud-américain un des champions (le quatrième) d’émissions de gaz à effet de serre de la planète.

 

Dans son rapport, Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêts de l’organisation non gouvernementale, peste contre l’attitude ambiguë du président de l’époque, « Lula », qui avait annoncé un plan d’action contre le changement climatique, lequel devait conduire le Brésil à réduire de 72 % le déboisement illégal d’ici 2018. « Or, ce rapport prouve clairement que 90 % de la déforestation annuelle en Amazonie est illégale tandis que des lois régularisant de facto des terres accaparées pour l’élevage ont été adoptées récemment. » Puis d’ajouter que « le gouvernement brésilien est l’un des principaux bailleurs de fonds et actionnaires du secteur de l’élevage en Amazonie, ce qui fait de lui un véritable promoteur de la déforestation amazonienne »…

 

En mai 2011, Le Monde se faisait l’écho d’un projet de réforme du code forestier approuvé par la Chambre des députés brésilienne, contre l’avis de l’actuelle présidente Dilma Rousseff, assouplissant les lois régissant la protection des forêts. Selon Jean-Pierre Langellier, « la réforme prévoit de ne plus obliger les “petits” agriculteurs à reboiser la réserve illégalement détruite » comme c’est le cas actuellement. « Plus de 90 % des propriétés rurales du pays ne respectent pas les quotas exigés par la loi ; 600 000 km2 de terres devraient être replantées et ne le sont pas. […]

Les députés hostiles à la réforme accusent les grands exploitants de s’être cachés sous la bannière des “petits” pour défendre leurs intérêts ». Néanmoins, la présidente « rejette un élément capital du texte : “l’amnistie” des déboiseurs illégaux ». En conclusion, le journaliste nous rappelle que la bataille qui se joue en Amazonie s’avère d’une extrême violence pour les paysans écologistes et les peuples indigènes : « Le jour du vote, un militant écologiste, Joao Claudio Ribeiro da Silva, et sa femme ont été assassinés. Le couple avait reçu des menaces de mort d’éleveurs et de bûcherons. Ce double meurtre rappelle, après beaucoup d’autres, que les intérêts en jeu en Amazonie peuvent pousser certains jusqu’au crime. »

Interrogé sur ce sujet par l’Agence France-Presse (AFP), José Batista, avocat de la Commission Pastorale de la Terre (CPT), qui suit les conflits agraires en Amazonie indique que « la confiance accordée par les paysans aux autorités du Pará est limitée, en raison du “degré d’impunité” qui y règne. Au cours des quarante dernières années, il y a eu plus de 800 assassinats dans le Pará, la plupart commis par des tueurs à gages. Au total, nous avons réussi à faire un procès à seulement neuf présumés responsables et abouti à en faire condamner huit : mais aujourd’hui, il n’y en a qu’un en prison » [4].

Les entreprises d’intimidation dirigées par les gros exploitants ne ciblent pas exclusivement les paysans. L’ONG Survival dénonce depuis plus de quatre décennies le massacre des indiens vivant dans la forêt brésilienne : « Des peuples entiers sont menacés de disparition. Ainsi, il ne reste plus aujourd’hui que six survivants de la tribu Akuntsu du Brésil, les autres membres de leur groupe ayant été massacrés par des éleveurs. » Et ce n’est qu’un exemple."

 

 

http://www.zero-deforestation.org

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Josiane 24/06/2012 11:40


Heureuse d'être végé!!

Paul Keirn 25/06/2012 07:03



Il y a de quoi ! Je ne partage pas mais je pense qu'il faut manger avec une certaine conscience de ce que l'on met dans son assiette.