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Natures Paul Keirn

BIO : Etude août 2011 du CREDOC sur la consommation bio des ménages - in Nature(s) Paul Keirn

12 Septembre 2011 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #MIEUX CONSOMMER !

cette-terre-que-lon-aime.jpgL'étude d'août 2011 du CREDOC (le "Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie" est un organisme français d'études et de recherche au service des acteurs de la vie économique et sociale) vient confirmer ce que les conversations de tous les jours nous indiquent : localement et quotidiennement les consommateurs expriment un mécontentement permament à l'égard des fruits et légumes des grandes surfaces, pas bons et chers. 

Nous avons extrait de l'étude du CREDOC d'août 2011 les résultats concernant les produits bio (à lire et éventuellement télécharger ci-dessous) :

credoc-logo.jpg

N° 242 • ISSN 0295-9976 • Août 2011 - http://www.credoc.fr/pdf/4p/242.pdf

Le site du CREDOC

"Acheter bio et, parfois, boycotter

Le succès du bio est une des manifestations les plus visibles des changements d’habitude à l’œuvre ces dernières années. Réservé à une minorité plutôt aisée et très engagée il y a quinze ans, le bio se diffuse désormais dans les catégories les plus modestes : 52 % des personnes disposant de moins de 900€ par mois consomment aujourd’hui des produits issus de l’agriculture biologique, contre 20 % en 1995. 60 % des jeunes achètent de temps à autre ce type de produits, ils n’étaient que 26 % il y a quinze ans.

La préoccupation pour l’environnement n’est pas la seule explication de l’essor de ces denrées, qui jouissent aussi d’une image positive pour la santé et pour le goût. L’augmentation de l’offre en rayon et la bonne identification du label AB facilitent aussi cet engouement. Mais la progression des ventes bio est d’autant plus notable que la hausse des prix des denrées alimentaires et l’augmentation du coût du logement ont renforcé, ces dernières années, les contraintes budgétaires de nos concitoyens.

Moins fréquent, mais sans doute plus révélateur de l’émergence d’un nouveau rapport à la consommation, le boycott de produits gagne petit à petit du terrain : en 2010, 33 % des Français disent avoir au moins une fois boycotté certains produits ; la proportion n’était que de 26 % en 2002

Le regain d’intérêt pour les produits fabriqués en France, enregistré dans plusieurs enquêtes récentes du CRÉDOC, conjugue quant à lui une forme de solidarité économique avec les salariés et les entreprises françaises et des considérations écologiques : acheter ce qui est fabriqué en France plutôt qu’à l’étranger limite les pressions qu’exercent les transports sur l’environnement."

Plus généralement :

"La sensibilité environnementale s’est largement diffusée dans la société française au cours des vingt dernières années. Les ménages, à travers leurs modes de vie, exercent une pression importante sur l’environnement : à travers leur consommation, leurs déchets, leurs transports, leur chauffage, etc. Et si, depuis une vingtaine d’années, la sensibilité environnementale s’est largement diffusée dans la société française, il est parfois reproché à nos concitoyens d’en rester aux bonnes intentions : ils ne traduiraient pas en actes leur désir de mieux protéger la planète.

Une recherche du CRÉDOC a permis d’identifier les changements de comportements qui se sont opérés depuis une vingtaine d’années. Si, dans certains domaines tels que le logement et le chauffage, les progrès se font attendre, l’étude met à jour des changements significatifs. Deux personnes sur trois cherchent aujourd’hui à économiser l’eau du robinet contre 52 % en 1995 ; il y a quinze ans, la motivation était surtout financière alors qu’aujourd’hui, le désir de préserver cette ressource naturelle prédomine. La place de l’automobile semble remise en question, notamment auprès des nouvelles générations : seuls 59 % des 18-25 ans disposent aujourd’hui d’une voiture contre 74 % au début des années 1980. Enfin, la consommation de produits bio touche désormais les catégories les plus modestes, alors qu’elle était réservée auparavant aux plus aisés.



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