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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 16:30
CLASH AU JT DE 13H00 SUR LES POMMES- Marie-Sophie Lacarraux ne s'en laisse pas compter !

Brunel défend les intérêts des produteurs de pesticides

Madame Sylvie BRUNEL était aujourd'hui, 25 janvier 2017, l'invitée du Journal Télévisé de France 2 à 13H00, à propos de la parution de son dernier ouvrage "Croquer la pomme", édité chez JC Lattès. 

Un livre pour se faire enfumer - A éviter

Une invitée que Marie-Sophie LACARRAUX n'aurait manifestement pas choisi d'inviter à voir sa réaction à juste titre irritée quand l'auteure de Croquer la pomme s'est lancée dans un immense et ridicule plaidoyer de la pomme, innocente victime de détracteurs inconscients

La biographie de Sylvie BRUNEL est exceptionnelle à l'image de ce que Wikipédia en rapporte
Mais nous allons voir, hélas, que le passé, si exemplaire soit-il, ne rattrape jamais les dérives du présent.

Sylvie Brunel, née le 13 juillet 1960, est géographe, économiste et écrivain. Spécialiste des questions de développement, elle a publié une vingtaine d’ouvrages consacrés à ce thème, en particulier à la famine. Elle est à ce jour professeur des universités à l'Université Paris IV-Sorbonne.
Outre une maîtrise en droit public, Sylvie Brunel est agrégée en géographie, docteur en économie et diplômée du Centre de formation des journalistes.
Elle s'est également investie pendant plus de quinze ans dans l'action humanitaire. De 1984 à 1989, Sylvie Brunel travaille pour Médecins sans frontières puis de 1989 à 2002 pour Action contre la faim (ACF) en tant que conseillère stratégique, directrice entre 1992 et 1993 et présidente de juin 2001 à mars 2002.
Elle a été élue «femme de l'année» en 1991, a fait partie d'un groupe de personnalités sur le développement de l'Afrique auprès du Secrétaire général des Nations unies de 1991 à 1996. Elle a également été membre du Haut Conseil de la coopération internationale.
De 2002 à 2007, elle est professeur à l'Université Paul Valéry de Montpellier (Montpellier III) et, de 1988 à 2007, à l'Institut d'études politiques de Paris. 
Depuis 2007, elle est professeur des universités en géographie à l'Université Paris IV-Sorbonne, où elle dirige un master professionnel consacré aux pays du Sud face au développement durable.
Elle est administratrice de la Fondation pour l'Agriculture et la Ruralité dans le monde (FARM), membre associée de l'Académie Royale de Belgique et membre de l'Académie Pégase (Ecole nationale d'Equitation de Saumur).

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Pourquoi un tel acharnement à défendre l'agriculture conventionnelle, les OGM, les pesticides ? On se le demande...mais pas longtemps

Son article "Les agriculteurs ne sont pas des pollueurs empoisonneurs" paru dans le Le Monde du 28 04 2105 soulève de nombreuses réprobations, parmi lesquelles l'article de M.Aurélien Dupouey-Delezay, professeur d’histoire et géographie est particulièrement bien étayée. Il y rappelle poliment les raisons des dérives de Mme Brunel. Et notamment les dangers des pesticides pour la santé humaine, la mort en masse des abeilles dont on se rend de mieux en mieux compte qu’elle vient largement des pesticides chimiques, l’immense souffrance animale dans les usines d’élevage modernes, la destruction massive de biodiversité, due par exemple aux remembrements, les OGM dont on ne connaît pas les effets à long terme sur les écosystèmes.

Bref, affirmer que l'agriculture conventionnelle fait pousser et commercialise des produits pourris de pesticides juste conçu pour que l'acte d'achat s'accomplisse, et ce à moindre coût au mépris de la santé des citoyens n'est pas un scoop. Tout le monde le sait aujourd'hui.

Seule l'agriculture bio produit des pommes consommables

Sylvie BRUNEL, noie le poisson avec art, en parlant de l'amour des paysans pour ses fruits

 

Mais non, mais non conteste Sylvie BRUNEL avec des arguments qui, franchement, la ridiculise : du talc, s'il fait chaud, de l'eau s'il y a du gel. Pourquoi pas un petit coup de plumeau pour chasser la mouche impudente. Quand on sait qu'il y a plus de 25 substances chimiques toxiques qui sont employées, la défense s'effondre. Mais c'est pas grave : "bio ou pas bio, elle est bonne pour la santé"...Effarant !

Les charges invraisemblables contre l'agriculture biologique seraient-elles le fruit douteux d'accointances avec le lobby agro-alimentaire. La biographie de Sylvie Brunel sur Wikipédia semble l'indiquer. Mais rien n'est moins sûr.

Sylvie BRUNEL : La « conversion » au bio – terme qui relève du registre religieux, et ce n’est pas un hasard – n’est en définitive meilleure ni pour la planète (plus de CO2 lié au désherbage mécanique, ou au transport, quand le prétendu bio, souvent industriel, arrive du bout du monde), ni pour le portefeuille – des produits plus chers en raison du coût de la main-d’œuvre et de quantités produites généralement plus faibles–, ni pour le goût, personne n’ayant pu prouver la supériorité organoleptique des aliments bio, dont les contaminations sont soigneusement tues et les normes changeant au bon vouloir d’organismes ad hoc.

Ils se conservent en outre très peu de temps, d’où un gaspillage immense. Il ne s’agit pas d’imiter les joueurs de flûte qui profèrent des oukases contre l’agriculture conventionnelle en lui opposant des exemples de réussite, toujours soigneusement choisis et rarement généralisables : le bio a sa place dans l’agriculture, ne serait-ce que parce qu’il permet à certains paysans d’être mieux rémunérés pour leur travail. Mais qu’on le généralise, et la France redeviendra une grande importatrice de nourriture – en provenance de pays non bio – au lieu de ses excédents agroalimentaires, qui atténuent le déficit de notre balance commerciale.

Accuser les paysans d’être des pollueurs et des empoisonneurs, c’est méconnaître les immenses progrès accomplis dans les campagnes. Employer la bonne dose, calculée au plus juste, au bon moment, produire plus avec moins, nos producteurs sont devenus, pour des raisons autant environnementales qu’économiques, des as de l’agriculture de précision, que n’importe quel jardinier du dimanche bafoue allègrement avec son si bon « fait maison ».

Agent d'influence, payée pour redorer le blason terni de l'agriculture conventionnelle ? On peut se poser la question...Des propos grossiers, presque insultants pour l'intelligence des français et qui rejoindront les poubelles de l'Histoire. Comme quoi, à vouloir défendre une mauvaise idée contre vents et marées est parfois lourdement contre-productif !

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Publié par Paul Keirn
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